dimanche 10 novembre 2013

Je divorce : faut fêter ça!

Avec des taux de divorce de plus en plus élevés, les couples nord-américains commencent à devenir des cibles intéressantes pour le marketing. Le risque de divorce des mariages est établi à 38% et cela peut avoir une incidence majeure sur les processus d’achat et de consommation. En ce sens, il est facile de comprendre que le markéting a de nombreuses possibilités pour exploiter ce phénomène.

Pour ma part, je pense qu’il est possible d’exploiter le divorce au même titre que des funérailles. Même si le domaine n’est pas le même, les statistiques ne cessent d’être en faveur de ce phénomène. Les salons funéraires font partie de la consommation et jouissent du fait que tout le monde meurt un jour. Par contre, cela nous semble naturel, car les personnes qui s’occupent de cette dure épreuve le font dans le respect et dans la compassion. En ce sens, je pense qu’il est donc possible de créer cette même impression avec l’industrie du divorce, en traitant les personnes avec respect et compréhension.  Cependant, je ne veux pas comparer pas le divorce au décès, mais je pense que l’industrie est la même. En effet, en cherchant sur le net, je suis tombée sur cette phrase : « Le malheur des uns fait le bonheur des autres.» (Goudreau, en ligne). J’ai donc compris que le divorce était devenu une industrie florissante au même titre que les enterrements. De multiples services s’offrent maintenant aux couples qui mettent fin à leur union. Outre les services de notaires, d’avocats ou de psychologues l’industrie de l’évènementiel est en grande expansion.

Je suis tombée sur un article dans le magazine Elle Québec qui faisait l’éloge du côté festif du divorce. Effectivement, la stratégie markéting est maintenant de changer cet échec honteux en un évènement festif! Un couple nouvellement séparé aura la chance de s’abonner au magazine Divorce ou de se procurer des l’un des 3000 ouvrages de références sur la question. De plus, il peut avoir accès à un coach de divorce ou à des cours sur l’art de se séparer avec classe. Cependant, l’industrie qui rapporte le plus je pense est celle des «divorce party» au même titre que les mariages. Un organisateur s’occupera d’organiser votre soirée à thème pour fêter votre divorce. Vous aurez accès à des pinata à l’effigie du membre de l’homme, des assiettes avec écrit «No men. Amen!» et une foule de gadgets pour appuyer le thème de la soirée. Bref, on présente une multitude de ressources pour parvenir à surmonter cette épreuve difficile.

Bien des gens pensent que cette exploitation est légitime et que cela aide à traverser l’épreuve. Par contre ces festivités sont discutables pour d’autres, notamment sur le plan de l’éthique. Cependant, nous sommes constamment confrontés à la critique de la part des autres alors je trouve cela justifiable de profiter de cette cause pour mettre un peu de bonheur dans la vie de ces personnes. Ces méthodes dédramatisent la situation et permettent d’éviter de voir ce genre de situation comme des échecs.  


Goudreau, Suzanne. «Chéri on divorce : faut fêter ça!». Elle Québec. En ligne. http://www.ellequebec.com/societe/societe/cheri-on-divorce-faut-feter-ca/a/26003/3. Consulté le 10 novembre 2013.

1 commentaire:

EricTanguay a dit…

Je trouve qu’il n’y a rien de mal à exploiter le divorce. Ce n’est plus la fin du monde lorsqu’un couple divorce comme dans le temps. Les mentalités ont évolué. Si deux personnes sont malheureuses dans leurs vies de couple et que plus rien ne fonctionne, pourquoi rester ensemble? Aussi bien divorcer! Après tout, on a seulement qu’une vie à vivre! Si le tout se fait dans un respect mutuel, je crois que c’est gagnant pour les deux. Oui, il y a toujours la question des enfants. Au début, c’est la fin du monde, mais avec du recul c’est toujours pour le mieux. Ayant seulement 7 ans lorsque mes parents ont divorcé, c’était la fin du monde. Cependant, aujourd’hui je réalise à quel point c’était beaucoup mieux comme ça.

Le divorce est une grosse étape difficile dans la vie d’un couple, donc pourquoi ne pas s’aider avec un party thème comme Camille l’a mentionné ci-haut. Cela ne peut seulement qu’apporter du bien à la personne et l’encourager à passer au travers. Enfin, je pense que chaque personne a bien le droit de faire ce qu’elle veut et que personne ne devrait juger si elle fait un party à la suite de son divorce.