samedi 15 mars 2014

Pop Corn Time, le nouveau Napster !


Dernièrement, j’ai lu un article concernant le site «Pop Corn Time». Il s’agit d’un nouveau logiciel de partage de films qui utilise le Bit Torrent afin de transférer les fichiers entre les utilisateurs. En fait, il s’agit du même principe que Napster utilisait autrefois. Cependant, l’interface est très bien conçue et ressemble beaucoup à Netflix par exemple. Il est possible de choisir la langue du film, d’avoir des sous-titres ou de connaître les films les plus populaires du moment. De plus, lorsque nous terminons un film, toutes les données sont automatiquement effacées pour ne pas laisser de trace sur son ordinateur. Par contre, il s’agit tout de même d’une violation des droits d’auteur.

Sur le plan éthique, voler ce qui appartient à autrui est considéré comme étant mal. Il est donc intéressant de se questionner par rapport au téléchargement illégal sur Internet. Le lancement de Napster en 1999 puis de KaZaA en 2001, des logiciels utilisant la technologie pair-à-pair (peer to peer), a permis de créer une très grande popularité envers la musique numérique. Suite à l’échec de Napster à cause de procédures judiciaires, le pair-à-pair s’est tourné vers une décentralisation des systèmes afin de ne pas être associé à quelques serveurs pouvant être exposés à la censure. En d’autres mots, cela fit en sorte que tous les ordinateurs des utilisateurs jouent à la fois le rôle de client, mais également celui du serveur. Cela fait donc en sorte de pouvoir partager différents contenus qui sont davantage disponibles selon leur popularité. C’est justement cet intérêt de la part du public qui a amené les grandes industries du disque à envisager la distribution de musiques en ligne. Selon vous, devrons-nous tolérer les partages des fichiers ? Il ne faut pas oublier que derrière un film ou une chanson, il y a beaucoup de travail et que ces artisans méritent d’être payés. Bref, il s’agit d’un grand dilemme que l’on entendra sûrement encore parler.

3 commentaires:

Sacha Lauzier-Bonnette a dit…

On peut aussi se demander si les producteurs peuvent encore espérer profiter de l'achat "traditionnel". Les créateurs et producteurs de musique commencent à comprendre qu'il faut trouver des alternatives à la commercialisation du disque. Voilà pourquoi plusieurs se tournent vers la distribution gratuite. Se peut-il que l'éthique soit parfois une excuse pour résister au changement ?

Pierre-Frédéric Mathieu a dit…

Tout comme Sacha le soulève, je crois que l’éthique est peut-être une raison, dans cette situation, pour nuire au changement. S’il est vrai que les artistes doivent être rémunérés pour leur travail, je crois que le consommateur en 2014 devrait avoir plus de latitude. Avec les sites comme Bandcamp, je crois que l’utilisateur est beaucoup plus intéressé à payer pour ce qu’il désire consommer, d’autant plus que souvent, l’utilisateur a le choix de laisser le montant qu’il désire. Si pour certains, un album peut valoir 20$, d’autres laisseront 5$ alors que les plus audacieux ne donneront rien pour.

Bien que plusieurs artistes vivent de leur musique, je crois que la vraie valeur de la musique, pour prendre cet exemple, se traduit beaucoup plus en participation aux spectacles plutôt qu’à l’achat d’un album. D’ailleurs, je crois que les gens sont beaucoup plus conscientisés quant à ce nouveau phénomène et si je me fis à mon entourage, les gens sont, généralement, plus généreux avec des groupes émergents locaux qu’avec des artistes internationales.

Bref, je crois qu’il y a bel et bien matière à débat, mais il est clair qu’il existe une avenue entre le téléchargement complètement illégal et l’accès à du contenu gratuit. Le Web est encore quelque chose de récent pour beaucoup d’industries, et bien que l’industrie de la culture soit une qui a particulièrement de la difficulté à tirer son épingle du jeu, je crois que l’époque est révolue où le fan possédait tous les vinyles de ses bands préférés, car aujourd’hui, le connaisseur de musique a accès à beaucoup plus de ressources et donc, peut connaître davantage de groupes et, par conséquent, manquer de fond pour se procurer l’œuvre de tous les groupes qu’il apprécie.

Au final, certains artistes sont du côté des «pro-partage», car à leur sens, leur art doit être partagé au plus grand nombre de personnes possibles, alors que d’autres croient qu’ils devraient récolter le fruit de leur travail. Si entre eux il n’y a pas de consensus, je crois qu’il est difficile pour nous de se positionner sur ce débat.

Paule Assad-Déry a dit…

Je suis d'avis qu'il y a de plus en plus de manière légale d'obtenir de la musique ou des films à petits prix. Des applications ou des sites Internet comme Rdio, 8track ou Bandcamp offrent des plateformes très intéressantes et gratuites pour les adeptes de toutes sortes de styles musicaux.

En ce qui concerne le cinéma, Netflix, Super Écran et tout les autres offrent l'opportunité d'écouter une panoplie de films différents pour des prix peu élevés, et tout cela légalement.

Bien que l'industrie de la musique et du cinéma soient discutables quant au rapport rentabilité versus partage de l'art, je crois qu'il revient aux auditeurs de décider de quel manière ils désirent consommer ces biens, tout en restant dans la légalité.