mercredi 5 février 2014

Vers la fin du syndicalisme?

Je vais vous le dire tout de suite, je ne crois pas que la fin du syndicalisme soit pour bientôt, car il fait partie historiquement des valeurs québécoise. 

Il semble toutefois de moins en moins populaire chez les jeunes qui seront les futurs travailleurs. Personnellement, je ne connais pas tout le monde, loin de là. Mais, je ne connais personne de mon âge ou dans les alentours qui sont pour le syndicalisme. Dans notre génération, le constat semble être très négatif envers ce mouvement qui a eu une importance majeure à une certaine époque au Québec.

Personnellement, je n'ai jamais été syndiqué et j'en suis bien heureux, mais je ne peux pas commenté réellement le fait de l'être. Toutefois, après avoir entendu plusieurs personnes qui le sont ou qui l'ont été et personne ne semblait heureux de ça.

On peut à un certain point comparé les syndicats ou Sénat canadien. Sa remise en question mérite d'être étudiée. Je ne crois pas nécessairement qu'il faut abolir les syndicats (comme le Sénat), mais il faut revoir son mandat et son rôle.

Dans le cadre d'une activité professionnelle dans laquelle je participais à titre d'étudiant, je discutais avec un jeune travailleur qui était en stage dans une entreprise dans laquelle il désire obtenir un emploi. Il m'expliquait que les tâches qu'il effectuait ne pouvaient être vues par le public car il n'était pas syndiqué... j'étais profondément outré par ce qu'il me disait.

Bref, y aura-il disparition, transformation ou statu quo avec cette baisse de popularité?


5 commentaires:

Valerie D. a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Valerie D. a dit…

Je dois malheureusement dire que je suis contre ton point de vue, Mathieu. Bien que le syndicalisme ait ses pours et ses contres, de plus en plus d'employés d'entreprises veulent se syndiquer. Les syndicates n'existent pas seulement dans le but de lutter contre la privatisation, la sous-traitance, mais se préoccupe également de la santé-sécurité, des négociations collectives, etc.

Je suis syndiquée. Je travaille pour une entreprise syndiquée, sans la nommer, et grâce à cela je profite de meilleures conditions de travail, à comparer à d'autres entreprises non syndiquées où j'ai pu travailler, et j'en suis bien heureuse. Pour parler d'un cas concret sans dire qui, quelqu'un de mon entourage a gagné sa cause en cour grâce au syndicat de l'entreprise où il travaille. Ce dernier a déposé à la Commission des lésions professionnelles une requête par laquelle il contestait une décision de la CSST. La personne en question, représentée par un employé du syndicat, à gagné sa cause. Si ce n'était pas du syndicat, il l'aurait perdue, puisque l'employeur était lui-même en cour pour contester son témoignage.

Cela dit, ce cas m'a fait réfléchir à propos des syndicats, car malgré le mal que les gens en pensent, il a de bons côtés à être syndiqués, et parfois, ça peut sauver notre carrière ou notre santé.

À méditer !

Jessica Audet-Delarosbil a dit…

Je suis d'accord avec Valérie !

Cependant, ce sujet m'amène à me questionner quant à la connaissance du syndicalisme, de la part des jeunes de notre âge.

Pour ma part, je ne m'y connais pas beaucoup. De ce fait, je me demande s'il est vraiment pertinent d'adhérer ou non à un syndicat puisqu'il semble y avoir autant de bons que de mauvais côtés.

Martine Perron a dit…

Besoin de Syndicats ?

La prise de position par rapport à la présence d’un syndicat dans une entreprise ne s’arrête pas seulement à ses fonctions, mais également à l’environnement dans lequel est liée une organisation. Lorsqu’on regarde l’histoire du Québec, il vrai que l’existence des syndicats à déjà eu sa place, cependant, je crois que les conditions actuelles du marché du travail ne justifient plus leurs présences.

Je travaille pour une entreprise syndiquée, donc obligatoirement, je suis syndiquée. Déjà au départ, je crois que nous devrions avoir le choix d’être syndiquées ou non lorsque nous entrons dans une organisation. Il s’agit tout de même d’un montant retiré de ton salaire. D’une autre part, le marché du travail au Québec est également régi par les normes du travail afin de s’assurer que tous les travailleurs ont accès à des conditions de travail respectables.

Par ailleurs, je crois que la convention collective est trop généreuse. Par exemple, nous n’avons pas de limite de journée de maladie, et toutes les journées non travaillées pour maladie sont payées. Comme dans chaque société, il y a des individus dans notre organisation qui profite de ces avantages et qui manque jusqu’à 105 heures de travail pour maladie. Cela correspond à 3 semaines complètes de travail ! L’impact n’est pas seulement nuisible au niveau financier, mais également pour les collègues qui doivent supporter la tâche de la personne durant son absence. Et oui, ce n’est pas tous le monde qui pense à l’impact sur leurs collègues.

Je crois également que les syndicats n’ont plus leur place, car en plus des normes de travail qui protège un minimum de conditions, la situation de concurrence auxquels les entreprises font actuelle face, les obliges a offrir des conditions de travail avantageuses dans le but d’attirer plus d’employés à se joindre à l’organisation ou dans le but de les conserver.

Valerie D. a dit…

Je ne suis pas d'accord... Je veux dire, on a le choix d'être syndiqué ou non à quelque part. Rien ne vous oblige à travailler pour une entreprise syndiquée ! Il y en a des tonnes d'entreprises non syndiquées, pour moi, on a toujours le choix.

Les conditions actuelles du marché justifient toujours la présence des syndicats. Par exemple, pour mon poste actuel, je n'aurais jamais un si bon salaire que dans une entreprise non syndiquée. Oui, les normes du travail actuelle prévoient un salaire minimum, mais sérieusement, beaucoup d'entreprises profitent des gens, et voilà pourquoi les syndicats existent. Pourquoi de plus en plus d'employés de Walmart veulent se syndiquer? Avez-vous déjà entendu qu'un journaliste s'était infiltré durant trois mois chez Walmart afin d'y travailler pour y découvrir de "piètres" conditions? Et oui, les meetings où on pousse chaque matin les employés à performer, les entrevues d'embauche en groupe où on décourage déjà les candidats à ouvrir un dossier à la CSST en cas d'accident de travail? Oui, il y a des normes imposées par la Commission des normes du travail. Maintenant, est-ce que TOUS les employeurs les suivent? Et s'ils les suivaient, c'est toujours le minimum dans le but de faire de l'argent. En tant qu'employée syndiquée, j'ai des pauses payées, des vacances payées, des congés mobiles, un bon salaire, et bien d'autres avantages, même en tant qu'employée occasionnelle. D'un autre côté, dans mes anciens emplois où j'étais non syndiquée, il m'est souvent arrivé de travailler 7h en ligne et de n'avoir que 30 minutes de pauses même pas payées, un salaire minimum, des vacances à mes frais, pas de congés mobiles, etc. Les normes du travail n'obligent qu'un certain minimum. Il y a des normes de travail "respectables", et des normes de travail agréables.

« Par ailleurs, je crois que la convention collective est trop généreuse. Par exemple, nous n’avons pas de limite de journée de maladie, et toutes les journées non travaillées pour maladie sont payées. ». Toutes les conventions collectives sont différentes! Elles ne sont pas toutes comme celle que vous décrivez. Il ne faut pas là, généraliser.