dimanche 16 mars 2014

La qualité de l'information

Lors de son passage à l’émission, Tout le monde en parle, Mariloup Wolfe a soulevé un enjeu intéressant, soit la rigueur journalistique. En effet, depuis quelque temps, que ce soit avec les rumeurs de sa séparation avec son mari Guillaume Lemay-Thivierge ou de son combat contre Gab Roy, elle fait la Une des revues à potin et du Journal de Montréal. Elle s’est alors interrogée sur la rigueur journalistique de ce dernier. Un journaliste aurait confirmé « de source sure » la rumeur de séparation entre Mariloup Wolfe et Guillaume Lemay Thivierge. Toutefois, il semble qu’il n’a jamais contacté les agents ni les relationnistes de ceux-ci étant donné que cette rumeur est toujours fausse.

Pourtant, selon le code de déontologie du Conseil de presse du Québec, « la rigueur intellectuelle et professionnelle dont doivent faire preuve les médias et les journalistes représente la garantie d’une information de qualité » (2014 : en ligne). Bien que Quebecor se soit retiré du Conseil de presse du Québec, il me semble que la rigueur journalistique va de soi. Ainsi, ce journaliste semble être allé à l’encontre même des valeurs de sa profession, soit la rigueur.

Cela m’amène aussi à réfléchir à propos de la qualité de l’information journalistique. Effectivement, de plus en plus d’entreprises de presse ont recours à l’information sensionnaliste au détriment d’une information de qualité. Il me semble que ce genre d'information ne fait pas évoluer une société. Il est vrai que le sensionnalisme faire vendre des copies. Cependant, est-il plus important de vendre des copies ou bien encore de faire évoluer la société ? Il me semble que l'argent et la vente de copie l'emportent. Aujourd'hui, l'objectif du journalisme est devenu le lectorat. Pour ma part, je considère l'information sensionnaliste comme étant non pertinente. En plus, elle ne répond pas à l'objectif même du journalisme, soit la recherche d'information pour l'intérêt public.

Qu’en pensez-vous ?

Conseil de presse du Québec. 2014. « Code de déontologie – Les responsabilités de la presse – Les exigences à l’égard du respect du droit à l’information ». En ligne. http://conseildepresse.qc.ca/code/responsabilites-de-la-presse/les-exigences-a-legard-du-respect-du-droit-a-linformation/ (Consulté le 16 mars 2014).

1 commentaire:

Samuel Beauchemin a dit…

Effectivement, il semble que l'essence même du métier de journaliste ait perdue de sa crédibilité au fil des ans chez certains de ses pratiquants. Il ne faut toutefois pas généraliser la situation à l'ensemble des journalistes pour les écarts professionnels de quelques-uns.

Dans le présent cas, il est vrai que le « potinage » dans le milieu du showbizz québécois a eu le dessus sur la rigueur professionnelle journalistique. C'est assez surprenant d'ailleurs de constater qu'une telle nouvelle peut avoir un impact incroyable sur le partage de l'information sur les médias sociaux. En à peine quelques heures, le nombre d'abonnés sur la page Facebook de Mariloup Wolfe a plus que doublé. Si je me rappelle bien, elle est passée de 6 000 mentions « j'aime » à 14 000 en l'espace de 8h. Les gens tenaient tellement à savoir si la nouvelle était fondée, qu'ils s'abonnaient tous à sa page Facebook. Et que dire de son compte Twitter ... Indirectement, cette annonce a contribué au rayonnement médiatique et à la popularité de l'actrice et réalisatrice... comme quoi une mauvaise nouvelle peut tout de même s'avérer bénéfique pour un artiste.

Bref, malgré un manque de rigueur journalistique, cette annonce aura permis à Mariloup Wolfe de bénéficier indirectement d'une visibilité incroyable auprès du public dans de nombreuses tribunes.