jeudi 13 février 2014

Sois belle et performe

Eugénie Bouchard est partout dans les médias dernièrement. Il est même possible de la voir dans une publicité qui cherche à nous faire croire qu’elle déguste une assiette de croquettes avant d’aller à l’entrainement. Depuis l’ouverture des Jeux Olympiques de Sotchi, ce sont les trois sœurs Dufour-Lapointe que la télévision internationale s’arrache. Le Québec a de quoi être fier!

Sans remettre en cause le travail acharné et les histoires remarquables de ces athlètes, on peut tout de même se demander si le buzz autour d’elles aurait été de la même importance si leur beauté physique ne faisait pas autant l’unanimité chez les amateurs.

La journaliste du magazine TIME, Eliana Dockterman se demande s’il existe une injustice entre les athlètes masculins et féminins en ce qui a trait au marketing. Pour que les commanditaires s’intéressent à eux, les femmes ont-elles réellement besoin de soigner davantage leur apparence que les hommes? À en croire les actions de la Women National Basketball Association (WNBA), il semblerait que oui puisque la ligue offre des cours de maquillage aux joueuses recrues en espérant aller chercher l’intérêt de la clientèle masculine.

C’est connu, les olympiens, en grande majorité, ne roulent pas sur l’or. La visibilité ne peut pas faire de tort à ceux et celles qui comptent sur les commandites pour payer une partie de leur entrainement éprouvant. Enlever quelques couches de vêtements peut alors devenir une option pour certaines puisque le corps de la femme vend très bien.

Est-ce plus facile pour un homme d’être reconnu pour ses performances? Est-il normal de donner plus de visibilité aux athlètes sexy?


Je vous laisse avec une entrevue d'Eugènie Bouchard, loin du terrain de tennis.


Source : Eliana Dockterman. 2014. Medals aren’t enough : female olympians still have to sell sexiness. En ligne : http://keepingscore.blogs.time.com/2014/02/10/medals-arent-enough-female-olympians-still-have-to-sell-sexiness/, page consultée le 13 février 2014.

1 commentaire:

Marie-Philip Chaput a dit…

Si un magazine souhaite s’entretenir avec de jeunes athlètes féminines et que le but de l’entrevue est défini à l’avance et que celui-ci est de connaître ces sportives sous un nouveau jour en leur posant des questions sur leurs vêtements, leurs accessoires favoris et leurs produits de beauté, je ne vois pas le mal là-dedans. Si nous prenons en exemple, Eugénie Bouchard. La jeune fille n’arrête pas de se poser en robe, lors de soirées glamours. Il était clair que les médias allaient s’emparer de cette image qu’elle projette. Il y a aussi les sœurs Dufour-Lapointe qui sont très certainement les nouvelles chouchoutes du Québec. Ces dernières ont dit en entrevue vouloir se partir une compagnie de maquillage. Où est le mal? Qu’on le veuille ou non, elles projettent une image qui attire les médias à leur poser ce genre de questions. Est-ce que c’est grave? Est-ce que leurs capacités sportives sont remises en doutes? Je ne crois pas. La seule chose que je déplore, c’est le moment que les journalistes choisissent pour poser ce genre de questions.

Je ne conçois pas encore qu’une journaliste ait pu demander à Eugénie Bouchard, après sa victoire en quart de finale à l’Open d’Australie, avec qui elle aimerait avoir un rendez-vous amoureux! Je crois qu’il y a un temps et un moment pour parler de ces choses-là en entrevue.