vendredi 21 mars 2014

Les Neknominations ou les jeux à boire à l’air du 2.0

Un nouveau phénomène se répand depuis plusieurs mois sur les réseaux sociaux de manière virale. Mais « Qu'est-ce que c'est au juste? Lorsque l'on est «neknominé», il s'agit de se filmer en buvant cul-sec de l'alcool (une bière généralement) puis de partager ensuite ladite vidéo sur les Internets pour finalement «neknominer» trois amis qui auront 24h pour faire de même » (Boudou-Laforce, 2014 ; en ligne, 1er paragraphe). Se faire « neknominé » c’est ce posé un choix éthique. Doit-on accepté la proposition de nos amis pour épater la galerie, ou dont-on ignoré le phénomène. Accepté une Neknomination comporte beaucoup de contre, car elles mènent souvent a se mettre en position de danger. « Le besoin d'être populaire est parfois si fort qu'il fait oublier que la consommation abusive d'alcool est dangereuse. Que l'alcool peut entraîner des comas éthyliques, voire la mort » (Boudou-Laforce, 2014 ; en ligne, 2e paragraphe). On dénombre déjà 5 morts à travers le monde. De plus, dans le cas de mortalité, le fait d’inciter une personne à réaliser sa Neknomination peut impliquer des poursuites judiciaires. Mais rares sont ces cas. Le problème réside surtout dans la pression sociale qu’occasionne ce phénomène. « On ne veut pas décevoir, on veut montrer, que tsé, on est capable. Puis, de par la possibilité de devenir une vedette instantanée des médias sociaux, de par la force du nombre, on est renforcé dans ce comportement débile » (Boudou-Laforce, 2014 ; en ligne, 2e paragraphe). Les Neknominations donnent aux adolescents le sentiment d’exister, de se faire voir de tous. Ils sentent qu’ils font partie d’un groupe ou plutôt d’une vague qui ne finira jamais, alors qu’il ne s’agit que d’un phénomène non durable. Par contre, plusieurs ont trouvé le moyen de détourner les règles du jeu en proposant les « Smart Nominations ». Les gens se filment en train de faire un don de charité ou une bonne action.

Ce phénomène est, pour tout le moins, inquiétant et doit être sérieusement revisité. À cet âge, la pression sociale peut les pousser à outre passer leur morale pour faire partie du groupe. Les parents pourront y voir un excellent moment pour discuter de consommation avec leur jeune. Tout n’est question de choix sur ce phénomène. Chacun devra se questionner intérieurement sur les buts de leurs actions. La décision qui en découlera devra respecter leur morale. Le dosage aura toujours meilleur goût.

Bibliographie :
Boudou-Laforce, Étienne. 2014 «Neknomitation : pour ou contre, et dans quelle mesure ?» Le Huffington Post. En ligne. 19 février. http://quebec.huffingtonpost.ca/etienne-boudou-laforce/-neknomination-pour-ou-co_b_4811084.html. Consulté le 21 mars 2014.


2 commentaires:

Genevieve Perron a dit…

En effet, c’est un phénomène qui aurait pu devenir inquiétant. Heureusement, des gens ont essayé de contourner cette vague en en créant de nouvelles plus honorables. Notamment les « Smart Nominations » que vous avez mentionnées et maintenant on constate qu’une nouvelle vague commence : «Love yourself Nomination» qui consiste à ce que les femmes publient une photo d’elles sans maquillage afin de montrer qu’elles se trouvent belles au naturel et s’aiment comme elles sont. Bref si la première vague de nominations a pu en amener d’autres positives on ne peut que souhaiter que ça continu dans la même lignée. En conclusion, le web 2.0 a créé la starisation. Qu’en pensez-vous ?

Sacha Lauzier-Bonnette a dit…

En effet, c'est le plus gros danger. C'est une tribune où c'est possible de trouver des appuis en masse, peu importe l'opinion. Les Neknominations, on s'entend que c'est complètement ridicule. Malgré tout, les gens qui n'ont pas compris l'implication de ce genre de choses ont su trouver des partenaires pour jouer le jeu. Le web, c'est l'outil le plus incroyable, mais avec le moins de jugement. Malheureusement, tout est permis, c'est le revers de la médaille.