dimanche 16 février 2014

Nos athlètes, nos exploits !

Quand je vois arriver les Jeux olympiques, je vois surtout les valeurs de tout un pays se révéler. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j’ai souvent l’impression que nous ne sommes pas une population aussi fière et patriotique que peuvent l'être d'autres pays, par exemple. Toutefois, pendant les Jeux olympiques une vague de fierté se fait sentir. Que ce soit après les performances d'un Alexandre Bilodeau, d’un Charles Hamelin ou d'un trio de sœurs Dufour-Lapointe, les populations canadiennes et québécoises font ressortir des valeurs qui les identifient à leur pays. Des valeurs d’appartenances à une société qui a à cœur le courage et les efforts que les athlètes olympiques déploient durant des années afin de représenter au mieux le Canada.

J’ai l’impression que nous sommes un pays qui a besoin de moments rassembleurs comme les Jeux olympiques pour retrouver notre sentiment d’appartenance. Qui ne ressent pas un sentiment de fierté en entendant notre hymne national, lorsque l’un de nos chers athlètes canadiens monte sur la première marche du podium ? On sent que nous venons d'accomplir quelque chose de beau et de grand, grâce à quelqu'un de chez nous. Quand un athlète canadien remporte une médaille, on dit rarement à son entourage « Charles Hamelin en a remporté une de plus », on dit plutôt « ON en a remporté une de plus ». Comme si nous étions partie prenante du succès de nos athlètes. 

Ce qui est spécial avec le Canada et le Québec, c'est que nous ne faisons pas qu’aimer nos athlètes. Lorsque ces derniers se démarquent, nous les adoptons littéralement. On les admire et l’on veut vivre avec eux chacune de leurs réussites. Malgré le rythme de vie effréné des gens, les Jeux olympiques savent comment faire réagir à l’unisson une population. Rappelez-vous en 2010 lors des Jeux olympiques de Vancouver quand Sydney Crosby a compté le but gagnant, lors de la finale de hockey masculine. Le Canada en entier était à l’écoute de ce match et tous les spectateurs ont hurlé de joie en même temps, lorsque l’heureuse conclusion est arrivée. Tout ce qui se dégageait du pays à ce moment-là était synonyme de bonheur et de fierté.

2 commentaires:

Éliane B a dit…

Comme toi, je crois que les Jeux olympiques sont rassembleurs. Lorsque nos athlètes se démarquent, nous affirmons avec fierté qu’ils sont canadiens. En effet, je crois aussi que nous sommes peut-être moins patriotiques que certains autres pays, comme les États-Unis, qui affichent leur drapeau avec fierté à la grandeur de leur territoire. Cependant, lorsqu’il est question de sport, nous sommes fiers de nos athlètes qu’ils soient Canadiens ou Québécois. Je crois que ce genre d’évènement me fait réaliser d’où je viens et me rend fière de mon pays. Je trouve intéressant de voir le talent que peuvent avoir les athlètes canadiens et de voir qu’ils se démarquent ainsi dans une compétition mondiale.

Marie-Hélène Piaud a dit…

Je pense comme vous. Les Jeux olympiques sont rassembleurs. Tous les quatre ans, cette trêve permet de voir des sports peu diffusés, de connaître d’autres athlètes et de découvrir d’autres pays. De toute évidence, les Jeux rapprochent les Canadiens et les Québécois. D’ailleurs, on peut voir plusieurs personnes portant des mitaines avec la fleur d’érable. Même, le populaire blogue « Ton Petit Look » a créé un look spécial J.O aux couleurs de notre glorieux pays pour encourager nos athlètes canadiens (Sara Maude DB; 2014).

Toutefois, une phrase dans ton texte m’a plus interpellé : « Quand un athlète canadien remporte une médaille, on dit rarement à son entourage “Charles Hamelin en a remporté une de plus”, on dit plutôt “ON en a remporté une de plus”. » C’est un phénomène que je trouve intéressant puisque souvent les médias, notamment Radio Canada, vont dire « le Canada a remporté une médaille d’or » alors qu’ils devraient plutôt dire « X a offert une médaille d’or au Canada. » On pourrait facilement y voir une des techniques classiques de propagande moderne visant ici à renforcer l’unité nationale (Edward Bernays ; 2007). Une confirmation de cela est obtenue lorsque l’athlète perd : les médias vont dire par exemple que « François Hamelin a bêtement chuté dans un virage » (La Presse Canadienne ; 18 février 2014). L’athlète perd et le Canada gagne. La sémantique utilisée n’est sans doute pas un hasard. Bien que l’unité nationale est souhaitable, il reste que c’est dans les moments d’adversité et de cruelle déception que ces athlètes ont le plus besoin de notre réel soutien.