jeudi 7 février 2013

L'éthique sur Facebook ?


Depuis le début du cours d’éthique, j’essaie tant bien que mal de discerner des enjeux éthiques au tour de moi. À chaque fois, j’en viens à me demander s’il s’agit réellement d’un cas éthique et le doute plane. Mais voilà qu’hier, en déroulant mon fil d’actualités sur Facebook, je suis tombé sur ce message :

On est qui nous pour juger les autres? Avant de juger, prends ta vie et échange-la contre l’autre et fais son chemin de vie. Trébuche où il a trébuché et relève-toi comme il a su le faire et ensuite tu comprendras son chemin de vie. Et là, et seulement là, tu pourras juger sa vie ou ses décisions. Tu comprendras beaucoup mieux ses choix et ses raisons après avoir vécu sa réalité. (À qui de droit)

D’abord, ce « statut » m’a frappé. Il m’a frappé de par sa sincérité et de sa profonde réflexion. Mais il m’a également frappé à cause de la tristesse ressentie. Sans avoir à réfléchir, j’ai pensé à l’éthique. Lors du dernier cours, soit celui représentant la première séance officielle, on a dit que l’éthique reposait sur le système de valeurs d’un individu. Ici, on s’aperçoit que le respect est très important pour cette personne.

Laissez-moi imaginer et vous partager ce que serait la réalité d’un rassemblement comme Facebook si c’était applicable dans la vie de tous les jours. Imaginez.
Imaginez un terrain de jeux. Oui, ce même terrain de jeux qu’on retrouve dans un parc avec tous ces jeux psychomoteurs et tous ces différents enfants. Imaginez. Imaginez des enfants, de toutes les races, de partout dans le monde, à des âges différents. Imaginez leur réalité, toute différente l’une de l’autre. Des enfants pauvres, d’autres millionnaires. Des enfants avec parents et des enfants sans. Des jeunes souriants, d’autres d’éternels pessimistes. Imaginez. Mettez-vous à la place d’un enfant qui, tout nouveau dans ce monde, tente de s’amuser harmonieusement avec les autres. Mais voilà qu’il se rend compte que les autres ne sont pas comme il le croit. Certains n’attendent juste qu’il tombe pour rigoler. D’autres le dévisagent parce qu’il porte de vieux vêtements. Et voilà que deux préadolescents s’approchent de lui et le frappent violemment. Tous rigolent, sauf deux jeunes qui viennent à sa rescousse. Imaginez.
Pourquoi cette comparaison, me demanderez-vous? Simplement pour vous démontrer la réalité Facebook. Tous se partagent une plateforme où une pluralité de gens, plus différents les uns que les autres, ont des idées et des valeurs différentes. Toutefois, cette plateforme nous propose ce que la vraie vie ne fait pas : la possibilité de s’affirmer et de clamer explicitement ce qu’on est et ce qu’on prône. Bref, on peut imposer aux autres ce que l’on est, afficher qui on est, sans avoir peur. Après tout, si les autres ne sont pas en accord avec nos choix, que font-ils encore dans notre liste d’amis ?

On juge souvent les réseaux sociaux en affirmant qu’ils contribuent à la détérioration des relations interpersonnelles. Ne croyez-vous pas que ces réseaux peuvent toutefois permettre aux gens d’identifier ceux qui ne leur correspondent pas et ceux qui pourraient potentiellement devenir des personnes de confiance ?

Et vous ? Pensez-vous que Facebook (ou tout autre réseau social) soit un endroit où il est plus facile de faire des choix éthiques ou, au contraire, l’éthique perd-elle littéralement tout son sens ?

2 commentaires:

M a dit…

Premièrement ton billet est vraiment intéressant ! Deuxièmement, ce qui m'a accrochée c'est le fait que les médias sociaux sont un lieu pour s'affirmer et s'exprimer. Tu as raison sur ce point, Facebook permet de nous exprimer et de montrer ce que nous sommes vraiment, si nous le voulons. Par exemple, par des citations, des images, des réflexions. Également, nous choisissons À QUI nous allons NOUS montrer. Certaines personnes préfèrent, par exemple, avoir 100 amis afin d'exposer des choses plus personnelles ou vice versa.
Personnellement, c'est la facette de Facebook que je préfère. S'il est bien utilisé, il peut devenir un élément de création et d'expression créative.
Maryse Lamontagne

Josiane Chabot a dit…

Facebook n'a pas la même utilité pour tous... ce que je veux dire par là, c'est que certains publient tous les jours et d'autres seulement quelques fois dans la semaine. Certains écrivent des pensées plus générales et d'autres parlent de leur vie privée ouvertement. C'est à chacun de nous de choisir ce que l'on veut véhiculer comme image. On dit souvent qu'une image vaut mille mots, donc certains préfèrent mettre des photos et ne rien écrire... Il reste tout de même qu'avec Facebook, nous avons la possibilité de choisir qui nous voulons comme amis et à qui nous voulons montrer ce que nous publions. Je ne sais pas jusqu'à quel point il s'agit d'éthique. Peut-être que l'éthique en soi est simplement les choix que nous faisons lorsque nous décidons de publier quelque chose, donc le contenu en tant que tel. J'imagine par exemple qu'une certaine publication peut être éthique et ne pas l'être pour toi. C'est là qu'il faut se demander où est la limite de ce qui est éthique ou pas sur les réseaux sociaux.