jeudi 5 décembre 2013

Intimidation, à qui la faute ?


Puisque ce sujet semble à la mode, je vais vous donner mon avis sur le sujet. Premièrement, je vais sembler (encore une fois) un peu méchante, mais Jasmin Roy, je suis plus capable !! Je trouve cet homme horriblement opportuniste ! Il a pris une tragédie (suicide d’une adolescente) pour se partir une fondation (à son nom !?) et tout ce qui a suivi. Éthiquement parlant, c’est horrible ! Profiter de la mort tragique d’une enfant pour « pimper » sa carrière c’est plus qu’ordinaire ! Il rend le sujet ridicule. Je ne sais pas comment ça se passe sur votre divan, dans votre salon, mais je vous avoue que chez moi, on rit beaucoup à chaque fois qu’il ouvre la bouche et on n’écoute aucunement le contenu. Les blagues sur le sujet sont indénombrables dans ma maison… Lorsque ma mère chicane une de mes sœurs, celle-ci s’écrit « Arrêtes de m’intimider ! » mon autre sœur lui cri « Vite appelle Jasmin ! Tu vas passer à la TV ! ». Tous éclatent de rire ! Peut-être que derrière tout ce focus sur l’intimidation de Jasmin Roy, l’intention est bonne, mais sa façon d’en parler ridiculise un peu le sujet sensible. Je ne sais pas si vous avez vu son émission à Canal-Vie nommé « Intimidés ». Sans vouloir jeter de l’huile sur le feu, je suis persuadée qu’après avoir passé à cette émission, les jeunes se font intimider dix fois plus ! Mais je comprends, on aime ça les gens qui font pitié au Québec ! (Si vous ne me croyez pas, réécoutez les auditions de la voix, c’est triste à voir !)

Pourquoi y a-t’il autant d’intimidation? C’est qui le véritable responsable? Selon moi, c’est les parents! Je vais vous faire quelques confessions, je ne suis pas la plus belle fille du bac, je n’ai pas été nommée reine du bal de secondaire, je ne suis pas sortie avec le capitaine de l’équipe de football et je n’entre pas dans une taille zéro (ni dans une taille deux…). J’aurais très bien pu être victime d’intimidation comme monsieur madame tout le monde, je sus plutôt ordinaire (si on ne compte pas mon charme ravageur). Pourquoi est-ce que personne ne fait la vie dure? Pourquoi est-ce que personne ne m’a harcelée durant mon secondaire? C’est simple, très simple! Mes parents m’ont appris à me défendre. Lorsqu’une copine était méchante avec moi à l’école et que je revenais en pleurant, mes parents ne m’ont pas prise dans leur bras en disant « pauvre petit chat, un jour ça ira mieux… ». Jamais. Ils me disaient « Qu’as-tu répondu? ». Quand ma sœur se faisait tirer les cheveux dans le rang, tous les jours, par le même petit monstre hyperactif, mes parents ne lui ont pas flatté le dos en lui disant qu’un jour il se tannerait! Ma mère lui a gentiment conseillé de lui rendre l’appareil, en lui tirant les cheveux jusqu’au sol. Je ne dis pas que la solution est « œil pour œil, dent pour dent », mais je dis que se défendre est essentielle. C’est peut-être pas super éthique selon les professeurs et les psychoéducateurs, mais dans la vie, les mots ne suffisent pas toujours et certains vilains ne comprennent pas les « S’il te plait, arrêtes, ça me fait de la peine ». Avoir une force psychologique et ne pas être éduqué en « chochotte » par ses parents est la meilleure arme contre l’intimidation. Alors, s’il vous plait, si vous voulez vraiment que l’intimidation cesse, élevez vos enfants pour qu’il soit respectueux et capable de se défendre!!

2 commentaires:

Fanny Marcouillier-Mathieu a dit…

Très d’accord avec toi Mélijade! Ayant été victime d’intimidation très souvent à l’école primaire, pour tout et n’importe quoi, mais entres autres pour mon eczéma. Je trouve qu’il n’y a presque personne d’aussi cruel que des enfants d’école. Ils sont méchants pour un tout et pour un rien. C’était assez insupportable. Ils se permettent n’importe quoi avec n’importe qui la plupart du temps. Je dois avouer que j’étais plutôt la petite gênée qui ne disait jamais rien pour se défendre. Aujourd’hui, j’ai vieilli et je ne me laisse pas parler n’importe comment, même si les commentaires déplaisants viennent de mes amis.

Je dois dire que j’adore la tactique de tes parents. C’est une bonne façon d’éduquer ses enfants, qu’ils doivent se défendre. Par contre, je crois fermement à ton point qui est que les enfants irrespectueux ça commence à la maison. Avec le taux de familles reconstitué qui augmente d’année en année, je crois que les enfants sont emportés d’un bord et de l’autre et l’éducation des enfants par les parents peut disparaitre. De plus, avec la montée en popularité des enfants-rois, j’ai peur que ce soit un peu peine perdue. Je crois que si tu prends la décision d’avoir les enfants, tu dois prendre la responsabilité de les élever convenablement. Les enfants n’auraient pas à apprendre à se défendre si les parents leur font comprendre que c’est un comportement inacceptable.

Norah Muongsouvanh a dit…

Mélijade, je crois que ton opinion sur l’intimidation est assez simpliste. N’importe qui peut être victime d’intimidation c’est certain. Une différence quelconque peut être un motif d’acharnement pour une bande de jeunes, mais une chose est certaine, une personne serait en mesure de se défendre si elle a suffisamment confiance en elle. Si on encourage les jeunes à se défendre en utilisant la « vengeance », on entre dans le cycle de la violence...Rappelons-nous le jeune de 12 ans qui s’en soit pris à son intimidateur et qui au final, par un geste « maladroit », a causé sa mort… Souhaitons-nous vraiment que nos enfants risquent la même erreur ? En ce sens, je crois qu’il est vrai que les parents sont en partie responsables lorsque leurs enfants se font intimider. Un enfant qui est victime d’intimidation est souvent un enfant qui a peu d’estime personnelle. En tant que parent, ton travail est d’aider ton enfant à améliorer son estime personnel. Facile à dire, mais comment faire ? Comme toi et moi, nous avons gagné une partie de notre estime de soi par nos réussites sociales, nos réussites personnelles, etc. La reconnaissance des autres joue aussi un rôle important. Donc ton rôle en tant que parent, est d’offrir des opportunités de réussite et de soutenir en cas d’échec.