dimanche 16 mars 2014

L'amour et le sexe en 2014

Depuis quelques temps, je tombe souvent sur des articles ou des blogues qui donnent des conseils sur comment être heureux en couple, comment savoir s''il ou elle te veut, comment séduire, etc. Suis-je la seule à se demander où cela va nous mener ? Est-ce que ça va si mal que ça ? Personnellement, je trouve que oui. Dans le temps de nos parents et de nos grand-parents, l'amour était bien moins compliqué. On rencontrait quelqu'un, on apprenait à le ou la connaître, on faisait des sorties, on le ou la présentait à nos parents et nos amis, on couchait ensemble et on était un couple. On voyait pas d'autres personnes en même temps.
 
Aujourd'hui, on fait tout à l'envers. On commence par coucher avec la personne, parfois dans des situations plus ou moins agréables ou désirées (abus de boissons alcoolisées...) et ensuite, si ça           « clique » au lit, on décide de fréquenter la personne. Attention ! La personne n'est ni un chum ou une blonde. C'est seulement une personne qu'on voit, et on peut en voir plusieurs en même temps. Cela peut durer des semaines, voire des mois. Pour une raison que j'ignore, les gens, autant les filles que les gars, ont peur d'être en couple. Ils ne veulent pas s'afficher publiquement et ainsi, se gardent une porte de sortie si jamais ils trouvent mieux ailleurs.
 
Vous devinerez que je suis présentement célibataire et que j'ai connu quelques situations désagréables comme celles-ci. Il n'y a pas très longtemps, j'ai commenté le blogue d'une étudiante quant à l'application Tinder. Malheureusement, je vais devoir revenir sur mes mots. Le phénomène Tinder a fini par piquer ma curiosité et j'ai téléchargé l'application. J'étais et je suis toujours aussi septique face à cela. J'ai rencontré un homme dans la trentaine. Il me semblait sympathique et « normal ». Puis, rapidement, la conversation a dévié et il a commencé à me poser des questions très indiscrètes. Il me semble que quand tu commences à parler avec un ou une inconnu, les premières choses que tu veux savoir n'ont pas rapport à ses performances sexuelles ...?!!? J'étais très offusquée. De plus, il insistait pour que notre première rencontre soit chez lui. Non mais pour qui ou pour quoi il me prend ? Pensait-il réellement que j'allais aller chez lui, toute seule, après ses avances perverses ?
 
Alors, je me demande. En 2014, comment vivez-vous vos rencontres, vos fréquentations et vos vies de couple ?
 
 
Ducharme, Noémie. 2014. « 6 conseils pour être heureux à deux ». En ligne. http://pharemag.ca/publications/intime/6-conseils-etre-heureux/. Consulté le 16 mars 2014. 

3 commentaires:

Samuel Beauchemin a dit…

C'est intéressant ta publication. Je crois effectivement qu'en 2014, les relations sont très éphémères pour beaucoup de gens. D'autant plus qu'aujourd'hui, la séduction est facile : un texto, un emoticône en forme de bonhomme sourire, un message Facebook, et le tour est joué. C'est facile dire de belles choses en échangeant virtuellement, c'est beaucoup moins impliquant qu'une bonne discussion en tête à tête devant un café.

Et que dire des applications comme Tinder et Grindr. La plupart des gens sont sur ces applications pour une seule raison : magasiner rapidement une personne avec qui baiser. Désolé, je ne veux pas généraliser, mais c'est la réalité.

Selon moi, avoir du sexe, c'est facile en 2014. Mais trouver l'amour, voilà le défi !

Ce que j'entends tout le temps (et ce que je dis fréquemment) : « On est jeune, il faut profiter de notre jeunesse, c'est le moment pour rencontrer des gens et faire ses expériences ».

Je suis d'accord. Mais si tu rencontres une personne qui semble être la bonne et avec qui tu peux développer quelque chose de solide à long terme, pourquoi passer à côté parce que tu dois vivre ta jeunesse ? Vis ta jeunesse avec lui ou elle, partagez ces années ensemble et profitez-en ! C'est simple me direz-vous... mais pourtant trop compliqué.

Je pense que nous sommes une génération ou l'engagement fait peur à beaucoup trop de gens. (Moi le premier en passant)

Melissa Girard a dit…

Ton article m’a plu, car moi aussi il m’est arrivé des situations similaires. Il y a quelques mois, j’ai eu une longue réflexion sur la fréquentation. Je ne comprends pas cette étape supplémentaire que les Québécois et Québécoises se rajoutent. Je suis Française et en France tout cela est bien moins compliqué. Je n’ai aucune de mes amies qui m’a parlé d’une fréquentation c’est ou un ami ou simplement un amoureux, mais ce n’est pas un garçon qu’elles vont fréquenter. À force de me faire dire par mes amies québécoises que cette étape est normale et qu’elle est utile, j’ai renoncé à essayer de la comprendre et je me suis dit que cela devait être culturel. Je me suis donc décidée à ne plus jamais fréquenter une personne et que la personne qui voudrait être réellement avec moi déciderait de s’engager pour de bon. Je suis très chanceuse, car c’est finalement ce qui m’est arrivée. Je crois simplement qu’il faut tenir à ses valeurs,à l'identité par laquelle tu te définis. Si tu ne veux pas que quelqu’un te garde comme sortie de secours en en rencontrant plusieurs autres en même temps, tu as simplement à être clair dès le début. Pour moi la fréquentation c’est tout simplement "se voiler la face", si tu rencontres la bonne personne qui te correspond, tu ne dois normalement pas désirer cette étape supplémentaire et inutile, tu veux simplement être avec la personne en couple directement pour commencer à construire de quoi de solide dès le départ. J’en ai parlé avec mon copain et lui n’avait jamais entendu parlé d’amis à lui qui fréquentaient quelqu’un avant de sortir avec, donc il y a de l’espoir tout les Québécois et Québécoises ne sont pas comme cela.

Sébastien Desrosiers a dit…

Ton billet est très intéressant et surtout bien écrit... mais pas bien différent de 1001 autres publications que j'ai pu lire sur les relations dysfonctionnelles en 2014. À mon avis ce n'est pas mal nécessairement.

Au temps de nos parents et de nos grands-parents, les relations étaient plus stables, mais ils avaient des enfants à 20 ans. J'ai 23 ans et la plupart des gens autour de moi n'y pense même pas. Est-il possible qu'on soit tourné vers la carrière davantage que vers la famille, ce qui aurait une influence sur nos relations?

Les moeurs évoluent également. Plus de peau à la télé, de la porno sur internet : les gens veulent vivre des expériences et se permettent d'oser.

Attention, je ne dis pas que j'approuve le pervers qui t'a abordé sur Tinder, j'essaie simplement d'expliquer le contexte qui a mené à ça. En fait, selon les standards de la société, il n'y a rien de mal et c'est là qu'est le problème éthique selon moi. Mais qu'il y ait plus de fréquentations et moins de couples, j'ai bien peur qu'il faille s'y faire.