Les médias sociaux sont en plein essor. Par contre, dans l’univers
numérique, comme dans la vie en société, une certaine éthique doit être
respectée. Pourquoi alors voit-on autant de discrimination et de messages
haineux sur Internet? Est-ce qu’il y en a autant dans la « vraie »
vie, mais nous ne les voyons pas? Est-ce plus facile de confronter quelqu’un
sur Internet parce qu’il ne se trouve pas devant nous? Les messages haineux
semblent par contre blesser davantage lorsqu’ils sont rédigés sur Internet que lorsqu’ils
sont dits par la voix. Est-ce parce que les paroles s’envolent et les écrits
restent? Est-ce parce que l’image que nous projetons sur Internet prend une
trop grande importance dans nos vies? Des équipes de la Columbia University et de l’University of
Pittsburgh se penchent présentement sur la question.
« Selon eux, le problème de communication est
induit par le canal lui-même qui, en incitant les gens à se montrer sous leur
meilleur jour, à lustrer leur ego plusieurs fois par jour par le partage d'une
photo, d'un «j'aime» ou d'un commentaire cinglant, tend à surdimensionner leur
confiance en eux et du coup à réduire leur capacité à contrôler leur colère
lorsqu'ils sont placés face à des irritants. » [1]
L’ère du
numérique prend de plus en plus de place, alors si leur hypothèse se trouve
véridique, je n’ai pas vraiment hâte de voir dans 5 ans comment les gens
réagiront. Je crois que le mieux est d’être présent dans les médias sociaux de
façon raisonnable, et de prendre en considération que ce n’est pas le monde
réel.
Les résultats des recherches devraient être publiés sous peu.
1 commentaire:
À la question « est-ce que l’image que nous projetons dans les médias sociaux prend une trop grande importance dans nos vies? », je réponds oui. La valeur du « paraître » incite les gens à poser des actions sur le web. Par exemple, certains individus publient des photos de leur nouvelle voiture, de leur dernier voyage, de leur dernière sortie entre amis, etc. En bref, les gens laissent croire aux autres que tout va bien et qu’ils sont heureux. Ils proposent donc un récit de leur vie qui va parfois à l’encontre de ce qui se passe réellement. Il arrive donc que cela engendre une dissonance cognitive.
Par contre, je crois que les utilisateurs savent que ce monde est superficiel, mais ils se laissent emporter. En effet, comme la plupart des gens agissent de cette manière, ils ne réfléchissent pas à leurs valeurs. Dans cette situation, « suivre sa propre morale signifie être un peu délinquant, être un peu antisociale ». (Cossette, 2012)
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