mercredi 19 mars 2014

Pour des sportifs «loadés» comme des F-18


Le monde du sport a essuyé plusieurs scandales concernant la consommation de produits dopants au cours des dernières années. Les Alex Rodriguez et Lance Armstrong, pour ne citer que ceux-là, sont dès lors passés de héros à zéro. Or, bien que plusieurs ressentent un profond cynisme à l’égard des sportifs depuis, je dois admettre que cesdites «tricheries» ne me rendent en aucun cas perplexe. Je crois en revanche que le spectacle doit prévaloir avant l’éthique. Je m’explique.

Dans l’univers médiatique dans lequel on vit, les athlètes professionnels sont perçus comme des modèles. Aux États-Unis, cette réalité est portée à son paroxysme. En effet, les Américains voient leurs sportifs comme de véritables demi-dieux. Pensons aux Peyton Manning et Tom Brady qui incarnent l’idéal de la réussite. Je doute que leur façade de citoyen parfait concorde avec leur personnalité réelle. Ainsi, il n’est guère surprenant que les frasques conjugales de Tiger Wood aient suscité une telle controverse dans la sphère médiatique américaine. C’est comme si ses nombreux exploits du passé soulevaient un paradoxe avec la nature de ses viles actions. En y repensant bien, Tiger n’est qu’un joueur de golf. Sans vouloir banaliser son immense talent, la seule chose qu’il ait pu démontrer à ses fans, c’est son splendide élan. Le reste ne relève que de l’imagination collective.

Ainsi, j’estime que, rendu à un niveau professionnel, le sport doit être marchandé comme un spectacle. C’est une question d’offre et de demande au même titre qu’une prestation de Black Sabbath au Colisée Pepsi. Remettrait-on en question la consommation de drogues de ces derniers lorsqu’ils performent ? Après tout, cela peut améliorer leurs talents musicaux.

Certes, si la consommation de produits dopants comporte des risques irrémédiables sur le corps humain, elle se révèle néanmoins une initiative personnelle. Celui qui s’injecte une substance dans les veines doit en assumer les dangers. Ce n’est pas à une instance quelconque de le chapitrer. Au demeurant, cessons donc de restreindre les athlètes professionnels à de telles contraintes. Qu’ils sautent 10m de haut ! Qu’ils courent le 100m en moins de 9.5 secondes ! Que le spectacle soit époustouflant !

2 commentaires:

Sébastien Desrosiers a dit…

Je comprends l'attrait du spectacle, et du point de vue d'un amateur, je veux certainement être diverti, mais j'aimerais que la compétition continue de déterminer qui a les meilleures aptitudes physiques et non qui a la meilleure équipe médicale. Si on laisse les athlètes se dopper, il y a de sérieux risques que les médecins les recrutent à la manière des agences sportives.

Et puis il semble que vous passiez rapidement sur le message qu'on envoie aux jeunes. Inévitablement, les athlètes universitaires voudront se dopper pour être repêchés au niveau professionnel. Les athlètes au niveau "high school" voudront se dopper pour décrocher des bourses d'études. Ainsi de suite.

Le dopage est antisportif et le légaliser n'est certainement pas la solution.

Blogger a dit…

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