mercredi 5 février 2014

Le français au Québec


L'une des lectures portait sur les valeurs. Dans une section du texte en ligne, on parlait des valeurs québécoises, sujet très discuté au Québec en ce moment étant donné le projet de Mme Marois d’instaurer une charte des valeurs. Dans le texte, l’auteur présentait une liste de valeurs québécoises. Un lien menait à un site du gouvernement présentant les fondements de la société québécoise et le premier fondement de la liste est  « Parler français, une nécessitée ». Cela m’a amenée à réfléchir à « est-ce toujours le cas? » et « est-ce que ce fondement a encore sa place au premier rang? ». À mon avis, le français aura toujours sa place au Québec, mais je ne crois pas qu’il conservera son premier rang. Il ne tient qu’aux Québécois de savoir quelle place il occupera dans les années à venir.

Aux temps de René Lévesque, où l’identité québécoise était à son apogée, le français était très important puisqu’il faisait partie de qui sont les Québécois. Les citoyens considéraient la langue de Molière comme une valeur fondamentale qui caractérisait leur nation et les distinguait. Aujourd’hui, je doute que le français ait toujours autant d’importance et soit encore au premier rang des valeurs québécoises. Malgré les dires du gouvernement, qui écrit sur son site que le français est «un symbole commun d’appartenance à la société québécoise» (Immigration et Communautés culturelles. 2013 : en ligne), il suffit de regarder l’affichage qui regorge de mots anglais, d’écouter la radio qui tourne des chansons anglaises en boucle et d’entendre les gens parler en utilisant un paquet d’anglicismes pour constater l’inverse. Le français a tellement perdu son importance que les immigrants ne prennent pas tous la peine d’apprendre le français, car ils savent qu’ils seront quand même capables de se faire comprendre.

La régression de l’importance du français me saute au visage à chaque fois que je vais à Montréal. Je dois parler en anglais sans même avoir à traverser les douanes et la province. Un autre exemple de son recul est le topo d’Éric Salvail à En mode Salvail. L’animateur s’est promené dans la ville afin de donner des câlins pour la Journée international des câlins et il est arrivé à plusieurs reprises de devoir parler en anglais et de se faire répondre dans cette langue. C’est dans des instants comme ceux-ci que je me demande où est passée la valeur québécoise du français et où sont passés nos fervents défenseurs de la langue française. Je ne peux pas croire que nos ancêtres vont s’être battus pour que nous et le gouvernement laissions la valeur qui nous distingue s’éteindre.


À votre avis, est-ce que le français sera toujours une valeur québécoise et conservera-t-il son rang ?

Sources :
Immigration et Communautés culturelles. 2013. « Parler français, une nécessité». Gouvernement du Québec. 2013. En ligne. http://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/fr/avantages/valeurs-communes/langue-francaise.html. Consulté le 26 janvier 2014.

Immigration et Communautés culturelles. 2013. « Fondements de la société québécoise». Gouvernement du Québec. 2013. En ligne. http://www.quebecinterculturel.gouv.qc.ca/fr/valeurs-fondements/index.html. Consulté le 26 janvier 2014.

Éric Salvail. 2014. «Émission du 21 janvier 2014 – Hélène Bourgeois-Leclerc et Rachid Badouri». V Télé. 21 janvier 2014. En ligne. http://vtele.ca/videos/en-mode-salvail/helene-bougeois-leclerc-et-rachid-badouri_69555.php. Consulté le 26 janvier 2014.

3 commentaires:

Francois-Olivier Marquis a dit…

Est-ce que le français est en péril au Québec? Non, je ne crois pas. Du moins, pas encore.

Est-ce que le français est en péril à Montréal? Oui! Il ne suffit que d'un passage dans la métropole pour se rendre compte de l'importance qu'a pris la langue anglaise au cours des dernières années.

Cependant, l'accent est souvent mis sur des détails anodins qui, dans les faits, n'attaque pas vraiment la langue française (voir l'utilisation du mot pasta dans les restaurants montréalais).

Le débat devrait être centré davantage sur l'utilisation de l'anglais dans les milieux de travail et dans le système scolaire.

Difficile de nier que l'anglais occupe une place de plus en plus importante au Québec. Bien sûr, ce bilinguisme apporte son lot de problèmes, mais pourquoi ne pas voir ses bons côtés également.

Le Québec, par son histoire et sa situation géographique particulière, manque d'ouverture sur le monde de peur de perdre sa propre identité. Si on continue de garder les fenêtres de la province fermées, ça va commencer à sentir le renfermer!

Étienne Roy a dit…

Très intéressant comme sujet, est-ce que le français est toujours important ? Je crois que oui, est-ce qu’il le sera toujours dans le futur, j’en doute. Mais, j’ai un exemple frappant dans le domaine sportif de l’importance qu’accordaient les Québécois au français le 17 janvier 2011. Cette date est la date du congédiement de l’entraîneur-chef du Canadien de Montréal, Jacques Martin, il est alors remplacé par un entraîneur anglophone, son adjoint Randy Cunneyworth. Cette décision de placer un entraîneur anglophone à la tête de l’équipe en a été une très controversée auprès des médias, mais surtout auprès des partisans. La décision n’était pas controversée parce que cet entraîneur n’était pas compétent, mais à cause qu’il était unilingue anglophone. Pour bien des Québécois, l’entraîneur de cette équipe doit parler français pour être capable de bien communiquer à la population. Autre fait, l’ancien capitaine du CH, Saku Koivu a souvent été critiqué parce qu’il ne savait que quelques mots de français.

Blogger a dit…

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