mercredi 12 mars 2014

Ritalin


En classe, nous avons abordé le sujet du Ritalin à la suite de l’exposé sur le Ghostwriting. J’ai appris que les chercheurs n’ont jamais réussi à prouver l’efficacité de ce médicament et je n’ai pas été surprise de ce constat.

 J’ai un neveu de 18 ans qui prend du Ritalin depuis l’âge de cinq ans environ. En fait, il a commencé à prendre du Ritalin quand il a commencé l’école. Les enseignants le trouvaient trop turbulent et ils disaient qu’il avait un déficit d’attention. Ma sœur a décidé de consulter le médecin. Après une consultation, il a prescrit du Ritalin à son fils. Mon neveu était tellement habitué de consommer ce médicament, quand on lui demandait de se calmer, il répondait qu’il ne pouvait pas, car il n’avait pas encore pris son médicament. Pourtant, je crois sincèrement qu’il était capable de se calmer sans ce médicament et il me l’a déjà prouvé à plusieurs reprises. Son médicament avait plus un effet psychologique sur lui qu’un vrai effet. Il devenait calme presque aussitôt qu’il prenait son Ritalin. 

Mon diagnostic à moi : mon neveu était un enfant turbulent qui avait besoin de faire du sport et qui avait besoin d’encadrement et beaucoup d’attention, en fait il était un enfant tout à fait normal. Mes frères, ma sœur et moi quand nous étions turbulents ma mère nous envoyaient jouer dehors où elle nous occupait avec diverses activités qui convenaient à la personnalité de chacun. Un enfant a beaucoup d'énergie et il a besoin de la dépenser. On pouvait être turbulent, mais on était des enfants, c’est tout.  Et qu’en pensez-vous? Quelle est votre opinion sur ce médicament?

4 commentaires:

GabMR23 a dit…

J'ai travaillé pendant 7 ans des des terrains de jeux. Je devais m'occuper de groupes de 32 petits garçons, dont souvent, près de la moitié étaient sous médication pour troubles d'attention ou d'hyper-activité. Le nombre me surprenait toujours, et j'avais tendance à penser que plusieurs d'entre eux n'en avait pas besoin. Pour une jeune adolescente, c'était tout un défi que d'arriver à les garder sous contrôle. Je planifiais donc mes journées en fonction : sport, sport, sport, sport! Je les faisais bouger le plus possible et cette méthode m'a grandement aidée.

C'était mon travail de m'assurer que ces jeunes passent un bel été. Lorsqu'un d'entre eux semblait un peu maussade, je m'empressais d'aller vers lui pour l'aider à régler le problème. Durant ces 7 ans, j'ai à plusieurs reprises constaté des changements de comportements drastiques chez mes jeunes qui me poussaient à me questionner. Plus souvent qu'autrement, je me rendais compte que le seul problème, c'était que ce matin là, mon jeune n'avait pas pris sa médication. Les effets de cet oubli étaient impressionnants : perte d'appétit, manque de motivation et d'intérêt, émotions à fleur de peau, colères, crises, turbulence, violence... Des jeunes complètement adorables devenaient de vrais monstres sans que je puisse expliquer ce soudain changement. Avec le temps, je savais exactement quel question leur poser : « As-tu pris ton médicament ce matin? » Plus souvent qu'autrement, la réponse était non.

Je trouve donc COMPLÈTEMENT ILLUSOIRE de penser que la médication est dans tous les cas inutile et que ses effets ne sont que psychologiques. Mon expérience terrain m'a CONFIRMÉE À PLUSIEURS REPRISES que certains jeunes avaient bel et bien besoin de médication pour fonctionner correctement dans un groupe. Il est également faux de penser que les jeunes deviennent des zombis en prenant du Ritalin ou Concerta. La prise de ces médicaments leur permettent simplement de calmer leurs pulsions et de réfléchir avant de poser des gestes regrettables. J'ai vécu des situations très intenses en lien avec cette problématique pendant ces 7 années et je peux vous assurer que la médication peut faire des miracles pour bon nombre de jeunes à problèmes.

Cependant, ces jeunes ne représentent qu'une infime partie des consommateurs de médicaments contre l'hyper-activité ou les troubles d'attention. Sur mes 14 jeunes sous médications, je dirais qu'une dizaine d'entre eux avaient probablement étés diagnostiqués trop rapidement. J'aurais probablement pris du Ritalin si j'étais nées 10 ans plus tard. Je fini toutefois mon BAC cette année sans avoir avalé un seul comprimé et je pense que les méthodes alternatives que mes parents et professeurs ont utilisées lors de mon parcours scolaire pourrait aussi fonctionner sur plusieurs jeunes turbulents. Ce diagnostic est devenu une espèce de mode et les parents et professeurs se tournent vers cette solution trop rapidement à mon goût. Bref, je suis 100% pour son utilisation dans les cas opportuns, mais je pense que les médecins devraient être plus vigilants et ne l'utiliser qu'en dernier recours.

Maude Turcotte Lachance a dit…

Si on s’en tient aux recherches scientifiques, le Ritalin serait l’un des meilleurs médicaments sur le marché afin de traiter le TDA-H. Personnellement, je suis d’avis que, pour certains, le Ritalin est une nécessité vitale afin de contrôler les troubles de comportement. Par contre, ce qui me pose problème à affirmer que je suis pour l’utilisation du Ritalin, c’est son augmentation de consommation. En effet, la consommation des médicaments appartenant à la famille du Ritalin a atteint un record au Québec en 2008. Désormais, il existe même un marché noir dans la cour d’école pour ce petit bijou et c’est ce qui me dérange un peu dans l’utilisation de ce médicament. Plusieurs étudiants n’hésitent pas à prendre des comprimés de Ritalin afin d’augmenter leurs résultats scolaires. Toutefois, je me permets d’évoquer une nuance, est-ce que le problème c’est l’existence du Ritalin ou bien la raison qui pousse les étudiants à en prendre sur le marché noir ? Dans l’optique où le Ritalin est de plus en plus utilisé pour de mauvaises raisons, je ne crois pas que ce médicament soit réellement bénéfique pour l’humain. Par contre, que fait-on de ceux qui en ont réellement besoin ? Est-ce qu’on peut aller jusqu’à dire qu’ils pourraient s’en passer ?

Marie-Pier Catellier Savard a dit…

Avant la présentation sur le Ghostwriting le sujet ne m’était pas du tout familier. Si l’on prend le Ritalin en exemple, je crois que son utilisation doit être nécessaire dans certains cas. Je suis tout à fait d’accord que l’augmentation de son utilisation est alarmante. Dans des cas particuliers, cela aide sans aucun doute à contrôler le niveau d’activité d’un enfant. Pour ma part, je voulais intervenir sur le phénomène du Ghostwriting et d’un tout autre médicament.
L’annonce sur les anovulants, Yaz et Yasmine m’a vraiment fait réfléchir. Depuis, plusieurs années je prenais Yaz et j’avais de très grosses migraines qui m’ont même empêché de me rendre à un examen lors de la session dernière. Après plusieurs tests sanguins et une résonnance magnétique, les médecins n’ont rien trouvé. J’ai décidé par moi même d’arrêter l’utilisation de ma pilule contraceptive. Depuis, mes migraines ont disparu! Mon médecin de famille, même après mes interrogations sur le sujet et les nouvelles concernant l’utilisation de ce médicament, n’en voyait rien d’alarmant. Je me demande donc si nos médecins sont si renseignés que l’on croit. Je me suis donc remise en question sur les informations et les endroits que mon médecin utilise pour se renseigner. Dans plusieurs cas, «pour que le charme opère, plusieurs essais cliniques sont biaisés et taisent les résultats défavorables aux médicaments. Parfois, les effets secondaires ne sont étudiés et découverts qu'après la mise en marché du produit» (Protégez-vous, 2010 : En ligne).

Je me suis aussi remise en doute sur le marketing pharmaceutique. Les médecins reçoivent-ils une ristourne s’ils nous donnent des échantillons ou s’ils prescrivent le médicament?

Ce lien montre les effets de la pilule contraceptive Yaz et Yasmine : http://www.protegez-vous.ca/les-nouvelles/2010-03/pilule-contraceptive.html

Bibliographie :
Protégez-vous, 2010. « Marketing Pharmaceutique» [En ligne] URL : http://www.protegez-vous.ca/sante-et-alimentation/dossier-medicaments.html. Consulté le 19 mars 2014.

Marine Bourgoin a dit…

Je pense que le cas du Ritalin est spécial. De plus en plus, la société retire les cours de sport et demande au élèves d'être calme en classe. Je pense que l'on ne peut pas demander à un enfant de ne pas bouger pendant 7heures. Ils doivent dépenser leur énergie.

Il me semble aussi avoir lu une étude qui disait que les garçons étaient plus enclin à consommer se médicament. Les petits garçons éprouvent souvent un besoin de bouger plus. Je crois que tout passe par le sport.

De plus, je me souviens qu'en Corée, la compétition entre les enfants est tellement grande que les mères enseignent à leurs enfants à avoir des comportements TDA-H. Elles pouvaient donc obtenir de la médication et la donnée à leurs enfants afin qu'ils soient plus concentrés en classe et qu'ils soient plus performant.

Pour moi, c'est quelque chose d'horrible, car nous ne sommes pas encore au courant de tous les effets secondaires que pourrait avoir ce médicament, surtout lorsqu'il est utilisé sur des personnes qui fonctionne à la base normalement sans le médicament.