dimanche 21 avril 2013

Applebaum « obligé de fermer les yeux »


Un article paru le 18 avril dernier dans Le Devoir m’a jeté par terre. On y raconte que le maire de Montréal, Michael Applebaum, a été « obligé de fermer les yeux » sur le passé douteux de 2 entreprises de génie-conseil citées à la Commission Charbonneau, soit Génivar (maintenant WSP) et Dessau.

La Ville de Montréal a en effet accordé trois contrats totalisant 956 000$ à ces entreprises, sous prétexte que « le temps presse » et qu’aucune autre entreprise ne possédait les prérequis.

« Il faudra s’y faire, raconte le journaliste Marco Fortier, malgré la volonté du gouvernement Marois et des villes de faire le ménage dans l’attribution des contrats, des firmes ayant pris part à la collusion et à la corruption […] continuent de brasser des affaires. »

Les deux autres membres de la coalition au pouvoir à l’Hôtel de Ville de Montréal ont aussi donné leur accord.

« Ce n’est pas de gaieté de cœur que nous avons accordé les contrats, mais il fallait procéder rapidement », déclarait pour sa part Richard Bergeron, chef de Projet Montréal.

Il y a clairement un manque d’éthique ici. C’est incroyable !  Y avait-il vraiment aucune autre entreprise capable d’accomplir ces contrats ? Pourquoi ne pas être allé voir en Ontario ou ailleurs (pour cette fois) ?

Tout ça me choque. Les membres de l’administration Applebaum ont même souligné que les « entreprises propres capables d’exécuter de grands travaux se font rares ». Vous vous imaginez ?

Il est certain que les activités de WSP et Dessau sont maintenant scrutées à la loupe, après les aveux de leurs ex-vice-présidents. Néanmoins, je ne trouve pas cela acceptable.

Rappelons que l’ex-vice-président de Génivar, François Perreault, a reconnu que « la firme a participé à un système de collusion entre toutes les firmes de génie qui faisaient affaire avec Montréal entre 2004 et 2008. »

De son côté, Rosaire Sauriol, de Dessau, a reconnu que l’entreprise a « fait plus de 2 millions de fausses factures pour remplir les coffres des partis politiques à l’aide de prête-noms. »

Source :

Fortier, Marco. 2013. « Montréal est obligée de fermer les yeux ». Le Devoir. En ligne. http://www.ledevoir.com/politique/montreal/376010/montreal-est-obligee-de-fermer-les-yeux. Page consultée le 20 avril 2013.


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