jeudi 6 mars 2014

Faux départ

La première ministre du Québec, Pauline Marois, a connu un mauvais début de campagne électorale hier. La journée a été marquée notamment par son refus de répondre aux questions des journalistes.
 
Les journalistes ont clairement signifié leur exaspération. Les titres des textes dans les journaux de ce matin en témoignent : « Pauline Marois démarre la campagne à l’abri des questions », « Un début de campagne contrôlé », « Marois ignore les micros » et « Journée d’élections, jour de silence ».

L’entourage de Mme Marois semble contrôler l’information. C’est la même tactique qu’utilise le premier ministre du Canada, Stephen Harper, avec les journalistes. Il ne répond que très rarement aux questions.

Je crois que les politiciens doivent répondre aux questions des journalistes puisque ces derniers informent la population. Les décideurs publics ont des comptes à rendre aux électeurs. Ceux-ci doivent pouvoir faire un choix éclairé. Dans ce cas-ci, les journalistes agissent un peu comme des agents de relations publiques puisqu’ils relaient l’information sans pouvoir poser de questions. Ce n’est pas leur rôle. Si Pauline Marois ne change pas de stratégie, les journalistes n’ont qu’une chose à faire : refuser de couvrir sa campagne.

Sources :

Bélair-Cirino, Marco. 2014. « Pauline Marois démarre la campagne à l’abri des questions ». Le Devoir, p.A2

Corbeil, Michel. « Marois ignore les micros ». Le Soleil, p.3

Journet, Paul. 2014. « PQ : Un début de campagne contrôlé ». La Presse, p. A2

Lajoie, Geneviève. 2014. « Jour d’élections, jour de silence ». Le Journal de Québec, p.5

2 commentaires:

Vanessa Guy a dit…

Il ne faut pas oublier aussi que la communication est l'une des bases de la démocratie. Malheureusement, certains chefs semblent l'oublier... Il faudra suivre la campagne du début jusqu'à la fin pour voir les résultats de cette stratégie et pour être en mesure de constater si les partis changeront leur façon de faire au cours des semaines.

Anne-julie Têtu a dit…

Triste journée pour le Québec. En agissant ainsi Pauline Marois nous prouve qu'elle a des choses à cacher ou qu'elle craint certaines questions ou bien évidemment les deux! Le pire dans tout cela c'est que la plupart des citoyens ne seront me pas fâchés de cette situation... Ils se souviendront seulement des fois où elle répondra aux questions. Il faut absolument que les journalistes réagissent de manière plus agressive dans des situations comme celle-là. Ils doivent dénoncer plus haut et plus fort cet acte non démocratique. Il ne faut dans aucun cas que les politiciens du Québec commencent ce mutisme si irrespectueux envers les électeurs comme monsieur Harper le fait depuis maintenant 10 ans. Espérons que ce sera la dernière fois que Madame Marois agira de la sorte envers son public.