J’ai
regardé la semaine dernière le film « Sur la piste du Marsupilami »,
d’Alain Chabat. Même si c’est une comédie, le long métrage soulève plusieurs
dilemmes éthiques, reliés à la conservation de l’environnement et des espèces.
Dans
le film, un botaniste âgé tombe par hasard sur une nouvelle variété d’orchidée,
qu’il emporte chez lui. Or, cette orchidée est la nourriture du marsupilami, un
animal très rare dont il n’existe que quelques spécimens, et la fleur est
essentielle pour l’éclosion des œufs du marsupilami –donc, pour la survie de
l’espèce.
Avec
la fleur, le botaniste réussit à créer un sérum de jeunesse, qui lui rend ses
20 ans. Mais pour concocter son eau de jouvence, il doit trouver de nouvelles
orchidées, et seul le marsupilami sait où les dénicher. Aidé
des militaires du gouvernement qu'il vient de renverser, le botaniste capture le marsupilami et vole ses trois œufs, espérant
pouvoir dresser les petits pour qu’ils lui apportent les orchidées. S’ensuivent
de nombreuses péripéties, alors qu’un journaliste et son guide cherchent à
sauver le marsupilami et conserver l’équilibre du monde –menacé si le botaniste
réussit à capturer l’animal mythique.
Ce
film soulève des questions quant à la sauvegarde et la protection des espèces
menacées, et aussi quant à notre quête continuelle de jeunesse. Peut-on
sacrifier une espèce entière au nom de l’esthétisme? Jusqu’où notre quête de
beauté peut-elle nous mener? Si j’étais à la place du botaniste, vieille,
presque infirme, et que je retrouvais ma jeunesse, serais-je prête à mettre en
danger toute une espèce pour mon bonheur personnel? Depuis plusieurs années
l’industrie de la beauté et de la mode cherche à repousser la vieillesse et à
améliorer l’apparence du corps. Jusqu’où cela nous mènera-t-il?
En
tant que collectivité, nous devons nous interroger sur les excès de
l’esthétisme et de l’industrie de la beauté. Qui sait vraiment ce qui se passe
dans les usines de cosmétiques et la provenance des ingrédients? Peu de gens, à mon avis.
En
bref, ce film m’a permis de prendre conscience des excès des industries
cosmétiques et de m’interroger sur leurs pratiques. On essaie de nous faire
croire que ces entreprises prennent garde aux espèces de plantes ou autres qu’elles
exploitent, mais qu’en sait-on vraiment?
Cela
m’amène à la question suivante : faudrait-il exiger de connaître la
provenance des ingrédients des produits cosmétiques de façon explicite ainsi
que l’impact de l’industrie sur l’environnement, la faune et la flore?
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