dimanche 14 octobre 2012

Propositions en éducation : progrès ou isolement?


La semaine passée, la ministre de l’Éducation primaire et secondaire annonçait quelques changements que veut apporter le gouvernement du Québec. Deux points importants : augmenter la place de la souveraineté dans l’enseignement de l’histoire du Québec et repousser l’enseignement de l’anglais plus tard dans la formation des élèves du primaire.

Commençons par la place de la souveraineté dans les cours d’histoire des écoles du Québec. Tout d’abord, si l’idée est de présenter le débat qu’il y a eu au Québec au cours des années sur ce sujet, soit! Le « brassage » d’idée est sain pour une société. J’espère sincèrement que c’est ce que le gouvernement en place voulait mettre de l’avant en faisant cette proposition. Cependant, l’opposition à Québec décode autre chose de cela. Leur réflexion est toutefois intéressante. Selon les partis d’opposition, mettre de l’avant le concept et le débat sur la souveraineté du Québec dans les salles de classe répondrait à des fins partisanes du Parti québécois. Ce serait utiliser l’éducation comme un moyen de propagande pour le gouvernement souverainiste. Sur cet aspect, je suis complètement en accord ce que dénonce l’opposition. Je pense fermement, peu importe mes allégeances politiques, que le système d’éducation doit être et rester apolitique. L’utiliser comme un moyen de propagande partisane, peu importe que ce soit sur la souveraineté, le fédéralisme ou autre chose, est inacceptable parce que les jeunes seraient endoctrinés par des informations incomplètes et manquantes. Ils ne seraient pas en mesure de former leur opinion sur le sujet, car ils n’auraient qu’un côté de la médaille. M. Deltell disait ceci cette semaine : «Ce n'est pas aux politiciens à décider ce qu'il y a dans les cours d'histoire» (dans Mathieu, 2012 :Web). L’histoire sert à savoir d’où on vient, mais pas à dicter comment on doit être pour le futur.

Une autre déclaration de la ministre de l’Éducation a retenu mon attention. Elle disait : «Mon parti est très critique par rapport à l'idée d'introduire une langue étrangère alors que l'on commence à maîtriser les concepts, la grammaire, la syntaxe et le vocabulaire de sa langue maternelle» (Malavoy dans Mathieu, 2012 :Web). Je comprends qu’il faille protéger la langue française au Québec. Elle est en effet menacée, entre autres à Montréal. Nous vivons au Québec, nous avons le droit d’y vivre en français, d’y travailler en français, etc. Cependant, nous ne pouvons pas « handicaper » nos enfants en repoussant l’apprentissage d’une seconde langue, qui plus est, est l’autre langue officielle du pays. Pour que le Québec évolue et devienne une force économique et sociale, jusqu’à un état souverain peut-être, il faut qu’il travaille avec le Monde, et la langue universelle, c’est l’anglais. Bon, il faut dire que ce qui m’a le plus choqué, c’est qu’une ministre du gouvernement renvoie au rang d’ « étranger » la langue anglaise. En insinuant que les anglophones du Québec sont des étrangers, le gouvernement laisse entendre qu’il est le gouvernement de ses électeurs, et non celui de tous les Québécois. Dans ce sens, malgré son allégeance politique, je suis profondément en accord avec les propos de Jean-Marc Fournier : «Il y a au Québec des Québécois d'expression anglaise, ce sont des Québécois, ce ne sont pas des étrangers» (dans Mathieu, 2012 :Web). S’il y a une chose que les politiciens doivent respecter dans leur mandat, c’est bien de prendre des décisions dans l’intérêt de tous les Québécois.

Qu’en pensez-vous?


Sources :
http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/education/201210/10/01-4582115-marie-malavoy-moins-danglais-plus-dhistoire.php

http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/education/201210/11/01-4582334-fournier-denonce-le-detournement-politique-des-ecoles.php

1 commentaire:

Unknown a dit…

Je trouve moi aussi très décevantes ces propositions du Gouvernement du Québec. Premièrement, comme tu l’as mentionné, on ne devrait pas essayer de promouvoir la souveraineté dans les écoles. Je crois qu’on devrait plutôt faire des cours de politique qui présentent les différents partis et aider les jeunes à s’y retrouver. Peut-être qu’ainsi nous pourrions avoir un taux de participation respectable des jeunes lors des prochaines élections. Cela aiderait à former les adultes citoyens de demain et à les préparer à donner leur opinion et à respecter celle des autres.

Concernant la question de l’anglais, j’ai moi aussi trouvé déplorable la déclaration de la ministre. Nous sommes dans une province multiculturelle et nos deux langues officielles sont le français et l’anglais, donc je ne vois pas pourquoi elle a dit que l’anglais était une langue étrangère. C’est réellement une insulte pour les anglophones qui se sont établis dans notre belle province en pensant qu’ils allaient s’y plaire. Avec le nouveau gouvernement, ces personnes semblent réellement devenues des étrangers dans leur province d’habitation. Même si le gouvernement du Québec semble ne pas vouloir l’admettre, comme tu le mentionnes, l’anglais est devenu une priorité si on veut réussir dans plusieurs domaines. Autant en administration, en communication, en médecine que dans tous autres grands domaines, il y a plusieurs échanges de savoir et de matériels avec des provinces ou des pays anglophones. Si le Québec commence à renier l’anglais comme certains semblent vouloir le faire, je ne sais pas à quel niveau sera notre économie dans 10 ans…