dimanche 16 mars 2014

À la une ce matin : Une publicité!






Cette une remonte à plusieurs jours. C'est le journal du mardi 4 mars 2014. J'ai longtemps hésité avant d'écrire cet article puisque j'étais un peu embêtée. D'un côté, je me disais que c'était correct! Que Chrysler avait payé très cher pour avoir autant de visibilité et que c'était bon pour le journal. Grâce aux recettes de cette publicité, le Journal de Québec allait peut-être pouvoir investir dans quelques enquêtes pertinentes et utiles à la vie démocratique. Le monde journalistique a besoin de publicités pour survivre. D'un autre côté, je trouvais ça tellement insultant pour les journalistes ET pour les consommateurs d'informations que les dirigeants du Journal de Québec aillent oser mettre des « chars » comme une du journal. Je me demande à quoi ils ont pensé, monsieur et madame tout le monde, lorsqu'ils ont vu la une de leur quotidien. Étaient-ils déçus? Étaient-ils choqués? Ont-ils fait des plaintes? Étant étudiante en communication publique moi, ça m'a beaucoup choquée et j'ai même failli appelé au journal afin de faire une plainte. J'ai pensé aux journalistes qui travaillent fort afin de trouver les meilleures histoires possible afin de faire la première page du journal. Ils devaient être déçus. Je pense vraiment que plusieurs ont eu mal à leur profession ce matin-là. 

Que pensez-vous de la décision du Journal de Québec de mettre une publicité comme une de leur journal?

3 commentaires:

Samuel Beauchemin a dit…
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Samuel Beauchemin a dit…

Je comprends ton point d'un côté journalistique.

Toutefois, il ne faut pas oublier que c'est un commerce en soi la publicité. Aujourd'hui, tout se vend et tout s'achète. On peut vendre de la visibilité aux entreprises sur de nombreuses plateformes, et malheureusement pour les journalistes du Journal de Québec, les quotidiens en font partie.

Tout est fait dans les règles. C'est d'ailleurs un bon coup pour Chrysler qui bénéficie de la visibilité sur la une du journal le plus vendu dans la région de Québec et qui obtient les meilleurs résultats quant au lectorat. D'autant plus que selon les statistiques du Journal de Québec, c'est majoritairement des hommes qui se procurent le quotidien de Quebecor... une clientèle parfaite pour Chrysler.

Je suis d'avis que la publicité fait partie de la réalité d'aujourd'hui dans nos médias. Reste à savoir l'importance qu'elle doit avoir par rapport au contenu journalistique.

Devrions-nous éviter l'affichage de publicité sur la une des journaux ? Sur l'arrière ? Quel pourcentage devrait-elle occupée ?

Vanessa Picotte a dit…

C’est la nouvelle réalité de plusieurs journaux, mais malheureusement cela est très décevant. J’aurais été d’autant plus choqué si cela avait été à la une d’un journal comme Le Devoir. Venant d’un journal comme Le Journal de Québec, je suis malheureusement moins surprise.

Est-ce normal qu’un journal contienne de la publicité, je répondrais oui. Est-ce normal de le mettre à la une, je répondrais non. Par contre, quand on pense que Le Journal de Québec utilise souvent des unes provocatrices et sans intérêt réel, je ne suis pas surprise.

Pour ma part, comme étudiante en journalisme cela me fait discerner des journaux sérieux qui traite de sujets sérieux et pertinents, de certains journaux qui semblent avoir comme seule ligne éditoriale l’argent.