mardi 25 mars 2014

Sommes-nous encore capables de faire qu’une seule action à la fois?


J’ai réalisé depuis quelque temps qu’avec l’arrivée des médias sociaux et des téléphones intelligents, il est de plus en plus difficile de faire qu’une seule action à la fois. Plusieurs d’entre nous regardent la télévision avec notre portable sur les genoux, prêt à réagir sur Twitter et sur Facebook à ce que l’on voit. L’industrie culturelle nous influence même à agir ainsi puisque pratiquement toutes les émissions proposent leur propre hashtag ou leur page Facebook afin que l’auditoire interagisse avec les acteurs et les animateurs présents dans leur écran.

Tel que lu sur le site du Figaro, «ce mode participatif et l'utilisation du second écran s'amplifient et infusent tous les genres de programmes», constate Amandine Cassi, la directrice du pôle études internationales chez Médiamétrie. La preuve, même les documentaires historiques s'y mettent. »[1]

Lorsque je lis une réaction pareille, une seule pensée me vient en tête : où la limite sera-t-elle ? À force d’être sur stimuler, nous voudrons toujours avoir plus de réactions et nous voudrons de plus en plus être actif lors d’activité qui avait pour but initial de nous divertir et de nous changer les idées. Est-ce que toutes ces nouvelles plates-formes contribueront à ce que nous soyons plus capables de prendre du temps pour nous ? J’ai bien peur que oui et ce phénomène n’implique pas seulement les jeunes puisque mon grand-père m’a demandé, il n’y a pas plus de deux mois, de lui ouvrir un compte Facebook et Twitter puisqu’il voulait voir les réactions des gens qui regardaient les mêmes émissions que lui …



3 commentaires:

Ann-Sophie Archer a dit…

Je crois en effet qu'il est parfois dur de tracer la ligne afin de limiter nos interventions virtuelles. En effet le monde des communication nous encourage à nous exprimer et à intervenir par différents moyens et sur différents sujets. Mais il est primordial selon moi de savoir que ces différents canaux pour nous exprimer sont des outils et qu'il est sans cesse à notre portée de nous accorder une liberté autre. Celle de se détacher parfois de toute intervention même si nous demeurons très fort dans nos opinions et en ce que nous croyons. Avoir une opinion n'implique pas sans arrêt de la porter sur tous les outils disponibles. Quelques fois cette forme de galvaudage fait perdre à la fois de la crédibilité et un espace de liberté.Une opinion diluée et trafiquée peut au final perdre beaucoup de sens au profit de la modernité. Quant à l'espace de liberté il est important de sans cesse le recréer et de faire un usage habile et avisé de tous les technologies disponibles qui constituent des apports importants au monde des communications.

Malory Lepage a dit…

Je crois qu'il est important de se fixer des limites. Toute cette activité virtuelle bouillante nous amène trop souvent à pendre au bout de notre téléphone intelligent. Aussitôt que nous sommes dans une file d'attente, la majorité d'entre nous allons tuer le temps sur les réseaux sociaux. Tuer le temps, c'est vraiment le mot: combien de fois m'est-il arrivé de me dire que j'allais simplement passer cinq minutes sur Facebook pendant que je faisais mes devoirs, pour finalement perdre une heure entière ! C'est ça, je crois, le problème de ce «multi-tasking»: trop souvent, on manque le moment présent pour s'évader dans un espace virtuel (et non réel, comme on peut l'oublier parfois). Au bout du compte, on fait tout en même temps, mais rien à la fois, et on oublie de prendre du temps «pour soi».

Jul Taz a dit…

Je me rappelle en 5e secondaire, il y a 5 ou 6 ans, mon père m’avait acheté un cellulaire, j’étais le seul de ma classe en avoir un. Vous ne me croirez peut-être pas, mais on riait de moi avec mon téléphone mobile, on me demandait à quoi ça pouvait bien me servir et j’ai rapidement cessé de l’apporter à l’école. Quelques années plus tard, tout le monde en avait un et aujourd’hui je vous mets au défi de trouver un élève de cinquième secondaire qui n’en a pas. En effet, le nombre d’abonnements à la téléphonie mobile à augmenter de 600 % en 12 ans passant de 1 milliard en l’an 2000 à plus de 6 milliards en 2012. C’est ce qu’on appelle créer un besoin! (Inconnu, 2012 : En ligne)