jeudi 5 décembre 2013

L’aide aux militaires : suffisante?

Cette semaine, quatre soldats canadiens se sont enlevés la vie. Cette nouvelle retient mon attention particulièrement, car, en tant que citoyenne, je suis si loin de la réalité vécue en Afghanistan par nos soldats. Certes, les suicides concernent plutôt des militaires revenus de mission qui, en quête de désespoir, cherchent une porte de sortie à leur souffrance.  Émotionnellement parlant, j’imagine que c’est très difficile pour les militaires de vivre et de voir la guerre. Peu importe dans quelle condition tu te trouves en partant du Canada, tu ne reviens jamais à qui tu étais.

De nombreux débats politiques sont engendrés par ces récents événements. Sommes-nous mieux d’instaurer de nouveaux services d’aide aux militaires ou encore d’en couper? Comme le précise un ancien militaire, ces services sont peu convoités par les soldats, car c’est une honte d’avoir un problème. Ils ont peur du jugement des autres. Je crois que des services d’aide doivent devenir obligatoires à chaque étape de l’envoi d’un militaire en terre étrangère. Je suis d’avis que des rencontres préparatoires au milieu et au mode de vie sont nécessaires. Des suivis en cours de mission primordiaux. Et du soutien au retour indispensable. Peut-être que de cette façon la vie des soldats actuels ou anciens militaires serait meilleure.

Source :

http://www.lapresse.ca/actualites/national/201312/05/01-4717887-suicides-un-militaire-lance-un-cri-du-coeur.php

1 commentaire:

Francis Leclerc a dit…

Je suis tout à fait d’accord avec toi. Ces hommes ont beaucoup trop d’orgueil pour demander de l’aide et il est là le problème. En fait le problème peut facilement se transporter dans la réalité de plusieurs hommes, et ce, même s’ils ne sont pas allés à la guerre. Il ne laisse rien paraître et décide d’en finir.

Ces militaires vivent des événements très marquant (très souvent négatif) durant leur séjour dans différents pays en guerre et vivent des choses indescriptibles. Il revienne au pays et sont en choc «post-guerre». Ils ont été témoins de scènes horribles et ne sont pas capable de s’en sortir. De plus, selon moi, ces gens se disent qu’ils ne peuvent pas se faire comprendre étant donné que les autres ne l’ont pas vécu.

C’est pour ses raisons que, moi aussi, j’imposerais des rencontres avec des psychologues avant, pendant et après une mission. Un psychologue sera en mesure d’évaluer le militaire avant son départ et pourra le suivre tout au long du processus, de ce fait le spécialiste pourra plus facilement détecter les signes de détresses si celui-ci a déjà rencontré le militaire auparavant. De plus, en rendant ces rencontres obligatoires cela incitera les hommes en question à passer aux aveux. Ceux-ci ne seront pas jugés par leur confrère, car tout le monde devra passer par ce processus. Enfin, fini les préjugés pour ceux qui sont en détresse psychologique. S’ils ne veulent pas consulter et bien il faut agir et les obliger.

Bref, obliger des rencontres avec des psychologues viendra certainement prévenir le suicide qui honnêtement est beaucoup trop présent dans la société et par le fait même dans l’armée.