vendredi 14 mars 2014

L'éthique en contexte de relations publiques


Le métier de relationniste est difficilement reconnu comme étant pleinement intègre auprès de la société. On nous voit comme des manipulateurs d’images, des générateurs de pensée et subjectifs à tous les égards. Certes, quelques mauvaises expériences ont peut-être mené la profession au bord du gouffre, mais il n’en demeure pas moins qu’aujourd’hui, les relations publiques sont un domaine des plus importants auprès de grandes entreprises, tant à l’interne qu’à l’externe, auprès des parties prenantes et des gouvernements. Il est du ressort de chaque individu pratiquant la profession de suivre le code d’éthique professionnel de la société canadienne des relations publiques (SCRP).

Avec l’arrivage des nouvelles plateformes, des réseaux sociaux et de leur instantanéité, la profession de relationniste est en constante évolution. Je crois qu’un relationniste qui manque d’éthique, et qui n’agit pas avec honnêteté et intégrité met non seulement le titre de la profession dans une situation incommodante, mais c’est aussi en son nom qu’il le fait. Dès lors, je crois que le code d’éthique de la profession est une façon de déresponsabiliser le métier des mauvais présages. Autrement dit, c’est une façon de faire comprendre au grand public que ce métier a pour intention de suivre de bonnes valeurs. Chaque individu est responsable de suivre les normes de la profession, bien que cela puisse très ardu lorsqu’une demande de l’employeur ne suit peut-être pas ces normes de transparence et d’honnêteté de la profession.

Le professionnel en relations publiques est donc confronté à un problème de taille. Agir de façon éthique ou agir dans le meilleur intérêt de l’organisation qui l’emploie? Parce qu’agir dans le meilleur intérêt de notre employeur ne permet pas toujours la transparence exigée par le code de déontologie, mais est-ce une si mauvaise chose si par cette sélection de l’information transmise nous évitons à notre entreprise des problèmes superficiels? C’est là que je me questionne. Je ne crois pas que ce soit une bonne façon d’éviter quelques problèmes que ce soit à notre employeur que d’user de mensonges ou de dissimuler de l’information. À titre d’employé, nous avons à suivre les commandes venant d’en haut, mais il est aussi de notre devoir de suivre notre instinct de relationniste et d’agir de la façon la plus éthique qui soit. 

2 commentaires:

Marie-Sophie Côté a dit…

Le métier de relationniste, tout comme le métier de publicitaire sont des professions auxquelles nous devons nous référer souvent à la notion d'éthique.

Je crois qu'une notion que l'on nous enseigne dans les cours de relations publiques est très importante : la transparence. Si une organisation souhaite que ses relationnistes transmettent une information erronée ou éthiquement non-responsable, ce n'est pas des relations publiques.

D'abord et avant nous, nous devons nous baser sur la vérité et les faits pour construire notre image. La notion d'éthique est donc extremement importante dans notre future profession. Se poser les bonnes questions afin d'avoir toujours une pratique transparente permettra de transformer petit à petit l'image du relationniste de mauvaise foi.

Pierre-Frédéric Mathieu a dit…

Je suis en parfait accord avec ce billet. Tout comme Stéphanie, je crois qu’il peut être plutôt difficile, surtout pour un jeune relationniste, de choisir dans ce genre de situation. Par contre, je crois qu’en tant que relationniste, il est de notre devoir et de notre responsabilité de faire valoir le côté éthique auprès de notre patron. Après tout, nous sommes employés pour que l’organisation fasse bonne presse et ça commence en convainquant nos patrons que la tangente qu’ils veulent emprunter, si elle n’est pas éthique, n’est pas la bonne.

«Agir de façon éthique ou agir dans le meilleur intérêt de l’organisation qui l’emploie?» Je crois que cette question met le doit exactement sur le bobo. Dans la vie, je prône le fait que tout, mais vraiment tout, peut se dire. Il suffit de bien choisir le contexte, utiliser les bons mots, faire preuve d’empathie et être à l’écoute de cerner les préoccupations des gens qui souhaitent agir d’une façon peu éthique.

Je suis de nature à défendre tout ce qui bouge (voir mon commentaire sur Gab Roy) et je crois que certaines entreprises, même si elles agissent de façon contraire à l’éthique, n’en sont même pas conscientes. Ce n’est vraisemblablement pas le cas dans 100% des cas, mais je crois fermement que certaines organisations, par manque de ressources ou autre, agissent de façon douteuse sans même y avoir réfléchi, simplement pour sauver leur peau. C’est dans ces situations, je crois, que le relationniste doit se tenir debout et faire valoir son point.

La communication est un domaine qui a été trop longtemps ignoré par les grandes entreprises. Aujourd’hui, on le voit, elles sont prêtes à investir des sommes importantes pour faire bonne presse. S’il y a un problème éthique auquel nous serons confrontés, je crois qu’il est de notre devoir de faire comprendre à l’organisation qu’il ne s’agit pas de la bonne attitude à adopter.

«Tout finit par se savoir », m’a sans cesse répété ma mère. Avec l’ère du Web et l’avènement des médias sociaux, je crois que ma mère n’a jamais aussi bien dit. Si l’organisation refuse d’écouter son équipe de relations publiques, elle devra répondre de ses actes devant la population, les médias et peut-être devant une instance juridique. Si c’est le cas, je mets un 2$ que son équipe de relations publiques aura perdu quelques membres, qui auront trouvé un emploi. dans une entreprise un peu plus à l’écoute de son équipe de relations publiques.