vendredi 21 mars 2014

Le pourboire et son usage

Dernièrement, au moment de payer mon chauffeur de taxi, je me suis questionnée sur les normes de pourboires actuelles. Avez-vous déjà laissé un pourboire seulement parce que vous vous sentiez obliger ? Vous savez, ces situations où le service ne se mérite pas – nécessairement – une gratification monétaire, mais en raison de la norme sociale (ou du visage de votre chauffeur de taxi) vous laissez quand même un montant au-dessus de votre facture ? Il est devenu quasiment obligatoire de laisser un pourboire pour tous les services que nous recevons : chez le coiffeur, au livreur, chez le massothérapeute, en taxi, au vestiaire, etc.  Certes, il faut prendre en considération les emplois ayant un salaire à pourboires généralement plus bas que le salaire minimum, mais il est également important de considérer le « petit plus » qui fait que le service obtenu « mérite » l’extra laissé sur la facture. Normalement, les pourboires sont signe d’une gratification pour l’excellent service que nous recevons. Si le chauffeur vous ouvre la portière et porte vos valises, par exemple. Dans le cas contraire, est-ce ingrat ou devons-nous nous sentir automatiquement radins de ne rien laisser ? Bref, je crois qu’il est important de se questionner sur l’usage de cette récompense, qui selon moi, a pris des proportions démesurées. Voici quelques articles concernant des « normes » sur l’utilisation du pourboire. Malgré les normes sociales et ces questionnements, l'usage du pourboire reste toujours à notre discrétion.






http://www.protegez-vous.ca/loisirs-et-famille/pourboires.html

2 commentaires:

Genevieve Perron a dit…

Je suis contente de vous lire aujourd'hui, car c'est quelque chose qui me tracasse beaucoup aussi. On ne veut pas se sentir«cheap», mais en même temps lorsqu'on paie pour un service on ne devrait pas avoir à payer un supplément en plus des taxes. Normalement, le prix du produit est évalué en conséquence. Ça me choque parfois aussi de constater qu'à certain endroit, la machine de paiement par carte oblige pratiquement de laisser un pourboire. Je n'ai pas de problème avec le fait de laisser du pourboire lorsque je vais au restaurant, mais dans d’autres types de commerces la question devient très embêtante. C’est à se poser la question si on ne devrait pas inclure le pourboire dans le prix comme le font certains pays. Cette alternative est par contre moins intéressante puisqu’on ne pourrait pas récompenser le service reçu selon sa qualité.

Audréane Lafond a dit…


Intéressant, tout ça! ☺
Je suis d’accord avec vous que l’acte de « tipper » vient souvent avec son lot d’incertitude. Personnellement, je travaille en restauration depuis 4 ans et ai une vision plutôt arrêtée sur le sujet. Dans tout les cas, je crois que, l’important, c’est de rester à l’affut de la réalité de chaque service reçu. Ne pas hésiter à poser des questions. Le tout découle de normes sociales qui diffèrent non seulement selon chaque pays, mais aussi quant à chaque institution. Selon moi, tout consommateur responsable se doit donc de s’en informer. Il s’agit de rester éthique, et empathique…

Geneviève, avec tout le respect que je te dois, je trouve erroné de penser que « lorsqu’on paie pour un service on ne devrait pas avoir à payer un supplément en plus des taxes. Normalement, le prix du produit est évalué en conséquence. »

Pour ne prendre que l’exemple de la restauration, il faut tout d’abord considérer que serveuses et serveurs ne sont pas responsables des prix se retrouvant au menu. Ceci dit, nous sommes payés bien en dessous du salaire minimum et notre cachet découle du pourboire attribué. La norme, ici, est à 15%. Nous déclarons généralement ce même montant, alors, s’il ne nous est pas laissé, nous nous retrouvons dans une situation ou nous « payons » en quelque-sorte pour faire notre travail. Choquant, n’est-ce pas ?

Bien sur, vous avez raison, le client a tous les droits de laisser un pourboire proportionnel à la qualité du service reçu. Par contre, à la base, si un individu n’a pas assez d’argent pour couvrir le prix du plat ET du pourboire, qu’il revoit son choix, ou qu’il mange à la maison …

C’est comme ça, ici.

Or, pourquoi la barmaid qui a pris 30 secondes de son temps pour couler ta Boréale blonde mérite 2$ de pourboire et que le chauffeur de taxi qui t’a gentiment reconduit chez toi, au chaud, à 3heure du matin, endurant les effets de la Boréale Blonde (…) ne mérite rien? C’est un débat qui peut durer longtemps.

Normes de travail et valeurs sociales s’entrecroisent encore là, raison pour laquelle il faut rester « ouvert ». Garder le sourire, aussi, ça compense souvent pour bien des choses…