mercredi 26 mars 2014

Morale à vendre

La conférence de M. Cossette dans le cours il y a deux semaines a suscité plusieurs réflexions dans mon esprit, plus particulièrement la partie où il a opposé la morale à la recherche constante d'efficacité et de performance typique des publicitaires. En effet, tel que M. Cossette l'a affirmé, les publicitaires n'ont pas la cote auprès des citoyens étant souvent vu comme ayant peu de considération et voulant vendre leurs produits et services, coûte que coûte. Dans le palmarès des emplois les plus considérés par les citoyens, les publicitaires se classent très bas, côtoyant ainsi les vendeurs d'automobiles ainsi que les politiciens. (Chercher le classement sur internet). Notre conférencier nous a donc invité à prendre conscience des conséquences de nos actions dans le cadre de l'exercice de nos professions, notion que Mme Piron nous a présentée comme étant le professionnalisme civique.


Dans un même ordre d'idées, l'exposé de mes collègues sur le ghost-writing  m'a beaucoup inquiété. C'est une chose de vouloir performer à son emploi et vendre quelque produit que ce soit, sans réelle considération pour le consommateur, mais ça en est une autre d'être prêt à apposer sa signature et la notoriété qui lui est associée sur une étude afin de mettre en marché un produit dangereux pour la vie des individus. Avec toutes les études qui circulent sur le net avec l'expansion des médias sociaux, il est difficile de savoir lesquelles sont sérieuses et lesquelles sont l'oeuvre de ghost-writing. Ces études dont on ignore les commanditaires contribuent souvent à démoniser des produits tel qu'on a pu le voir récemment dans les divers blogs ou articles publiés dans le domaine la nutrition et de la santé entre autres. 

Ces pratiques me semblent inquiétantes puisque les gens qui n'ont pas des connaissances accrues dans le domaine vont avoir tendance à croire n'importe quoi sans aller chercher à la source qui est derrière cette recherche. D'ailleurs, je crois que même pour ceux qui de bonnes connaissances, ça peut devenir mêlant et il est possible de ne plus s'y retrouver. 

2 commentaires:

stéphanie ebacher a dit…

Je trouve ta réflexion excellente, mais ne crois tu pas que ce mouvement pourrait créer un sens plus critique chez les différents publics visés. Je crois qu'il peut être intéressant de susciter davantage une analyse critique de la part des citoyens, afin de se faire leur propre opinion des enjeux ou messages diffusés.

Merci pour ta réflexion.

virginie M Savoie a dit…

Pour ma part, je suis en accord avec le blogue de Valérie. Moi même je trouve que le métier de publicitaire à une réputation négative. Il suffit de regarder toutes les émissions concernant ce métier, nous savons tous que de "charmer" le public ainsi que le client est primordial. Réussir à convaincre et changer un comportement est un talent assez impressionnant voilà pourquoi nous nous méfions tous de ces publicitaires si malins.

Pour ce qui est de la présentation, étant donné que je faisais parti de l'équipe je confirme le fait que le ghostwriting est un phénomène très inquiétant. N'oublions pas que même le médecin le plus compétent n’est plus assuré de pouvoir obtenir des informations neutres et objectives afin de prescrire les produits les plus efficaces pour ses patients. Le Canada se doit de trouver des solutions pour contrer ce phénomène.