dimanche 16 mars 2014

Une maman décédée donne naissance à son enfant



Au mois de février dernier une Canadienne victime d’une hémorragie cérébrale est décédée, mais a été tenue en vie durant six semaines afin qu’elle puisse mettre au monde son enfant au bout de la 28e semaine de sa grossesse. Par la suite, les médecins l’ont débranchée.

Au travers de cette situation peu commune, j’ai tout de suite décelé un problème éthique. Quand on ma parlé de cette histoire, ma première réaction a été la surprise. En effet, j’étais stupéfaite qu’on garde en vie une personne décédée pour qu’elle donne naissance. Après, j’ai réfléchi et effectivement je pense que dans cette situation il faut penser à la survie du bébé, à son bien et ne pas penser qu’on maintient une personne en vie sachant pertinemment qu’il n’y a aucun espoir de survie pour elle.

Cependant, certaines personnes pourraient ne pas comprendre l’acte des médecins. En effet, dans l’article du journal il n’est pas spécifié si la volonté de la femme de monsieur Benson était qu’on l’a maintienne en vie. On peut alors se demander si les médecins sont allés contre la volonté de leur patiente en agissant de la sorte.

Aussi, afin qu’il puisse élever son enfant convenablement, monsieur Benson, a pris la décision d’arrêter son travail et a fait un appel au don afin que l'argent des donateurs l'aide à commencer sa nouvelle vie en tant que père monoparental. Plusieurs réactions, positives ou négatives, se sont présentées à propos de sa demande. Que pensez-vous du fait qu’il est fait un appel au don pour sa situation ?

Selon moi, son appel au don est tout à fait justifié et je suis d’accord avec ceux qui disent que personne n’a obligé les donateurs à donner, donc le don est purement fait sur une base volontaire. Je ne vois donc aucune raison sur le fait que l’appel au don de monsieur Benson est pour certaines personnes injustifié. Si les personnes veulent aider un père devenu monoparental et veuf subitement , je trouve que c’est un bel acte de soutien.



20minutes. 2014. En ligne. URL: http://www.20minutes.fr/societe/1296286-20140211-canada-feme-morte-cliniquement-depuis-decembre-accouche-cesarienne-samed. Consulté le 16 mars 2014.

2 commentaires:

Stephanie Bureau a dit…

Évidemment, la situation de M. Benson est très particulière. Un passage de ton article m’a particulièrement accroché lors de ma première lecture : « Aussi, afin qu’il puisse élever son enfant convenablement, monsieur Benson, a pris la décision d’arrêter son travail et a fait un appel au don afin que l'argent des donateurs l'aide à commencer sa nouvelle vie en tant que père monoparental. ». Inconsciemment, j’ai aussitôt considéré l’envers de la médaille : la situation aurait-elle pu être la même pour une mère monoparentale? À dire vrai, je ne crois pas. Une mère qui élève son enfant seule, dans une société maintenant aussi loin des valeurs religieuses, est un phénomène sociétal de plus en plus présent.

Le contexte de M. Benson est différent en ce sens qu’il a dû vivre un deuil, en parallèle avec l’arrivée de ce nouveau petit membre dans la famille. Pourtant, toutes les minutes, au moins une femme meurt des complications d’un accouchement, soit 529 000 décès par année dans le monde. Est-ce que tous ces hommes demandent à être financés pour la cause? Je ne crois pas. Selon moi, il existe assez de moyens s’arrimant au contexte particulier de M. Benson pour qu’il ne fasse aucune demande monétaire à qui que ce soit. Je ne peux pourtant pas m’empêcher de penser que personne n’a été forcé à offrir leur argent à une cause qui, au contraire, les touchait probablement. Qu’à cela ne tienne, c’est une situation pour laquelle j’investirais volontiers en temps, mais non pas en argent.

Source : http://www.who.int/features/qa/12/fr/

Stéphanie Lou Desîlets a dit…

Je dois avouer ne pas tout à fait être à l'aise avec cette situation. D'abord parce qu'il y a quelque chose de dérangeant selon moi à poursuivre la croissance d'un bébé dans un corps mort. De plus, dans le cas ou la femme en question ne souhaitait pas être maintenu artificiellement, il en va d'un devoir éthique de respecter sa dignité et sa volonté. Il y a donc beaucoup trop de bémols à mon avis pour que je présume fantastique et miraculeuse cette naissance, je la conçois plutôt comme très alarmante quand au pouvoir de la médecine.