jeudi 7 février 2013

Harcèlement au travail.


Le harcèlement en milieu de travail semble être plus présent qu’on le pense dans les entreprises. Cela peut paraître tant au niveau de petits commentaires mesquins que du harcèlement psychologique. Le harcèlement au milieu de travail peut développer des maladies telles que la dépression, le stress post-traumatique, les idées suicidaires, etc. (Gava, 2013, en ligne). Ce même auteur affirme qu’entre 25 et 50% des « mises en invalidité dans le régime général des pathologies psychiatriques sont liées au travail » (Gava, 2013, en ligne). Il faut alors que des mesures soient prises pour éviter que la situation ne dégénère.

En Belgique, un projet de loi a été déposé pour renforcer la loi actuelle sur le harcèlement au travail et remédier à la situation. Environ 11% des travailleurs « se déclarent harcelés au travail » (Belga, 2013, en ligne). Quelle sera la pénitence pour ces harceleurs? « Les personnes qui se rendent coupables de harcèlement au travail pourront se voir condamnées à payer six mois de salaire brut à leur victime » (Belga, 2013, en ligne).

Ce qui me vient tout de suite en tête c’est que de faire payer (monétairement) des travailleurs pour ce qu’ils ont fait n’est peut-être pas la solution idéale. Est-ce que ça prendrait plus de professionnelles de la santé, comme des psychologues, en milieu de travail? Certaines entreprises paient des masseurs sur l’heure du dîner pour leurs employés. Pourquoi ne pas offrir les services d’un psychologue ou d’un travail social? Peut-être que les harceleurs vivent des situations difficiles et se défoulent au travail? Nous passons 40 heures par semaine avec les mêmes personnes, est-ce normal qu’elles nous tapent sur les nerfs parfois ?

Selon vous, quelle serait la bonne solution?


Maryse Lamontagne


 


http://www.novethic.fr/novethic/rse_responsabilite_sociale_des_entreprises,ressources_humaines,risques_psychosociaux,les_pathologies_psychiques_liees_travail_encore_peu_reconnues,138909.jsp

3 commentaires:

Judy Drolet-Bolduc a dit…
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Judy Drolet-Bolduc a dit…

Je crois que de faire payer la personne qui harcèle par une indemnisation directement à la victime n'est peut-être pas mauvais en soi. La plupart du temps, il est si difficile pour la victime de dénoncer à son patron, étant donné toute la dynamique de l'équipe de travail et l'environnement, que cela pourrait être une option. Mais je crois qu'il serait pertinent d'envisager plusieurs solutions, dont un soutien psychologique. Si le tout persiste, pourquoi ne pas suspendre l'employé? Allons y de façon graduelle.

Josiane Chabot a dit…

Je crois effectivement que rendre disponible le service de psychologue en milieu de travail pourrait être une bonne solution. Il s'agit de mettre tout de même des limites ainsi que des conditions, afin qu'il n'y ait pas d'abus comme dans beaucoup d'aspects au travail. Dans un autre ordre d'idées, l’indemnisation financière pour les victimes est en partie une solution. C'est-à-dire que c'est une façon pour l'employeur de compatir et par ce signe, il comprend qu'il y a quelque chose d'anormal. Par contre, le geste monétaire n'est pas suffisant. Il faut voir plus loin afin de rendre son personnel heureux et du même fait productif. Chaque compagnie ou institution a sa façon de fonctionner, peut-être pas la meilleure, mais j'imagine que c'est à en parler que le tout va s'améliorer. De nos jours, nombreux sont les gens qui consultent et ce pas nécessairement parce qu'ils ont des problèmes majeurs. Je crois justement qu'il ne faut pas hésiter à en parler, même si souvent c'est très difficile.