mercredi 26 mars 2014

Aubergiste, à boire!


L’automne dernier, la microbrasserie Le Corsaire a créé tout un tollé lors qu’elle a dévoilé les noms de ses deux nouvelles bières, « La ptite pute » et « la blonde facile ». Bien évidemment, je trouve que ces noms de boisson sont inappropriés et qu’ils renvoient une image douteuse de l’établissement, mais je ne pense pas que cet événement a bel et bien mérité une indignation populaire d’une telle ampleur.

Certainement, Le Corsaire a trouvé une manière de faire parler de lui qui n’est pas très subtile, mais ces noms colorés ressemblent étrangement aux noms et à l’image des bières de la microbrasserie l’Archibald, un concurrent direct. La «Tite Kriss », la « Matante » ou encore la « Ciboire » sont toutes des bières à l’effigie de femmes aux allures de pin up vendues à l’Archibald, mais leurs noms ni leurs images n’ont jamais créé le moindre remous auprès du grand public.

D’ailleurs, pour ce qui est de l’image de la femme-objet et de l’hyper sexualisation, beaucoup de bars et de clubs n’ont rien à envier au Corsaire, bien au contraire. L’exemple le plus flagrant ? On se souviendra du Liquor Store qui offrait à ses clientes, comme prix d’un concours quelconque, un chèque cadeau en chirurgie esthétique pour que les femmes se paient de nouveaux seins. Et c’est sans parler de l’image sulfureuse de la femme que projettent bon nombre de clubs, que les filles fréquentent en abordant des looks à la limite de la décence. Le scandale du Corsaire, c’est une tempête dans un verre… de bière !

1 commentaire:

Jean-François Chalifour a dit…

Bien que je sois d’accord avec toi qu’il ne valait pas la peine de parler autant de quelques bières dont les noms sont mal choisis, je crois tout de même qu’il était approprié d’en parler dans les médias. Si on se fie aux réactions de la population, il semble évident qu’on ne sait pas encore vraiment ce que notre société considère comme acceptable de dire. Les médias permettent de discuter de choses comme cela, c’est donc leur responsabilité de rapporter les faits et de documenter la situation. Il est important de se servir de la tribune que sont les médias pour déterminer ce que nous, en tant que société, trouvons acceptable ou pas. Cependant, je tiens à répéter que, selon moi, l’importance accordée à cette histoire était exagérée.