jeudi 6 février 2014

Une ministre prise en flagrant délit

Il y a quelques semaines, madame Élaine Zakaïb, ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement a fait face à la Commission Charbonneau. 

Le contexte est que Zakaïb a « nié avoir fermé les yeux sur un stratagème d’investissement qui favorisait Tony Acurso  lorsqu’elle travaillait au Fonds de solidarité FTQ. » (Lecavalier : 2014) Le tout a été révélé grâce à des écoutes électroniques.

La CAQ demande sa démission et plusieurs critiquent sa transparence. D’un point de vue éthique, est-ce que madame Zachaïb a fait l’action qui était la meilleure ? Il est évident que non. 

Par contre, elle n’était pas encore nommée ministre lorsqu’elle a « omis » de dénoncer ces faits. Qui devrait-on juger ? La femme qui a été élue dans un gouvernement ou l’employée de la FTQ ?  Si l’on prend cette situation, peu importe le poste qu’elle occupait, est-ce que c’est en continuant de fermer les yeux comme elle l’a fait qu’on va venir à bout de la corruption ? Je crois que cela fait d’elle une complice de monsieur Acurso. 

La question se pose : est-ce que madame Zachaïb doit démissionner de ses fonctions ? 
Personnellement, je crois que non. Parce qu’elle fait preuve de professionnalisme dans ses actions depuis qu’elle est ministre. De plus, si l’on cherche des ministres et des sous-ministres irrépréhensibles, on va devoir chercher longtemps. Je suis d’avis que la meilleure solution est de la réprimander et de garder un œil sur ses actions.


Qu’en pensez-vous? 

Lecavalier, C. Élaine Zakaïb rencontrée par la procureure en chef de la commission Charbonneau, [En ligne], http://www.journaldequebec.com/2014/01/23/elaine-zakaib-rencontree-par-la-ceic (page consultée le 6 février 2014). 

1 commentaire:

Marie-Noëlle Boucher a dit…

Salut Marie-Sophie,
Je comprends ton point de vue concernant madame Élaine Zakaib. Toutefois, je crois qu’elle devrait démissionner de ses fonctions. Ceci peut sembler comme une solution radicale de ma part, mais c’est à cause de certaines personnes comme elle que la corruption a pris une ampleur incroyable au Québec. Des gens qui ferment les yeux pour se déresponsabiliser, pour ainsi dire « ce n’ai pas moi, je n’ai rien à voir avec ça, je n’étais pas au courant ». Le gouvernement doit remettre les pendules à l’heure et montrer qu’il n’y a aucune tolérance envers le manque de transparence de ses ministres. Bref, je crois qu’accorder des conséquences plus sévères envers certains employés permettrait de diminuer le taux de corruption au Québec