samedi 15 mars 2014

L'arrivée de PKP au PQ

L’arrivée de PKP au Parti Québécois


Pierre-Karl Péladeau, à la tête de l’empire Québécor est selon moi un économiste et un homme d’affaire brillant. Pour lui, le Québec est un pays. Il a décidé de faire son entrée comme candidat péquiste au début de la campagne électorale.

Au delà d’un homme qui fait milite pour ses idéaux et ses valeurs, mais je crois que ce « mariage d’intérêt » mérite d’être questionné.

Le même homme possède la majorité des médias, à des intérêts dans beaucoup d’entreprises diverses ET milite pour un idéal politique. Il est certain qu’il peut donner le mot d’ordre « neutralité » à ses journalistes. Si l’on regarde à l’extérieur de Québécor, par exemple, Péladeau possède des part dans une compagnie de technologies, la compagnie Nurun. Qu’adviendra t-il si il est Ministre où député et que la gouvernement lancera un appel d’offre ?

Le chien de garde de la démocratie est la presse libre. Mais un acteur de la démocratie possède la presse. Il est impératif que les médias québécoriens continuent de critiquer et de surveiller les actions du gouvernement sur la place publique.

Par contre, je pense que l’on est en train de mélanger les choses. La politique et les affaires devraient être totalement séparés, comme l’Église et l’État le sont maintenant.  

J’aimerais soulever que le Comissaire à l’éthique a recommandé à monsieur Péladeau de vendre ses actions. Il ne le fera pas, il les remettra à une fiducie (sans droit de regard) et les reprendra une fois qu’il aura quitté la vie politique…


En terminant, nous devons nous questionner sur l’arrivée en politique d’un des plus grands hommes d’affaires qui possède  le plus grand conglomérat médiatique de la province.

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/402695/le-seisme-pkp
http://ici.radio-canada.ca/sujet/elections-quebec-2014/2014/03/09/001-pierre-karl-peladeau-candidat-pq-saint-jerome.shtml

2 commentaires:

Pierre-Frédéric Mathieu a dit…

En commençant, j’aimerais établir certaines balises. Bien que l’opposition semble marteler le fait qu’il doit vendre ses actions, je crois que le débat sur la participation de monsieur Péladeau en politique doit rester, d’abord et avant tout, sur les idéologies qu’il veut mettre de l’avant et que la situation sur les actifs qu’ils possèdent doit être débattu le cas où il sera élu.

«Moi ça m'inquiète beaucoup. Ça m'inquiète beaucoup de savoir si la campagne électorale va pouvoir refléter les opinions de tous les partis politiques compte tenu du contrôle qu'a Pierre Karl Péladeau sur une bonne partie de l'information au Québec», a déclaré monsieur Legault à La Presse. N’est-il pas COMPLÈTEMENT ridicule qu’un chef de parti puisse oser dire ceci. S’il s’inquiète pour la répartition de la couverture des partis en campagne électorale, il ne faudrait pas qu’il soit chef d’Option national ou Québec solidaire. Il est franchement bien placé pour savoir que la répartition n’est pas équitable et qu’il est avantagé contrairement à d’autres partis. Le point qu’il soulève est valable, mais soyons honnêtes et reconnaissons que le problème touche plus sérieusement d’autres partis que la CAQ.

Mais là n’est pas le débat. Le débat est autour du fait que monsieur Péladeau possèderait indirectement encore toutes ses parts de Quebecor. De ce que j’ai cru comprendre, monsieur Péladeau n’aura plus de pouvoir direct, mais pourra reprendre ses parts dès qu’il quittera la politique. Or, si tel est le cas et que c’est bien appliqué, il n’y a pas de problèmes à mon avis. S’il ne dirige plus les activités et qu’il n’a plus de droits de regard sur les activités de l’empire qu’il a battit, j’estime qu’il n’y a pas de problèmes.

D’un autre côté, je comprends les gens qui me diront que bien qu’il ne soit plus le grand patron de Quebecor, jamais les médias qui composent Quebecor ne vont attaquer Péladeau et son parti. J’ai tendance à être d’accord avec cette affirmation. Mais je crois que tous les médias sont légèrement associés à des idéologies politiques et qu’il est naïf de penser que tous les médias sont 100% objectifs. Par exemple, on sait tous que les médias anglophones se rangent derrière le PLQ. Est-ce que c’est mal? Difficile à dire.

En somme, je crois que pour l’avenir du Québec, il est très intéressant de voir un homme d’affaire qui a connu du succès se lancer en politique. Je crois qu’au-delà de sa propriété, il est dans l’intérêt de la société que les meilleurs politiciens se lancent dans cette aventure folle et si monsieur Péladeau s’avère être un grand politicien, je dis tant mieux pour la société.

Guillaume Piedboeuf a dit…

Il s'agit là d'un intéressant débat qui nous place devant un dilemme comme société. Veux t'on fermer la porte à des hommes d'affaires à succès, des gens compétents qui, pour plusieurs, se présentent pour les bonnes raisons, sous prétexte qu'il y a apparence de conflit d'intérêts. Quand il s'agit d'une homme d'affaire de l'envergure de Péladeau, la question se pose. On parle ici de l'homme le plus puissant du Québec, de l'avis de plusieurs.

Maintenant, exiger qu'il se départisse de sa compagnie plutôt que de placer ses actions en fiducie sans droit de regard, c'est beaucoup en demander. Ne serait-ce que pour l'économie québécoise, la vente de Québécor aurait des effets très néfastes.

Ceci étant dit, il est vrai qu'une question de liberté de presse se pose. Un journaliste du journal de Montréal sera-t-il prêt à critiquer le gouvernement de celui qui pourrait redevenir son boss quelques années plus tard? Encore une fois, c'est une question qui mérite d'être posé.

La solution ne serait-elle pas dans la vente d'une partie des actions de québécor située spécifiquement dans certains gros médias?