mercredi 19 mars 2014

Être bachelier: mixed feelings

Pour plusieurs d'entres nous, il ne reste qu'un mois avant la fin de notre baccalauréat. Dans ma tête, un mélange de sentiments brouille mes pensées. Est-ce que j'ai hâte d'en finir pour de bon avec ce baccalauréat et enfin me libérer de tous ces devoirs et ces soirées d'étude incessantes? Une pensée complètement divergente traverse simultanément mon esprit. Est-ce que la vie d'adulte est faite pour moi? Est-ce que je suis prêt pour ça? Maintenant?

J'ai questionné mon entourage. Selon plusieurs amis qui ont terminé leurs études l'an dernier, il s'agira d'un soulagement de terminer ses études durant tout l'été. Un sentiment de fierté s'emparera de moi lorsque j'encadrerai ce beau papier. Pas de demie-mesure, sky is the limit. Je voudrai trouver l'emploi de rêve dès maintenant. Enfin, les jours, puis les semaines passeront.

Après quelques mois, lorsque septembre reviendra, une profonde nostalgie s'installera dans ma tête me dit-on. La semaine d'initiation qui recommence, la plage (on se comprend) et les comités qui se forment. Bref, le retour à la vie normale pour ce bon vieux bacc en com. Du côté des bacheliers, plusieurs d'entres nous n'auront pas encore un véritable emploi stable dans le milieu où nous venons tout juste de graduer. Nous chercherons tous à trouver cette fichue première expérience pour combler le trop entendu «2 à 5 ans d'expériences» tant recherché par les employeurs du domaine. Des choix déchirants nous serons offert. Quitter pour les régions? Tenter le grand coup à Montréal? Accumuler les petits contrats ici et là?

Toutes ces questions et ces éventuels choix ne seront pas nécessairement des plus plaisants à éclairer. J'ose croire que je vais m'ennuyer de ces travaux pratiques où l'on se «cassait le bicycle» pour remplir nos mandats d'Accès Savoirs, de remplir un journal de bord et d'étudier les multiples théories d'Économie politique. Est-ce que l'on se plaint le ventre plein?

Pourquoi aies-je très hâte de terminer le baccalauréat p... c....? Est-ce que le «syndrome de la troisième année» existe réellement? On jase là...

2 commentaires:

Marie-Noëlle Boucher a dit…


Très contente que tu aies soulevé le « syndrome » de la troisième année. Même si plusieurs étudiants semblent être touché par ce syndrome, on sent qu’un malaise s’installe lorsqu’on tente de trouver un remède. Tout le monde sait ce que c’est, car on le sent, on angoisse, mais personne n’a de réponse. J’ai officiellement ce syndrome depuis maintenant quelque temps.

La fin d’un baccalauréat, c’est le début d’un nouveau départ (selon ma mère). Nouveau départ vers quoi? La vie d’adulte? Les responsabilités? Quelqu’un peut m’expliquer ce qu’est exactement la vraie définition « d’adulte »?

Bref, je crois que c’est un peu comme sauter en parachute, sans parachute (ni en tandem). Un grand vide, ça fait peur, et on espère que ça fera pas trop mal arrivé au bout.

Samuel Beauchemin a dit…

Effectivement Benoît, la vie d'adulte, ça me fait peur aussi. Plusieurs de mes amis ont complété leur baccalauréat et sont toujours en recherche active d'un emploi qui leur plaira dans le domaine des communications... ce qui n'est pas si simple. Bon nombre de finissants multiplient les entrevues à gauche et à droite pour se trouver un emploi, mais souvent sans succès. Il faut croire que nous devons être patient avant de trouver la perle rare.

Personnellement, j'ai aussi beaucoup d'inquiétudes quant au peu de connaissances que nous avons appris en 3 ans. Oui, certes, des théories et des concepts, j'en ai appris et je les ai recrachés à tous mes examens. Mais quand on y pense, est-ce qu'avoir rédigé 3 ou 4 communiqués de presse et 1 ou 2 plans de communication, c'est suffisant pour être lancé sur le marché du travail ?