mardi 25 mars 2014

Les poils de Madonna


Après la polémique sur les poils pubiens des mannequins d’American Apparel, c’est au tour de Madonna de faire parler d’elle sur les médias sociaux. La diva est photographiée en soutien-gorge, prenant un air lascif. Rien d’inhabituel pour elle… si ce n’est que son aisselle est couverte de poils. Mon dieu, cachez-moi ces poils que je ne saurai voir!

Plusieurs blogueurs se sont insurgés de voir Madonna ainsi, alors que des photos qui abusent manifestement du logiciel Photoshop ne provoquent aucun commentaire. Préfère-t-on l’artificiel au naturel ? Madonna s’est toujours fait connaître par l’utilisation de la provocation, souvent à caractère sexuel. Cette photo, loin d’être naturelle, répond quand même au standard de la société. Seule la présence des poils semble tout changer. Il suffit d’un rien pour enflammer les médias et cela en dit long sur les standards imposés à la femme par la société. Soulignons qu’un homme aurait sans doute provoqué beaucoup moins de réactions, voire aucune.

Combien de quotidiens raffolent des photos de vedettes prises sur le vif où on les voit moins jolies que d’habitude! Que dire des potins sur la prise de poids de telle « star » ou l’anorexie d’une autre ? Nous ne demandons rien de moins que la perfection. Ni trop maigre, ni trop grosse, ni trop vieille, ni trop jeune… Ces critères imposés n’en finissent plus.

J’ai lu un article de blogue, récemment, qui mentionnait que les critères de beauté sont aussi influencés par les femmes qui nous entourent. Si les femmes, que l’on aime ou que l’on respecte, montrent une vision saine de la beauté, peut-être les jeunes filles en auraient une aussi. Par exemple, l’auteure de l’article affirmait que si notre mère passait son temps à s’inquiéter de son poids, en critiquait une autre sur sa taille, ses poils, son maquillage ou ses cheveux blancs… N’est-il pas normal que notre vision de la beauté soit la perfection ?


Alors, jeunes filles, mères ou futures mères, apprenez donc à vos enfants à s’aimer avec leurs imperfections. À leur montrer qu’on peut être belle avec des rides, des cheveux blancs, des kilos en trop ou des poils…

2 commentaires:

Jul Taz a dit…

Je ne crois pas qu’il s’agisse ici de standard de beauté, mais bien simplement d’une femme célèbre et reconnue en perte de vitesse quant à sa visibilité sur la scène publique. Il semblerait que le vedettariat soit l’une des drogues les plus efficaces et, par la même occasion, l’une des plus dangereuses à consommer. Madonna cherche entre les craques du divan pour en trouver les dernières miettes.

Stéphanie Lou Desîlets a dit…

Je suis également tombée sur cette photo "choc" qu'a diffusée Madonna et le tollé que cela a suscité dans les blogues et les médias sociaux.

D'abord, je présume que Madonna savait pertinemment les remous que cela provoquerait et c'est d'ailleurs ce qu'elle cherchait à faire (l'une de ses marques de commerce). C'est donc intéressant de chercher à savoir quel était le motif derrière ce geste.

Comme tu l'avances, il s'agit probablement d'un mouvement de contestation de l'image de la femme prônée par les médias actuellement.

Je peux confirmer à ce propos qu'aujourd'hui plus que jamais la pilosité chez les femmes est très mal vue dans notre société, travaillant moi même dans un institut d'épilation définitive, les clientes sont de plus en plus jeunes à considérer nos services.

Or, je retiens que cela provient d'une mode, d'une atteinte de la perfection selon les normes actuelles. Je suis donc optimiste que les courants changent et qu'avec l'appui de célébrités le tout peut changer.