mardi 18 mars 2014

Tweeter sa maladie



«Il y a sept ans, Lisa Boncheck Adams, 37 ans, a appris qu’elle avait un cancer du sein. Depuis que sa mammographie, qui a révélé le pire, cette maman du Connecticut commente publiquement sa vie au quotidien avec le cancer notamment sur Twitter et sur son blogue. Elle commente beaucoup, énormément. Souvent, plus d’une fois par heure. À ce jour, elle a publié plus de 165 000 «tweets» (Allard, 2014)».
La décision personnelle que cette femme a prise a été très critiquée par les médias. Une journaliste de The Guardian et un journaliste du New York Times, entre autres, ont questionné sa manière de présenter sa maladie comme étant une télé-réalité. De plus, ils ont jugé ses priorités de vie puisque son omniprésence sur les médias sociaux est étrange pour eux dans le contexte où cette femme est très malade.
Pour ma part, je crois que la décision de publier quoi que ce soit sur internet relève d’abord d’un choix personnel qui ne doit pas être jugé tant qu’il respecte les autres et leur liberté. Cette femme vit sa maladie de la manière la plus naturelle pour elle et les gens doivent prendre la décision ou non de la suivre sur les médias sociaux. Elle soulage peut-être d’autres femmes atteintes du cancer et c’est peut-être une forme de thérapie pour elle de partager son expérience. Ainsi, je ne vois personnellement pas l’intérêt de la juger et de rapporter cette histoire dans le Times. Qu’en pensez-vous ? Lisa Bocheck a-t-elle fait une mauvaise utilisation des médias sociaux en publiant son histoire ?

Sophie Allard. 2014. Quand tweeter sa maladie fait controverse. La presse. [En ligne] http://blogues.lapresse.ca/sante/page/4/ (Consulté le 18 mars 2014).

2 commentaires:

Keyssia Lehouillier a dit…

À mon avis, nous devons faire attention à ce que nous choisissons de publier. Internet est désormais le réseau qui rejoint le plus d'individus à la fois. Sa portée a pris beaucoup d'ampleur, tout comme les nombreux réseaux sociaux désormais accessibles. Choisir de prendre position sur un sujet quelconque peut avoir certaines répercussions et je crois qu'il est primordial d'en être conscient avant de partager certaines informations.

Évidemment, choisir de parler de sa maladie, comme l'a fait la femme, est un choix personnel qui respect les droits d'autrui. Toutefois, je me demande s'il s'agit d'un sujet pertinent pour le reste de la société. Personnellement, je ne serais pas porter à vouloir divulguer toutes sortes d'informations concernant ma vie personnelle. Twitter est un réseau social utiliser partout à travers le monde et ce qui est publié peut être rapidement vu par un très grand nombre d'utilisateur. Je me dis que, pour cette dame, partager ses émotions et les étapes de sa maladie doivent l'aider à traverser cette dure épreuve. Malgré les commentaires contrariants qu'elle prend le risque de recevoir par ce genre de publications, il est possible qu'elle en retire certains aspects positifs. Des gens doivent lui envoyer toutes sortes d'encouragements, de la motivation et de l'espoir.

Bref, je ne crois pas qu'il s'agisse d'une publication malsaine, tant que ça reste, pour cette dame, un moyen qui l'aide à persévérer et à continuer de se battre contre sa maladie. De plus en plus de gens sont atteints par de graves maladies, donc il est certain que plusieurs vont développer de nouveaux moyens pour tenter de passer à travers. Je crois cependant que certains aspects devraient être omis pour éviter d'effrayer les gens ou de ramener dans le passé certains individus qui ont déjà combattu la maladie.

Nath Noel a dit…

Je suis en accord avec le fait que de publier ce que l'on désire sur les réseaux sociaux relève d'un choix personnel et assumé.

Toutefois, je crois que tout n'est pas bon à dire sur les réseaux sociaux. Qu'il s'agisse de maladies ou de trucs personnels, je crois qu'il faut faire une sélection sur ce que l'on décide de publier au grand public.

Parfois, les répercussions peuvent être grandes et pas toujours de façon positive. En ce qui concerne le cas de Lisa, c'est effectivement son propre choix et cela peut être une thérapie pour des victimes de la même maladie.

À mon avis, elle n'a rien fait de mal en publiant ses choses personnelles, toutefois en ce qui me concerne, je n'opterais pas pour cet option et pour cause personnelle.