mercredi 26 mars 2014

Le mensonge


Le mensonge est entouré d’une grande polémique. Est-il toujours grave de mentir? Certains diront que cela dépend de la définition qu’il porte au mot. Malheureusement, et l’on s’en doute, personne n’en a véritablement la même conception. Puis, le contexte dans lequel quelqu’un ment est aussi mis en cause. En existe t’il où mentir est conçu comme étant bien? D’autres croiront plutôt qu’un mensonge est mal ou inoffensif selon son degré de gravité.

Oui, je l’avoue, personne n’a la même conception du mensonge. Toutefois, je pense que plusieurs s’entendront sur le fait qu’il s’agit d’une fausse déclaration. Toute petite, on m’a appris que l’honnêteté était une vertu. Selon moi, dire quelque chose qui n’est pas véridique et sans fondements est donc mal.

Et quand est-il du contexte? Est-ce que mentir sans en tirer profit et sans vouloir causer préjudice à autrui est réellement malsain? Et est-ce moralement inacceptable si on ne sait pas que l’on ment? Pour l’explication de ce point je prends en exemple l’enfant. En bas âge, il arrive fréquemment que les enfants prétendent avoir vu des fantômes ou autres créatures. Partant de ce point, il est facile de conclure qu’il n’avait pas l’intention de nuire à autrui avec sa déclaration. Ici, c’est plutôt son imaginaire qui lui a joué un tour. Je pourrais aussi citer les parents en exemple, ceux qui racontent n’importe quoi à leurs enfants afin qu’ils mangent leurs légumes et soient obéissants. Bien entendu, ces derniers ne souhaitent pas faire de mal à leurs enfants, mais tentent plutôt, par des moyens plus ou moins éthiques, de les éduquer. En effet, je le mentionne, la frontière est mince entre ce qui est d’ordre éducatif et ce qui ressort de la manipulation. Dans le même ordre d’idées, je crois qu’il est possible que quelqu’un use de duperie dans le but d’épargner de la souffrance à quelqu’un d’autre ce qui, en soit, n’est pas tout à fait mal.

Malheureusement, une tromperie, bien intentionnée ou pas, reste une tromperie. Cependant, tous mensonges doivent-ils être blâmés de manière identique les uns des autres? Je ne crois pas, m’appuyant sur le postulat que toute vie en communauté exige par la même occasion certaines conduites insincères. Prenons par exemple la politique. Si un homme au pouvoir proclame des paroles mensongères dans l’unique but de nuire aux autres et de protéger ses propres intérêts, comme sa carrière, je crois que le mensonge est très grave. Si toutefois ce même homme fait une fausse déclaration afin de rassurer la population, je pense que ce mensonge sera moins répréhensible, bien qu’il ne soit pas convenable pour autant. Enfin, si ce dernier ment dans le but de sauver une population, je pense que ce dernier est pratiquement justifiable.
 
En bref, quel que soit le sujet du mensonge, je crois que mentir restera toujours amoral.

1 commentaire:

Marine Bourgoin a dit…

Je suis d'accord avec toi. J'ai beaucoup de mal à mentir et dans mon cas, c'est un peu problématique. Par exemple, mon copain me demande souvent de lui mentir sur certain sujet. Alors qu'il est inconcevable pour moi de lui mentir. Je me suis toujours dit que si je lui mentais, c'était parce que j'avais quelque chose à cacher, hors puisque je n'ai rien a cacher, je ne vois pas l'intérêt de lui mentir.

Lui est moi avons donc une vision complètement différente du mensonge et c'est parfois problématique. Pour moi, mentir c'est dire quelque chose de faux afin de cacher une mauvais actions. Pour lui, mentir pour cacher un action qui pourrait le blesser n'est pas un mensonge. Il le voit comme un service rendu.

Il est parfois difficile de se mettre en accord. Surtout lorsque le concept du mensonge varie d'une personne à l'autre. Il faut donc travailler ensemble à concevoir nos limites. Dans un couple c'est un travail de communication. Cependant, dans la société, c'est complètement autre chose. Personnellement, je préfère savoir toute la vérité, même si cette dernière peut être blessante.