mardi 7 février 2012

Facebook utilisé par les employeurs, est-ce éthique?


Facebook utilisé par les employeurs, est-ce éthique?

«Depuis que Microsoft a déboursé, le 4 octobre dernier, 240 millions de dollars pour acquérir 1,6% des actions de Facebook, cette entreprise vaut 15 milliards. Cette évaluation a été confirmée un peu plus tard au cours de l'automne 2007 au moment où le chinois Li-ka-Shing, neuvième fortune du monde, a pris une participation de 0,4% au coût de 60 millions.» (Defrêsne : 2008)

Le phénomène Facebook dirige maintenant nos vies et nos activités. Mais son utilisation est-elle toujours honnête et éthique? Certains disent qu’il s’agit d’un média social et que tout ce qui porte le nom de média, est public et dans le but d’être médiatisé. C’est par définition logique. Par contre, entendons-nous sur l’utilisation exacte de Facebook. La manière dont les gens l’utilisent ne coïncide pas avec sa définition. L’humanité a pris facebook comme un journal intime, ou rencontres et réseautage étaient mis de l’avant. Mais que fait-on de l’utilisation que les employeurs en font par rapport à leurs employés. Je ne repose pas mes affirmations sur la simple implication des employeurs, les employés en sont tout aussi responsables. Votre employeur devrait-il connaître tant de détails sur votre vie personnelle, votre entourage ou vos occupations. NON. Est-ce que ce genre de contenu devrait être sur votre page facebbok? NON, ou du moins en quantité limitée. Les employeurs sont en droit de consultés tout ce qu’ils veulent avant l’embauche. C’est donc aux futurs employés de contrôler leur utilisation du merveilleux site. Vous serez surpris d’apprendre que plus de «45% des employeurs utilisent Facebook et Twitter pour en apprendre plus sur vous»(Mongeon). L’éthique et l’honnêteté c’est donc pas en cause dans ce genre de situation puisque je persiste à croire que c’est à l’individu même de gérer sa vie virtuelle. Ce n’est pas simplement votre employeur qui ne devrait pas voir vos photos suggestives et propos vulgaires, mais personne de devrait y avoir accès à part votre entourage et vous. 


Ariane Mongeon décrit aussi 5 conseils pour éviter d'être dans l'eau chaude face à des employeurs concernant des informations sur notre page facebook. 

5 conseils de base pour garder une image en ligne positive auprès des employeurs
Pour garder une image positive en ligne, le rapport fait état de 5 recommandations simples:

  1. Faites le ménage dans vos réseaux sociaux avant même de commencer votre recherche d'emploi. Retirez toutes les photos, les contenus et les liens qui peuvent se retourner contre vous aux yeux d'un employeur.
  2. Envisagez la création de votre propre page professionnelle sur des sites comme Facebook ou LinkedIn afin d'établir des relations avec des leaders d'opinion, des recruteurs et des références potentielles.
  3. Gardez vos reproches envers vos anciens employeurs pour vous. Essayez d’axer votre contenu sur les aspects positifs sur que ce soit qui se rapporte à des informations professionnelles ou personnelles. Faites en sorte de souligner vos réalisations spécifiques dans le cadre et en dehors du travail.
  4. N’oubliez pas que les autres peuvent voir vos amis, donc soyez sélectif sur qui vous acceptez en tant qu'amis.
  5. Évidemment, ne mentionnez pas votre recherche d'emploi si vous êtes toujours à l'emploi.


Dufrêsne, Jacques. Face à face avec Facebook. Encyclopédie de l’Agora – Pour un monde durable. 2008. [En ligne] http://agora.qc.ca/Documents/Facebook-Face_a_face_avec_Facebook_par_Jacques_Dufresne. (consultée le 7 février 2012)

Mongeon, Ariane. Isarta Blogues. [En ligne] (http://emplois.isarta.com/event/showthread.php?t=776). (consultée le 7 février 2012)

1 commentaire:

Tommy Bernier a dit…

En ce qui me concerne, je suis totalement en accord avec le fait que les employeurs puissent effectuer une recherche sur les réseaux sociaux avant d’embaucher. Ce qui ne relève pas de l’éthique, selon moi, c’est le comportement des utilisateurs.

Je comparerais le tout à une téléréalité. À un certain moment donné, on dit qu’on oublie les caméras? Et bien sur Facebook, on vient qu’à oublier le statut public de nos publications. C’est à nous, internautes, de filtrer nos contenus, de ne pas cliquer n’importe où.

Il y a bien évidemment des cas extrêmes. Cette semaine, j’ai vu passer une photo avec la mention textuelle suivante : si une personne vit encore parce que tu n’avais pas les moyens d’engager un tueur à gages, partage. Premièrement, cette personne n’a aucune morale et aucun savoir-vivre, deuxièmement, avec tout ce qu’on dit des médias sociaux ces temps-ci, elle court après sa perte.

Dans le fond, fouiller les réseaux sociaux est tout aussi légitime que de contacter nos anciens employeurs afin de vérifier comment on travaillait, si on est vaillant, professionnel, etc.

Dans un autre ordre d’idée, ce n’est pas acceptable que les employeurs se servent des médias sociaux une fois que nous sommes engagés pour nous espionner. C’est à cet instant que cela ne relève plus de l’éthique. Une fois engagés, ils se doivent d’avoir confiance en nous et en nos compétences. J’ai, en guise d’exemple, une dame qui s’est fait congédier parce qu’elle est partie dans le sud alors qu’elle faisait une dépression. Son employeur croyait qu’elle profitait du système.

Pour conclure, je crois qu’il y a une certaine limite à ne pas franchir autant de la part des internautes que de la part des employeurs.

[S.A.]. 2011. « Perdre son emploi à cause de Facebook ». Jobat. En ligne. < http://www.jobat.be/fr/articles/perdre-son-emploi-a-cause-de-facebook/ >. Consulté le 14 février 2012.