mercredi 26 février 2014

Le mal d'un homme


L’autre jour, je suis tombée sur une nouvelle émission à Canal Vie. Il s’agit de Cris du Cœur, qui relate des événements de québécois qui ont vécu des situations très difficiles. Le cas qui m’intéresse cependant est celui de Pascal Lacoste, soldat qui a servi lors de la guerre en Bosnie. Pour vous mettre un peu en contexte, Pascal est un soldat des Forces armées canadiennes. Lors d’un voyage humanitaire au Timor oriental (archipel indonésien), il est terrassé par une forte fièvre. C’est à ce moment que ses problèmes ne font que commencer. Lorsqu’il demande de l’aide à l’armée puisqu’il souffre terriblement, celle-ci ne le prend pas au sérieux et il ne reçoit aucune aide. Grâce à un docteur qui a cru Pascal, cette dernier a réalisé que Pascal avait de l’uranium dans son sang, du aux résidus d’uranium dans les airs lors de son déploiement en Bosnie. Comble de tout, l’armée était au courant depuis tout ce temps du mal de Pascal, un mal dévastateur. Celui-ci s’est donc battu aux noms d’une aide aux soldats en faisant la grève de la faim. Ce qu’il voulait était simple : que les soldats reçoivent l’aide dont ils ont besoin. Lors des premières journées de sa grève de la faim, le ministre des Anciens Combattants, Steven Blaney, propose de soigner Pascal pour qu’il cesse sa grève de faim. Mais Pascal n’est pas satisfait et veut des soins pour tous les soldats, et non pas seulement pour lui-même. C’est donc au nom de la solidarité et de la collectivité que Pascal s’est battu. Steven Blaney revient quelques jours plus tard et propose à Pascal l’accord que celui-ci a toujours rêvé : des soins adaptés pour lui-même, des soins pour ses frères de combat, ainsi qu’un comité consultatif. Il était prêt à mourir pour faire entendre sa cause.

Et vous, vous seriez-vous battu comme Pascal l’a fait au nom de la solidarité ? Trouvez-vous qu’une grève de la faim est exagérée pour défendre ce en quoi nous croyons fermement ? Trouvez-vous que l’armée a manqué d’éthique en ne divulguant pas à Pascal ce dont il était atteint ?

1 commentaire:

Alain-Pier Kelly a dit…

Je trouve cette histoire particulièrement triste du fait qu'une organisation gouvernementale disposant de grand moyen financier, comme l'Armée Canadienne, ne soit pas en mesure de donner les soins requis à leurs soldats malades. En plus, pour ce faire entendre, le soldat à dû faire une grève de la faim alors qu'il avait déjà la santé fragile. Je trouve que l'Armée a pris ses responsabilités très à la légère et des punitions auraient dû être attribuées au décideur fautif. Pour ma part, je ne sais pas ce que j'aurais fait dans la situation du soldat, mais chose certaine, avant d'entreprendre des démarches contre une si grande organisation, j'aurais pris du repos pour avoir une bonne santé.