samedi 8 décembre 2012

Les choix

Dans quelques mois, je porterai une toge et un mortier, donnerai une vigoureuse poignée de main à mon recteur, recevrai de ses mains mon diplôme et serai prête à entreprendre une nouvelle étape, celle d'occuper une carrière et ainsi recevoir suffisamment d'argent pour vivre aisément. Avec un diplôme, un domaine particulier s'ouvre à moi.

Voilà donc comment, à l'aube de nos vingt ans, façonnés par un discours plus au moins hermétique et unilatéral de nos parents, nous en sommes venus à choisir l'université. Puis, de nos traits de personnalités, de nos valeurs, nos intérêts, de nos goûts et de nos envies, nous avons choisi un domaine. À ce moment, plus ou moins conscient, ce choix modèlera une énorme partie de notre existence future. Nos 35 prochaines années professionnelles auront comme frontières le champ préalablement choisi. Devrions-nous avoir le vertige, à l'idée de subir nos choix de jeunesses? Devrions-nous plutôt avoir confiance? Semble-t-il qu'il suffit d'avoir le doigt dans l'engrenage, pour que le corps, l'âme et le cœur en entier soient emportés dans le mouvement. Ainsi donc, puisque l'homme s'adapte et se convainc facilement, il est envisageable de traverser une carrière entière sans trop savoir si le métier choisi est le métier parfait. Tel un marathon, il est difficile de s'arrêter en espérant prendre un nouveau départ plus efficace, vaut mieux conserver la cadence effrénée.

Arrive donc la phase de la réflexion, nous pourrons prendre nos distances et ainsi analysez notre carrière avec un peu de recul, sous un nouvel angle. Quelles émotions ressentirons-nous : l'accomplissement, l'indifférence, les regrets, les remords, la fierté, l'honneur?

Il est souhaitable que mes choix d'hier rendent fière la femme que je serai plus tard. Aujourd’hui ma route est déjà entreprise et j'en éprouve une certaine sérénité, qui, je l'espère, se traduira par un épanouissement à long terme.

1 commentaire:

Chloé Patry-Robitaille a dit…

Pour ma part, j'ai un certain vertige par rapport à ma carrière puisque je considère que le domaine que j'ai choisi, le journalisme, est incertain. Cependant, je crois que la passion pourra me mener loin. Il va sans dire que si je me rends compte que je ne suis pas bien dans le métier que j'exerce, je ne vois pas de mal à retourner aux études et je ne crois pas que les choix que j'ai fait jusqu'à maintenant sont irrémédiables, bien au contraire.