vendredi 14 février 2014

Ces gens qui me font saigner du nez: Épisode 2


Bonjour les blogueurs et les blogueuses,

Pour ce deuxième épisode de la série, j'ai décidé de raconter ma soirée d'avant hier. Pourquoi?
 
1. L'actualité ne me parlait pas beaucoup aujourd'hui. Bon, j'aurais pu élaborer sur le cas de Michel Fournier, l'ex-dirigeant de la Société des ponts fédéraux. Je préfère cependant vous laisser le plaisir de découvrir cette canaille par vous-même.
2. J'ai rencontré l'antonyme du mot respect hier. Il porte bel et bien un nom: l'énergumène.

D'abord, lançons la question éthique.
 Lorsque l'on est invité chez une personne que l'on ne connait pas, comment doit-on se comporter? Quelles règles doivent dicter nos agissements? Doit-on se faire discret ou faire sa place? 

Voici ce qui m'est arrivé.

Un ami à moi a terminé son examen du barreau du Québec et voulait célébrer le tout. Je l'invite donc à la maison pour quelques consommations. Il m'indique qu'un ami du barreau viendra avec lui. Pas de problème! De toute façon, plus on est de fous, plus on rit.

L'énergumène franchit la porte du 301 vers 21h45. Dès son entrée, on sent qu'il est un peu trop à l'aise. Il lance quelques propos ici et là sur ma décoration intérieure et me questionne sur mon orientation sexuelle. Bref, rien d'alarmant pour l'instant. Le gosier bien asséché, la bière allait me faire oublier cet épisode.
 

Entre quelques
 shots et des histoires invraisemblables (le genre d'histoire où l'on roule des yeux en acquiesçant), l'énergumène tentait de prendre le contrôle du spectacle. C'est alors qu'il décide de voler des supports à linge dans ma garde-robe en revenant de la salle de bain. La «joke» du support consistait à insérer l'objet en question dans le col du gilet que nous portions. La farce était plutôt supportable. En réalité, ce qui m'a dérangé, c'est le fait qu'il laisse tomber une de mes chemises par terre dans la garde-robe pour procéder à cette farce.

On passe l'éponge, on oublie ça.

Quelques consommations plus tard, il décide qu'il ne boit plus ses fonds de verre. Il égoutte donc son verre directement sur le plancher du salon. Je lui demande d'arrêter. Il réplique que ce n'est pas grave. « Ce n'est pas moi qui ferai le ménage demain », dit-il. Nous avons donc tous éclaté de rire en cœur (sentez ici le sarcasme dans mes propos).

On passe l'éponge, on oublie ça.

Mon colocataire entre après une grosse journée au boulot. Je lui offre une bière. Alors qu'il plonge dans le sac de bretzels, l'énergumène souhaite en manger. Il en prend une poignée à son tour et en échappe partout. Il se met à rire et s'exclame: «j'espère que votre femme de ménage va passer demain matin»! Il laisse le tout sur le plancher.

On passe l'éponge, mais ça bouille en dedans.

Je vous lance la question.
 Comment auriez-vous réagi? Pour ma part, je me suis trouvé plutôt patient. Bref, je vous épargne le restant de la soirée, ce qui s'est passé au bar m'a fait complètement saigner du nez.. 

3 commentaires:

Marie-Lee Cotton a dit…

Je suis d'accord avec toi quand tu dis que tu as été patient avec l'individu dont ton histoire nous fait part. Personnellement, je crois que tu aurais été en droit de lui faire comprendre ta réelle façon de penser. À mon avis, il est possible de tout dire dans la vie, mais il s'agit de choisir la façon... En pesant bien tes mots, peut-être qu'il aurait fini par comprendre que son comportement était inacceptable, malgré le fait qu'il semblait particulièrement mal élevé.

Audréane Lafond a dit…

Bien que j’apprécie beaucoup ton billet et le mot « énergumène » en soi, je ne crois pas que ce soit le plus approprié pour décrire l’individu auquel tu a du faire face.

Par définition, il s’agirait alors d’une personne exaltée, qui, sous l’effet de l’enthousiasme et/ou de la colère, crie et gesticule beaucoup. S’agit-il vraiment là de « l’antonyme du mot respect? » Je ne pense pas. Il nous arrivera certainement à tous d’avoir nos moments de grandes excitations et d’y réagir en déplaçant plus d’air qu’à l’habitude. Quand on y pense, c’est tout à fait normal. Ça peut toujours passer, j’imagine, si le respect d’autrui n’est pas bafoué.

À ce que je peux voir, ce gars qui a franchit la porte de ton appartement mercredi passé était définitivement agité, mais je lui accolerais une autre caractéristique « qu’énergumène ». J’irais pour … l’arrogant, l’insolent. Le gars qu’on ré-invite pas. Jamais. Le gars qu’on oublie dehors, la porte barrée. Le gars qui se mériterait un vingt minutes sur le banc pour non-respect des règles de vie, si c’était possible.

Selon moi, ton sang froid est remarquable, vraiment. Rester zen à ce point là, c'est impressionnant. Tu fait du yoga? Sérieusement, certain diront peut-être qu’il a agit ainsi en étant mené par un manque de confiance en soi, un besoin d’épater la galerie pour se prouver à lui-même.

Peut-être est-ce une partie du problème, en effet. Par contre, et pour en revenir aux notions éthiques, il s’agit d’un manque d’empathie et de considération d’autrui, d’abord et avant tout. En rien de tels agissements ne devraient être encouragés, que ce soit simplement dans une soirée comme celle-ci ou en milieu de travail, par exemple.

Il te répond que « c’est juste une blague? » et bien même en humour, il y a des lois non écrites ! Des choses qui, dans des situations d’échanges, « ne se font juste pas ». Des erreurs de jugements ou d’interprétation, ça arrive à tout le monde. Mais là, ce n’est pas comme s’il avait manqué de tact juste une fois !

« Être un peu trop à l’aise », comme tu le décris en début de billet, est, selon moi, déjà la preuve d’un manque d’intelligence sociale.

Personnellement, je suis d’avis que l’empathie, c’est la clé. L’empathie, c’est ce qui nous rend humain en grande partie.

Vivre et laisser vivre, oui, bien sur. Mais vivre et laisser « bien vivre » c’est encore mieux.

Ps ; j’espère que ton nez va bien.

Valérie Denuzière a dit…

Personnellement, moi je lui aurais dit ce qui m'aurait agacé. Il n'y a rien de mieux que la franchise. Faire comme si tout allait bien quand ce n'est pas le cas, c'est un peu de mauvaise foi selon moi. Je sais que ce n'est pas toujours facile de dire ce que l'on pense, mais personnellement si j'étais le gars j'aimerais bien qu'on me dise que je suis agacante au lieu de ne pas le savoir et de continuer...

Je ne trouve pas non plus que le mot « énergumène » est très approprié. Je suis d'accord avec Audréane, arrogant ou insolent serait un mot plus juste.