jeudi 5 décembre 2013

Mourir dans la dignité...


La Première ministre du Québec, Pauline Marois, se charge de mettre en place le projet sur l’euthanasie et le suicide assisté. Certains Québécois sont contre ce nouveau projet puisqu’ils perçoivent cela comme étant un nouveau meurtre rendu légal. Selon les propos d’un journaliste : « c’est comme si on dirigeait la population vers l’abattoir et qu’on veut nous faire accroire qu’on est rendu une société dite évoluée…vers quelle valeur morale on s’en va ? ».

Ce nouveau projet peut sembler contradictoire pour certains. En effet, la prévention contre le suicide est de plus en plus sollicitée. Par contre, ce message préventif est lancé auprès des gens étant en santé et qui ne sont pas atteint d’une grave maladie.

Il est vrai de dire que nous ne sommes pas un peuple ni une société qui encouragent les suicides. Par contre, je crois que dans certains cas, les gens ont le droit de mettre fin à leur vie, s’ils le veulent. Ce droit devrait s’appliquer seulement à ceux étant très malade et qui en ont assez de souffrir. En outre, un patient apprenant par son médecin qu’il va mourir dans quelques semaines devrait avoir le droit de mettre fin à ses souffrances au moment qui lui convient. Il ne faut surtout pas oublier la signification du mot « dignité » signifiant : « le respect que mérite quelqu’un ».

En somme, je crois que ce nouveau projet doit être mis sur pied. Par contre, on doit y instaurer des limites à respecter. Il est important que les hôpitaux ne deviennent pas une forme d’abattoir !

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1 commentaire:

Christine Bergeron a dit…

Je suis tout à fait d’accord avec le commentaire de Kim. L’euthanasie n’est pas un sujet à prendre à la légère. Par contre, comme elle le dit si bien, la dignité signifie qu’il faut se respecter et, selon moi, ça commence par se respecter soi-même. La souffrance est une chose, mais voir son propre corps se dégénérer sans pouvoir y faire quelque chose doit être vraiment épouvantable à vivre… Bien entendu, je parle ici de maladies avancées et très graves. Être au chevet d’un être cher et voir que chaque jour son état s’aggrave, c’est souffrant. Mais soyons empathiques et mettons-nous à la place de cette personne malade. Il ne s’agit pas de diriger la population vers l’abattoir, mais plutôt de se donner le droit de reposer en paix.

Après tout, on se donne bien le droit de vie ou de mort sur les animaux. Il en est de même pour celles qui se font avorter. Quelle est la valeur morale pour ces cas-ci ? L’euthanasie chez les animaux est souvent pratiquée sous prétexte qu’on ne veut pas qu’ils souffrent. Quant à l’avortement, les justifications sont multiples ; pas prêt pour avoir des enfants, mal formation du fœtus, etc. Pourquoi est-ce que cela serait différent pour la vie des humains ?

Je comprends toutefois l’enjeu éthique, le plus prédominant étant la notion d’abus. L’objectif étant d’alléger ses souffrances, il faudra inévitablement y mettre des règles strictes pour pouvoir être éligible à l’euthanasie. Au même titre que le don d’organes, c’est un choix personnel et je ne crois pas que quiconque d’autre puisse prendre cette décision. De cette façon, nous pourrions dire que la question du « meurtre rendu légal » est réglée. Et comme le dit si bien ce diction « il y a toujours moyen de moyenner ». N’est-ce pas ?