samedi 8 décembre 2012

Un ministre qui ne respecte pas les lois…

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Deux mois seulement après sa nomination comme ministre de l’Environnement par le gouvernement Marois, le député de Sainte-Marie-Saint-Jacques est en conflit d’intérêts. En effet, les médias ont révélé que Daniel Breton a fait l’objet de plusieurs condamnations dernièrement. Parmi celles-ci, on note trois fraudes à l’assurance emploi pour fausses déclarations à la Loi de l’assurance emploi, des loyers impayés et de grands excès de vitesse.

À la suite de ces allégations, les partis d’opposition sont rapidement montés aux barricades et ont réclamé la démission du nouveau ministre. Selon, Yollande James, « Daniel Breton ne respecte pas les lois et règlements du Québec. C'est un multirécidiviste. C'est plus clair que jamais qu'il n'a pas l'autorité morale pour être ministre. »  À ces déclarations, la première ministre a d’abord affirmé être ignorante du passé houleux de son ministre pour finalement confirmer les faits dans la même journée. Breton a, quant à lui, nié les faits en bloc pour ensuite avouer certains délits.

Or, Pauline Marois soutient depuis les élections une politique de « tolérance zéro » en ce qui concerne la probité de son équipe. Je me questionne donc, à la suite de ces révélations, sur ce que savait réellement la première ministre à ce sujet. En effet, tous les députés font l’objet de vérifications par la Sureté du Québec et sont dans l’obligation de révéler toutes informations susceptibles de mettre le parti dans l’embarras. Ainsi, la première ministre a-t-elle préféré fermer les yeux ou est-ce Daniel Breton qui a menti?

Tout compte fait, confronté à un dilemme éthique, le ministre de l’Environnement a préféré démissionner. Néanmoins, cette situation est grave. Il est inconcevable qu’un ministre ait des démêlés avec la justice. En effet, j’estime que le pouvoir entraine des obligations envers les autres. Or, ce n’est vraisemblablement pas la réflexion de la première ministre. Cette dernière a plutôt fait preuve de sollicitude envers son ministre par son appui à l’Assemblée nationale. Marois croit certainement en la réhabilitation et le pardon. Sinon, quelle valeur l’aurait poussé à soutenir son ministre et à aller à l’encontre des siennes?



1 commentaire:

Chloé Patry-Robitaille a dit…

En effet, Pauline Marois croit au pardon puisqu'elle s'est exprimé sur le cas de M. Breton : «Tout le monde a droit à l'erreur et au pardon»[1]. Il s'agit peut-être seulement d'un moyen de bien paraître pour Marois, mais je pense qu'il est mieux d'avoir un vrai écologiste comme ministre de l'Environnement qu'un homme d'affaires qui ne connait pas le domaine. Je crois aussi que les actes de l'ex-ministre sont graves. Cependant, je ne crois pas que se sont les médias qui ont trouvé cette information, mais plutôt les libéraux qui n'acceptait pas de voir un écologiste comme ministre : « Cette démission est une victoire pour l'opposition qui réclamait sa tête depuis un moment déjà en réaction à des allégations d'ingérence au BAPE »[2]. Il était bien facile pour eux de fournir l'information aux médias...

[1] http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/national/archives/2012/11/20121129-094347.html
[2] http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2012/11/29/002-breton-explication-defense.shtml