jeudi 6 mars 2014

Mettons-nous trop de pression sur nos athlètes ?

Le week-end dernier, je me suis installée sur mon sofa et j’ai décidé de regarder la populaire émission «Tout le monde en parle» où plusieurs Olympiens étaient présents. C’est au moment où l’entrevue a débuté avec eux que j’ai réalisé la pression que la société mettait sur ces sportifs lors de cette compétition qui revient une fois tous les quatre ans.

Tous les yeux et les oreilles sont rivés sur leur performance présentée sur de nombreuses chaines télévisuelles et radiophoniques, leur famille et leurs amis sont au bout de leur siège lorsqu’ils les voient performer, mais nous oublions parfois que ce n’est pas seulement leurs proches qui sont ainsi, mais la nation auquel ils appartiennent aussi. Malgré le fait que ces sportifs soient continuellement en compétition, les Jeux olympiques sont différents des autres compétitions auxquelles ils participent en raison de l’attention que le monde entier lui porte.

Cette pression que nous faisons subir à nos athlètes nous fait vivre de grandes émotions, tant de merveilleuses que des plus décevantes. Nous n’avons qu’à penser à Marianne St-Gelais qui n’a pas réussi à se qualifier, son copain Charles qui n’a obtenu deux médailles alors qu’on l’imaginait avec plusieurs au cou, Alex Harvey qui a connu des problèmes de fartage et qui n’a pas performé à la hauteur de son talent et Marie-Michèle Gagnon qui a été victime d’une chute lors de sa course. Ce sont tous des exemples d’athlètes qui avaient énormément de pression avant même que les Jeux commencent en raison des performances qu’ils avaient réussies à avoir dans les mois et les années précédant cette grande fête du sport. Toutefois, il est important de mentionner qu’il y a aussi de belles histoires qui ressortent de cet événement plus que médiatisé, comme la médaille d’argent de Dominique Maltais, les performances remarquables des skieurs acrobatiques (les sœurs Dufour-Lapointe, Alexandre Bilodeau et Mikael Kingsbury) et les médailles d’or des joueurs et des joueuses de curling.

Est-ce que nos sportifs seraient encore meilleurs si nous leur mettions moins de pression sur les épaules pour qu’ils atteignent le podium ? Qui sommes-nous pour mettre autant de pression sur des athlètes que nous prenons le temps de regarder qu’une seule fois tous les quatre ans pendant qu’eux sacrifient leur vie pour leur sport ? Ceci fait partie des nombreuses questions que je me pose et auquel je n’ai toujours pas réussi à trouver de réponse…


Source : Radio-Canada. 2014. En ligne. olympiques.radio-canada.ca. Consulté le 4 mars 2014.

2 commentaires:

Roxanne Martin a dit…

Je suis d'accord avec toi Vanessa. Je crois en effet que l'on met beaucoup trop de pression sur nos athlètes canadiens. J'avais entendu, avant le début des Jeux olympiques, Marcel Aubut affirmer que les athlètes olympiques livreraient une meilleure performance que celle qu'ils avaient offerte à Vancouver. Pourtant, ils avaient récolté 14 médailles d'or. Donc, déjà, avant le début, la pression mise sur eux était plus que grande.

Certains de nos athlètes n'ont pas connu le succès qu'ils attendaient, comme c'est le cas pour les frères Hamelin. Les malchances et les chutes sont très fréquentes dans ce sport, cela peu arriver à tout le monde. Il est évident qu'ils étaient déçus de leur performance, mais je crois qu'une part d'eux était également inquiète de semer la déception chez leurs « partisans ». Je crois que nous accordons trop d'importance aux médailles. Nous devrions considérer le fait que participer aux Olympiques représente un exploit, avec ou sans médaille.

Étienne Roy a dit…

Je suis pas mal d’accord avec toi sur la pression que l’on met sur les athlètes. Déjà avant les Olympiques, Marcel Aubut avait déclaré que l’on pouvait se permettre de viser 30 médailles, ce qu’il a surement oublié, c’est que nous ne sommes pas le seul pays aux Jeux Olympiques ! Je crois que la pression fait partie du sport, mais je suis d’accord que les athlètes s’en mettent déjà beaucoup eux-mêmes sur les épaules. Aux Jeux Olympiques, il y a tellement d’éléments qui peuvent jouer en ligne de compte, par exemple comme tu l’a si bien mentionné dans le cas d’Alex Harvey, je ne crois pas que ce soit une question de manque de talent ou d’effort, mais de circonstance avec les problèmes de fartage et pourquoi ne pas également donner crédit aux autres et ne pas simplement rabaisser l’athlète canadien. J’ai lu un commentaire sur le site de RDS, après la victoire du skieur Éric Guay sur le circuit de la coupe du monde, il y a environ une semaine, où la personne a écrit : «Deux semaines trop tard». Commentaire assez inutile ! Je crois que nous fixons les attentes assez hautes envers les athlètes canadiens, par leurs résultats dans leurs compétitions sur la coupe du monde, mais je crois aussi que les médias entraînent la population, avec leur pronostic de médailles, les gens se fient à eux et si l’athlète ne termine pas sur le podium, c’est une déception.