vendredi 8 février 2013

Une collusion «pire» qu’une autre?


Comme nous l’avons vu au dernier cours, un des enjeux importants de l’éthique est bien entendu la question de l’argent. Le lien à faire avec la commission Charbonneau est indubitable. Par contre, la privatisation de l’eau en Europe m’apparaît comme un meilleur (ou plutôt un pire) exemple quant à l’avantage que prend l’argent dans nos sociétés. L’accès à l’eau de qualité est un droit fondamental décrété par l’ONU.
Selon la chaine de télévision allemande, Monitor, la Commission européenne pousserait ses pays membres à la privatisation de l’eau et serait soutenue en catimini par des multinationales. Rappelons-nous que la Troïka a tout de même forcé la Grèce à privatiser son eau (et bien d’autres secteurs) en 2011, ce qui allait à l’encontre de la volonté du peuple : Là, où la démocratie est née, elle est morte! [1]
La collusion dans l’industrie de la construction, au Québec, c’est une chose! Mais, la collusion pour la distribution et la vente d’un élément aussi indispensable à la vie qu’est l’eau (en supposant qu’il y ait collusion) est encore plus grave en terme de manque de réflexion éthique. Il est évident que je ne partage pas le même système de valeurs que Veolia et Suez.
Une distinction majeure à faire est la portée que peuvent avoir ces arrangements secrets sur la santé et la vie des citoyens européens. Lorsque l’eau est privatisée, les prix ne baissent pas malgré les promesses et la qualité de l’eau se dégrade puisque les multinationales entretiennent moins les infrastructures, comme l’indique une étude de l’Université de Barcelone (2010) et en témoigne le vidéo Castatroïka. Imaginez, ces constats si le contrat est obtenu dans un contexte de collusion en plus! Comme on peut le voir au Québec avec les ponts qui s’effondrent et les rues qui s’affaissent, la priorité d’un tel système corrompu n’est pas la qualité du produit fini.  La possible collusion entre la Commission européenne et les multinationales de distribution de l’eau soulève donc d’importants questionnements quant au droit fondamental de l’accès à l’eau potable de l’ONU. Selon moi, ces questionnements sont lourds de sens en ce qui a trait à la question de l’éthique.

Etre amoureux de l'amour!


Jeudi soir, je suis assise dans ma chambre en train de lire mes courriels, et comme d’habitude j’ai ma télévision allumée, le son en sourdine. Je lève la tête un moment et il y a un film qui passe. J’augmente le volume et je m’aperçois qu’il s’agit de « toi c’est moi » ; en anglais « it’s a boy girl thing ».
Pour faire un bref résumé, Nell est une jeune fille riche, discrète dont l’objectif est de se faire accepter à Yale. Woody est le garçon populaire du lycée, capitaine de l’équipe de football, et qui rêve d’une bourse pour poursuivre sa carrière de joueur à l’université. Après plusieurs mésaventures et d’histoires houleuses, ils tombent MIRACULEUSEMENT amoureux l’un de l’autre, et elle décide d’abandonner l’admission qu’elle a reçue de Yale pour passer une année sabbatique avec lui.
Loin de moi l’idée de mépriser la force des sentiments, mais il m’est juste difficile de ne pas juger cette décision. Bien sur l’amour c’est important, voire nécessaire même. Selon moi, c’est quelque chose qui nous permet de nous sentir plus complets. Mais la décision de Nell soit - disant par amour m’a semblé un peu abusée. Parfois j’ai l’impression que l’on est plus amoureux de l’amour, que l’on est amoureux de l’autre personne.
Je m’explique : Nell a l’habitude d’être ignorée, elle passe totalement inaperçue. Elle n’a jamais eu de petit ami, et là elle sort avec le canon du lycée. Donc est-ce que ce n’est pas plutôt l’engouement, l’excitation de sa nouvelle situation qui lui monte à la tête plutôt ? Certes, je reste sure qu’elle éprouve des sentiments pour lui, mais de là à dire que c’est L’Amour de sa vie, c’est vraiment un grand pas.
En effet, combien de fois ne se jette – on pas à corps perdu dans une relation, parce qu’on aime l’idée de l’autre qui prend soin de nous ? L’idée que l’on n’est pas seul, que l’on a quelqu’un sur qui compter est rassurante. On le fait, sans se rendre compte qu’en réalité, cette personne pourrait être à peu près n’importe qui. On aime ce que la personne nous apporte, nous fait ressentir, mais est ce bien elle que l’on aime ? Est-ce que l’autre est celui sans lequel on sentirait qu’il manque quelque chose à notre vie, ou est-ce celui qui nous permet de ne pas nous sentir seuls? Si cette personne s’en allait, est-ce elle qui nous manquerait ou l’échange que nous avions?
La différence est peut être subtile, mais elle est bien présente.  


jeudi 7 février 2013

Des petits gestes ...

Qui est votre idéal moral? Je commencerai par une remarque qui n’ira pas très loin : je suis d’accord avec l’idée d’un idéal moral, quelque chose en quoi on aspire, une personne qui nous sert de modèle, de source d'inspiration, etc. Toutefois, la définition le dit : « au cœur de notre identité moral se trouve alors l’EFFORT pour faire coïncider notre idéal moral et nos actions, nos choix, nos décisions» (Piron : notes de cours). Je trouve déplorable que certaines personnes admirent des gens, s’en font des idéaux, mais simplement comme parure. Vous cherchez des personnes comme ça? Écoutez… Vous allez entendre des tonnes de personnes se plaindre et affirmer ÊTRE comme telle ou telle personne. À toutes ces personnes qui sont attristées par la pollution, mais qui utilise leur voiture à outrance, à toutes ces personnes qui sont outrées de voire autant de populations dans la famine, mais qui s'achètent des «I» je ne sais pas quoi au lieu de donner 1$ à des organismes comme la Croix-Rouge, je vous dis : assumez vos choix. Soyons clairs : je ne vous juge pas. Je crois que nous sommes tous assez responsables pour prendre les meilleurs choix dans notre vie. Alors si quelqu'un décide de faire des achats (peu importe ce qu'ils sont) au lieu de donner à un organisme, ça me va! Mais par pitié, ne soyons pas hypocrites. 

Maintenant, à tous ceux qui ont un désir de vouloir changer les choses, je vous dis : commencez donc par des petits gestes!

Selon moi, c’est dans nos actions (aussi simples soient-elles) qu’on peut définir notre identité. Prenons l’exemple de Rosa Parks (Wiki, 2013 : en ligne). Cette petite femme noire est pour moi la preuve même que de simples gestes peuvent faire toute la différence. Je l’imagine s’insurger devant le chauffeur d’autobus, James Blake, en lui renvoyant au visage une réplique sanglante du genre : j’étais là en premier! Des petits gestes qui peuvent faire toute la différence… Il ne faut qu’user du contexte et être opportuniste. Ne tenter pas de changer le monde tout de suite, vous vous brûlerez peut-être les ailes. Mais commencez par croire que c'est possible de changer des petites choses, avec des petits gestes. 

 En espérant ne pas avoir déclenché des guerres dans les autobus ... 

Wikipédia. 7 février 2013. “Rosa Parks”. In Wikipédia. En ligne. < http://fr.wikipedia.org/wiki/Rosa_Parks>. Consulté le 7 février 2013.
 

À vous la parole sur les enjeux conservateurs


Dernièrement, le parti conservateur du Canada a publié un sondage sur son site internet. « À vous la parole sur les enjeux importants » afin de consulter la population sur les « grands enjeux » actuels. Celui-ci questionne la population sur des décisions qu’il a prises ou qu’il prendra prochainement où un biais dans les questions est plus qu’évident. À travers chacune des questions, nous voyons la teinte et l’influence politique de droite du gouvernement. Par exemple, on retrouve une question où on parle du chef du parti Néo démocrate où on demande si vous soutenez la taxe carbone tueuse d’emplois de 21 milliards de dollars de Thomas Mulcair ?

« Une approche éthique sous-tend le modèle d’évaluation proposé, il est basé sur un exercice réflexif et dialogique, fondé sur des valeurs partagées par les personnes qui participent à l’évaluation et qui favorise leur responsabilisation afin de prévenir la  concrétisation de risques éthiques, lors de la réalisation du sondage. »[1]

Les conservateurs ont véritablement pris un risque éthique. En publiant un tel sondage, je crois qu’ils compromettent leur intégrité et nous font douter de leurs véritables motivations à sonder la population. Ils veulent, en tant que gouvernement au pouvoir, unifier le Canada en inculquant des valeurs conservatrices communes à la population qui ne sont à l’évidence pas partagées à l’est du Canada.

La méthodologie en recherche n’est pas nouvelle. Elle suggère rigueur et neutralité, chose que le parti n’a pas comprise. Ils ne peuvent appeler cette forme de questionnement, un sondage. Un sondage, c’est véritablement statistique et représentatif d’une population. Il s’agit ici d’un sondage teinté de leurs idéologies et biaisé de toute forme. Le parti conservateur devrait, à l’évidence, nommer ce « sondage »; enjeux conservateurs. Pierre Côté dans l’article du Hufftington post mentionne à ce sujet , et je partage cette pensée que les concepteurs qui sont derrière l’ont définitivement fait « pour influencer, diriger, manipuler et mentir ». « Et si un parti politique peut-être aussi tordu intellectuellement pour rédiger un tel questionnaire, imaginez le gouvernement qu'il constitue. »[2]

Après nombreux articles sur le sujet, le parti ne s’est point justifié. En fait, il n’avait plutôt rien à cacher vu la transparence dont il a fait preuve lors de la rédaction de ce questionnaire. Rien de surprenant compte tenu de l’habitude communicationnelle des conservateurs.



[1] Secrétariat aux institutions démocratiques et à la participation citoyenne. L’évaluation éthique des sondages. 2008. 17 p.
[2] Côté, Pierre. 2013. Malhonnêteté intellectuelle. En ligne. http://huff.to/12rbHTe. Consulté le 7 février 2013.  

McSween, Pierre-Yves. 2013. Le sondage biaisé de Stephen Harper. En ligne. http://voir.ca/pierre-yves-mcsween/2013/02/04/le-sondage-biaise-de-stephen-harper/. Consulté le 7 février 2013. 

Harcèlement au travail.


Le harcèlement en milieu de travail semble être plus présent qu’on le pense dans les entreprises. Cela peut paraître tant au niveau de petits commentaires mesquins que du harcèlement psychologique. Le harcèlement au milieu de travail peut développer des maladies telles que la dépression, le stress post-traumatique, les idées suicidaires, etc. (Gava, 2013, en ligne). Ce même auteur affirme qu’entre 25 et 50% des « mises en invalidité dans le régime général des pathologies psychiatriques sont liées au travail » (Gava, 2013, en ligne). Il faut alors que des mesures soient prises pour éviter que la situation ne dégénère.

En Belgique, un projet de loi a été déposé pour renforcer la loi actuelle sur le harcèlement au travail et remédier à la situation. Environ 11% des travailleurs « se déclarent harcelés au travail » (Belga, 2013, en ligne). Quelle sera la pénitence pour ces harceleurs? « Les personnes qui se rendent coupables de harcèlement au travail pourront se voir condamnées à payer six mois de salaire brut à leur victime » (Belga, 2013, en ligne).

Ce qui me vient tout de suite en tête c’est que de faire payer (monétairement) des travailleurs pour ce qu’ils ont fait n’est peut-être pas la solution idéale. Est-ce que ça prendrait plus de professionnelles de la santé, comme des psychologues, en milieu de travail? Certaines entreprises paient des masseurs sur l’heure du dîner pour leurs employés. Pourquoi ne pas offrir les services d’un psychologue ou d’un travail social? Peut-être que les harceleurs vivent des situations difficiles et se défoulent au travail? Nous passons 40 heures par semaine avec les mêmes personnes, est-ce normal qu’elles nous tapent sur les nerfs parfois ?

Selon vous, quelle serait la bonne solution?


Maryse Lamontagne


 


http://www.novethic.fr/novethic/rse_responsabilite_sociale_des_entreprises,ressources_humaines,risques_psychosociaux,les_pathologies_psychiques_liees_travail_encore_peu_reconnues,138909.jsp

L'éthique sur Facebook ?


Depuis le début du cours d’éthique, j’essaie tant bien que mal de discerner des enjeux éthiques au tour de moi. À chaque fois, j’en viens à me demander s’il s’agit réellement d’un cas éthique et le doute plane. Mais voilà qu’hier, en déroulant mon fil d’actualités sur Facebook, je suis tombé sur ce message :

On est qui nous pour juger les autres? Avant de juger, prends ta vie et échange-la contre l’autre et fais son chemin de vie. Trébuche où il a trébuché et relève-toi comme il a su le faire et ensuite tu comprendras son chemin de vie. Et là, et seulement là, tu pourras juger sa vie ou ses décisions. Tu comprendras beaucoup mieux ses choix et ses raisons après avoir vécu sa réalité. (À qui de droit)

D’abord, ce « statut » m’a frappé. Il m’a frappé de par sa sincérité et de sa profonde réflexion. Mais il m’a également frappé à cause de la tristesse ressentie. Sans avoir à réfléchir, j’ai pensé à l’éthique. Lors du dernier cours, soit celui représentant la première séance officielle, on a dit que l’éthique reposait sur le système de valeurs d’un individu. Ici, on s’aperçoit que le respect est très important pour cette personne.

Laissez-moi imaginer et vous partager ce que serait la réalité d’un rassemblement comme Facebook si c’était applicable dans la vie de tous les jours. Imaginez.
Imaginez un terrain de jeux. Oui, ce même terrain de jeux qu’on retrouve dans un parc avec tous ces jeux psychomoteurs et tous ces différents enfants. Imaginez. Imaginez des enfants, de toutes les races, de partout dans le monde, à des âges différents. Imaginez leur réalité, toute différente l’une de l’autre. Des enfants pauvres, d’autres millionnaires. Des enfants avec parents et des enfants sans. Des jeunes souriants, d’autres d’éternels pessimistes. Imaginez. Mettez-vous à la place d’un enfant qui, tout nouveau dans ce monde, tente de s’amuser harmonieusement avec les autres. Mais voilà qu’il se rend compte que les autres ne sont pas comme il le croit. Certains n’attendent juste qu’il tombe pour rigoler. D’autres le dévisagent parce qu’il porte de vieux vêtements. Et voilà que deux préadolescents s’approchent de lui et le frappent violemment. Tous rigolent, sauf deux jeunes qui viennent à sa rescousse. Imaginez.
Pourquoi cette comparaison, me demanderez-vous? Simplement pour vous démontrer la réalité Facebook. Tous se partagent une plateforme où une pluralité de gens, plus différents les uns que les autres, ont des idées et des valeurs différentes. Toutefois, cette plateforme nous propose ce que la vraie vie ne fait pas : la possibilité de s’affirmer et de clamer explicitement ce qu’on est et ce qu’on prône. Bref, on peut imposer aux autres ce que l’on est, afficher qui on est, sans avoir peur. Après tout, si les autres ne sont pas en accord avec nos choix, que font-ils encore dans notre liste d’amis ?

On juge souvent les réseaux sociaux en affirmant qu’ils contribuent à la détérioration des relations interpersonnelles. Ne croyez-vous pas que ces réseaux peuvent toutefois permettre aux gens d’identifier ceux qui ne leur correspondent pas et ceux qui pourraient potentiellement devenir des personnes de confiance ?

Et vous ? Pensez-vous que Facebook (ou tout autre réseau social) soit un endroit où il est plus facile de faire des choix éthiques ou, au contraire, l’éthique perd-elle littéralement tout son sens ?

mercredi 6 février 2013

Tricher, pour vendre !


Le Colossal Volum’Express, The rocket Volum’Express, XXL Extensions, Double Extend Beauty sont tous des noms de mascaras qui promettent à celles qui veulent l’acheter d’obtenir des cils plus longs, plus épais, plus volumineux, plus courbés et j’en passe. C’est grâce à la publicité que les compagnies de maquillage réussissent à convaincre les consommatrices d’acheter leurs produits et non celui d’une autre marque. Une fois le produit acheté, est-ce qu’il donne réellement les mêmes résultats que ceux vanter dans la publicité? 

En réalité, c’est quasiment impossible puisque les photos de ces produits sont retouchées par des logiciels comme Photoshop et en plus les mannequins qui présentent le produit portent la plupart du temps des faux cils.

Est-ce que ces compagnies de cosmétiques ont le droit de présenter leur produit de cette manière ? Malheureusement, oui. Contrairement à ce que l’on peut penser de ce genre de publicité, les compagnies n’enfreignent aucun article du code Canadien des normes de publicité (NCP). Selon ce code canadien, « Tous les détails pertinents se rapportant à une offre annoncée doivent être clairement énoncés et compréhensibles ». Si vous prenez le temps de regarder l’une de ses publicités papier, vous pouvez apercevoir au bas de celle-ci, quelques lignes de texte écrit en petits caractères. Et bien ses petits caractères indiquent clairement que la photo a été amplifiée ou exagérée ou encore que le mannequin porte de faux cils pour mieux présenter le mascara. Voici un exemple de ce genre de texte écrit dans le bas des publicités. « Claudia Schiffer porte le mascara Voluminous Power 24 H, nuance Noir profond, et des insertions de cils. Cils amplifiés en postproduction ».  Cette publicité a été trouvée dans le magazine Elle Québec de l’édition de novembre 2012 d’un mascara de la marque L’Oréal Paris. Dans le même magazine, j’ai également trouvé ce genre d’écriture pour la compagnie Maybelline.

Puisque ces compagnies le mentionnent dans leur publicité, elle n’enfreint donc pas légalement les règles. Selon moi, afficher ce genre de mention, en petit caractère, dans le bas de la publicité n’est pas honnête. Il s’agit simplement une façon de contourner la règle. Il serait primordial que ces écriteaux soient assez visibles.

Cependant, il y a tout de même plusieurs compagnies de cosmétiques qui se font taper sur les doigts raison de fausses représentations dans leurs publicités. La publicité de Dior avec Nathalie Portman et la publicité de Covergirl avec Taylor Swift en sont deux cas. Malgré tout, ces compagnies ont « le beau jeu ». Je m’explique, advenant le cas, qu’une publicité se fait bannir en raison de fausseté, de déclaration inexacte, etc, la seule punition que la compagnie peut avoir est de se faire interdire ou bannir sa publicité. C’est une vraie blague! Il n’y a aucune sanction monétaire ou aucune procédure judiciaire pour leur faire comprendre que ce n’est pas correct comment elles vendent leurs produits ? Pourquoi ces compagnies de beauté ne reçoivent-elles pas des sanctions plus sévères? Selon moi, les règles en matière de publicité, surtout dans le cas des produits de beauté, devraient être revues. En plus, les sanctions devraient être plus strictes. Êtes-vous d’accord avec moi ? Qu’en pensez-vous ? Devrait-on revoir les règles et les lois en matière de publicité?

Trouvez-vous cela honnête de vendre un produit, mais qui en réalité ne donnera jamais les effets promis par la publicité de la compagnie?


Voici les articles journalistiques qui parlent de publicités qui ont été récemment bannies. Très intéressant, à lire!



Source : http://www.adstandards.com/fr/Standards/canCodeOfAdStandards.aspx 

Voici un exemple de ce qui est écrit en tout petit dans le bas des publicités papier...

Aveux à l'émission d'Oprah Winfrey


Qui n'a pas entendu parler de l'histoire de DOPAGE de Lance Armstrong?

« En août dernier, l'ex-cycliste américain a été banni à vie des compétitions sportives et s'est fait retirer ses sept titres du Tour de France parce que les autorités américaines ont prouvé qu'il s'était dopé. » Lorsqu’on lit cette phrase, on est sous le choc. Comment peut-on faire une chose pareille? Comment peut-on tricher de la sorte? Comment peut-on croire que personne ne va s'en apercevoir? Il faut croire que Lance Armstrong ne croyait pas qu'un jour, il allait se faire prendre et que tout allait se retourner contre lui.

En effet, après avoir écrit deux biographies, l'ex-champion cycliste a fait des aveux à l'émission américaine d'Oprah Winfrey. À la suite des ces évènements, une requête pour autoriser un recourt collectif contre Armstrong et les deux maisons d'édition qui ont publié ses écrits a été déposé il y a quelque temps à Montréal. 
En lisant cet article de Vincent Brousseau-Pouliot dans la Presse, plusieurs questions me sont venues en tête. En tout premier lieu, quel est l'intérêt de gagner une compétition si c'est en trichant? Quelle satisfaction un sportif peut-il y trouver? Que ce soit en cyclisme ou dans tout autre sport, c'est une question d'éthique, de morale, de jugement. Il est impensable que des athlètes puissent avoir recours au dopage pour performer.

À bien y penser, un événement semblable arrive chaque saison au Baseball et chaque fois les athlètes se retrouvent dans une situation dans laquelle ils doivent faire face. Ils n'ont pas le choix que d'avouer leurs torts et ça ne fait que nuire à leur réputation. Je crois alors que ce n'est pas pour rien que dans certaines situations où des athlètes arrivent à battre des records, on croit souvent que c'est en trichant, car, c'est un comportement qui est de plus en plus fréquent ou du moins de nos jours est de plus en plus découvert et punie.

C'est donc à mon tour de vous poser une question : pour quelles raisons croyez-vous que ces personnes prennent des substances illégales afin de performer si elles connaissent tout à fait les risques que cela entraîne?

http://affaires.lapresse.ca/dossiers/litiges-economiques/201302/06/01-4618777-requete-de-recours-collectif-quebecois-contre-armstrong.php

lundi 4 février 2013


Professeurs armés, dans quel monde vivons-nous?

Lorsque je repense aux événements d’actualité des derniers temps qui m’ont profondément touchée, je pense à la tuerie au Connecticut. À la suite de cet événement tragique, je me demande jusqu’où cela va nous mener en tant que civilisation mondiale. Il me semble que depuis quelques années, les tueries sont rendues chose courante, que ce soit la tuerie à Dawson, d’autres tueries ailleurs au Canada, aux États-Unis ou dans d’autres pays dans le monde, les tragédies ne cessent de se multiplier d’année en année. Je trouve cela déplorable de constater que des êtres humains veulent s’entretuer entre eux.

Nous vivons maintenant dans un monde dangereux où les armes à feu sont rendues légales dans plusieurs endroits à travers le monde. Il est même rendu facile d’acheter une arme sur le Web, ce qui est pour ma part, désastreux. Le fait d’être capable de se procurer une arme facilement est selon moi, un moyen d’entretenir la violence. En plus, à la suite des tragédies survenues aux États-Unis, dont celle au Connecticut, plusieurs enseignants en Amérique possèdent une arme au travail. Des formations sur l’utilisation des armes à feu sont même rendues accessibles et gratuites pour les professeurs. En fait, dans plusieurs États américains l’utilisation des armes à feu est rendue la solution pour prévenir les tueries dans les institutions scolaires. Je ne peux pas croire que des êtres humains peuvent penser ainsi!! Comment peut-on penser que nous allons régler un problème par nul autre que la violence? Je crois plutôt qu’il est temps d’avoir un débat de société sur le fait de légaliser ou non les armes à feu, car chacun de nous a le droit de vivre dans un monde rempli de liberté, de respect  et de non-violence. C’est tout simplement une question d’éthique. Pour ma part, continuer à légaliser les armes, en plus d’armer les professeurs est une très mauvaise solution, qui ne fera nul autre que créer une atmosphère remplie de peur et de tensions au sein des élèves et des professeurs dans les établissements scolaires. Que pensez-vous de tout cela? Pensez-vous comme moi qu’il est temps qu’un énorme changement se produise concernant le droit à l’utilisation des armes à feu? Vers où irons-nous en tant que société si aucun changement ne se produit?

Source :
Leonard, Tom. 2012. «Today's lesson is how to fire guns: Teachers given free weapons training 'to protect pupils' after Sandy Hook massacre». Mail Online. 28 décembre. En ligne.    <http://www.dailymail.co.uk/news/article-2254128/Sandy-Hook-massacre-US-teachers-trained-use-guns-classroom-protect-pupils.html>. Consulté le 4 février 2013.

Attentat aux élections : limite à la responsabilité


En septembre 2012, Catherine Lalonde du journal Le Devoir publiait un article expliquant que le psychologue, philosophe et psychanalyste Nicolas Lévesque donnait la responsabilité de cet attentat aux Québécois et non à la psychose de monsieur Ceska Zbrojovka.

Voici la réflexion de monsieur Lévesque. Ce dernier affirme que, bien que Zbrojovka souffrait d’une psychose, cette dernière aurait été alimentée par les guerres symboliques, les débats sociaux et les propos « déconnectés du réel » que les Québécois prennent plaisir à diffuser dans les médias. En d’autres mots, ils nous accusent d’avoir remplacé de simples débats sociaux par l’utilisation de symboles (par exemple : les Français, les Anglais, les Femmes, les Hommes) lors de nos argumentations. Il explique qu’« [o]n a remplacé les débats sur nos enjeux et nos valeurs supérieures par des guerres de symboles, où on se lance une image figée par-dessus l’autre ». Bref : nous sommes tous responsables d’avoir alimenter la psychose de cet homme.

J’apporte une nuance qui, selon moi, est d’une importance majeure. Je vous l’accorde : certains Québécois utilisent des propos (qu’on peut, dans ce cas-ci, qualifier de symboles) menant à des interprétations excessives et extrémistes. On va parfois même à se demande si ces personnes prennent le temps de réfléchir et de considérer tous les côtés de la médaille avant d’exprimer leurs opinions. Toutefois, sachez que je ne me sens ABSOLUMENT PAS responsable de cet événement, et je crois qu’il est exagéré de dire que l’ensemble des Québécois doit porter le chapeau. Pardon de vous l’apprendre, mais la démocratie passe par l’écoute de toutes les opinions, même celles des personnes se trouvant aux extrêmes.
La nuance est celle-ci… D’une part, les Québécois (en tant que société, peuple, etc.) devraient être conscient qu’ils ont une responsabilité sociale à deux côtés : premièrement, ils ont le devoir, comme toutes les sociétés démocratiques, faire entendre leurs opinions afin de chercher un équilibre commun pour la société. Deuxièmement, ils doivent toutefois afficher une ouverture d’esprit aux opinions contraires (ce qui, malheureusement, n’est pas toujours respecté).
D’autre part, parlons de la responsabilité sociale de chaque individu. Je trouve bien triste que monsieur Zbrojovka souffrait d’une psychose, et j’espère qu’il a pu bénéficier d’une aide quelconque. Même si cela peut paraître comme drastique, la responsabilité sociale concerne tout le monde, selon moi, même ceux qui souffrent de maladies. Une personne est décédée à cause que cette personne a agi selon son bon sens à lui… Je me sens un peu frustrée lorsque je vois des commentaires de ce genre. Peut-être que les médias ont « empiré » le cas de monsieur Zbrojovka, mais il me semble exagéré de dire que c’est de la faute aux Québécois.

Qu’en dites – vous?

Voici l’article en question :
http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/358768/nous-sommes-tous-responsables-de-l-attentat-du-metropolis

Les médias partisans


Je viens tout juste d’achever le livre « L’éthique expliquée à tout le monde ». Je ne croyais pas que je trouverais ce livre si intéressant. Un beau mélange d’histoire, de description, d’explications et de réflexions. J’affirme avec certitude que Roger-Pol Droit a créé l’effet escompté chez moi, car je m’adonne à toutes sortes de réflexion depuis que j’ai fermé le livre.

Je me questionne en effet sur ma vision de ce qui est moral pour moi. Qu’est-ce qui agit avec moralité et éthique dans mon environnement, dans la vie, ce qui me rend heureuse et ce qui me « jette en bas de ma chaise », de la bonne ou de la mauvaise façon. Je me rends compte que depuis l’an passé, je m’adonne à cette réflexion de façon assez régulière, mais en attribuant ce discours aux médias, à leurs rôles, et au(x) chapeau (x) qu’ils décident de porter, fièrement ou non. Je m’explique.
Comme la grande majorité des Québécois, j’ai un intérêt certain pour l’émission « Tout le monde en parle », diffusée sur la populaire chaine Radio Canada. Et comme la majorité des étudiants universitaires du Québec, j’ai été concernée par les événements survenus au printemps passé. Pour ceux et celles qui ont écouté, de façon régulière, l’émission mentionnée plus haut, vous avez pu remarquer que les invités de Guy A. Lepage ont été soigneusement choisis lors de ces événements. Pardon pour tous ceux qui diront le contraire (car je n’ai pas écouté TOUTES les émissions de « Tout le monde en parle » au printemps passé), mais les invités de cette émission étaient, bien souvent, des carrés rouges. Sans aller trop dans les détails, c’est à ce moment que j’ai clairement réalisé à quel point le pouvoir des médias était grand, et presque illimité. Soit, nous savons tous que les médias sont l’outil numéro 1 en matière de débats, et qu’il est normal aujourd’hui qu’ils prennent position dans ces derniers. Absolument. Je crois que ce qui m’a le plus choquée c’est l’émission en tant que telle. Semaine après semaine, les invités pouvaient s’exprimer librement sur le sujet de la grève étudiante, et semaine après semaine, monsieur Lepage avait des questions toujours un peu plus partisanes… etc.
Mon réel questionnement est celui-ci : à quoi bon? Ce que je veux dire, c’est qu’il est clair qu’on assistait à un placement média parfait : une personne exprime son opinion, en utilisant un média, afin de s’adresser au bon public (car manifestement, Radio Canada, en endossant cette émission, prenant position dans le débat). Et possiblement que la même chose s’est passée pour les carrés verts. Ceux qui étaient contre la grève ne parlaient pas n’importe où à n’importe qui. Nous sommes d’accord que l’objet du débat était de régler un conflit. Dans cette mesure, les dirigeants des deux partis se rencontrent afin de discuter de solutions : magnifique, c’est ce qui s’est passé. Toutefois, en terme de ralliement, de discussions, de débats, il me semble qu’il aurait été intéressant qu’en tant que carrés rouges, ou en tant que carrés verts, de faire entendre son opinion à des personnes autres que celles qui abordent dans mon sens… Non?

Silhouette se refait une beauté - actualites

Silhouette se refait une beauté - actualites. Traduction selon un lectrice: On fait du yogourt pour les femmes complexées et comme manger du yogourt ne changera rien à leur état psychologique, notre marché est assuré pour un querisse de boutte.

Qu'en pensez-vous?

samedi 2 février 2013

Décriminalisée depuis 25 ans, encore beaucoup de femmes n'y ont pas accès


Il y a quelques jours, je suis tombée sur un article de Gabrielle Duchaine. L'article avait pour sujet l'avortement, un sujet qui est encore au coeur des débats. « Il y a 25 ans aujourd'hui, la Cour suprême du Canada légalisait dans les faits l'avortement » (Duchaine, 2013). Au Québec, nous sommes conscients que les femmes ont le choix d'interrompre ou non une grossesse, mais, avons-nous conscience de la gravité de la situation pour les femmes qui n'ont pas cette opportunité dans certaines provinces du Canada ? 

Je ne dis pas que tous devraient être en faveur de cette pratique, bien au contraire, mais je crois que si certaines personnes trouvent que l'avortement est un acte immonde, les autres devraient avoir le droit de trouver cette pratique nécessaire. Ce qui m'a davantage troublée dans l'article que j'ai lu, c'est que, encore aujourd'hui dans la société évoluée dans laquelle nous vivons, certaines femmes n'ont pas la liberté d'action auquel est ont droit, pour laquelle elles se sont battues. 

Je vous pose la question : est-ce que vous croyez que c'est mieux d'interdire l'avortement dans le but de ne pas tuer des foetus ou de donner le droit aux femmes d'interrompre une grossesse, afin que des enfants ne naissent pas s'ils ne sont pas désirés ? Pour ma part, il est évident que l'avortement n'est pas un moyen de contraception, mais je crois tout de même que les femmes qui n'ont pas la capacité ou les moyens nécessaires pour élever un enfant devraient avoir le libre choix de se faire avorter. Si un enfant naît, mais qu'il n'est pas désiré, sera-t-il heureux ? 

D'autant plus que certaines femmes qui n'ont pas le droit aux avortements mettre leur vie en péril pour tenter, par tous les moyens qui soient, de mettre fin à leur grossesse, que ce soit par la consommation de nombreux médicaments, de substances dangereuses, d'alcool, etc. Je crois que l'avortement (pratiqué avec soin) risque moins de danger que s'il est interdit et qu'il est nécessaire dans certains cas. 

J'espère que ça ne prendra pas encore un autre 25 ans avant que toutes les femmes canadiennes puissent avoir le droit de choisir ! 

Source: 
Duchaine, Gabrielle. 2013. «25 ans plus tard, les Prince-édouardiennes encore privées d'avortement». La Presse. En ligne. 28 janvier. < http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/national/201301/28/01-4615746-25-ans-plus-tard-les-prince-edouardiennes-encore-privees-davortement.php >. Consulté le 30 janvier 2013. 

Couples homosexuels


Ce matin en consultant les nouvelles, je suis tombée sur un article de la Presse à propos d’une nouvelle loi quant au mariage homosexuel. C’est par 249 voix contre 97 que les députés de l’Assemblée nationale en France ont légalisé le mariage homosexuel. Comparativement au Québec, la France a pris quelques années de plus avant d’accepter le mariage entre deux personnes de même sexe. C’est en 2004 que la province de Québec a permis le mariage homosexuel.

En adoptant cette nouvelle loi, la France démontre une certaine valeur d’égalité et un respect des différences. Il faut lutter contre la discrimination et permettre aux homosexuels d’envisager leur avenir et leur projet familial comme les hétérosexuels.

Certains pourront voir le mariage gai comme une redéfinition de ce qu’est une famille, c’est-à-dire le lien biologique entre les parents et les enfants. Parce que, lorsqu’on parle de mariage, viennent ensuite les enfants. Certains se demanderont s’il est mieux pour l’enfant de ne pas exister du tout que d’avoir deux parents de même sexe.

Je ne pense pas que l’inégalité naturelle d’un couple de même sexe réfère à une inégalité, mais qu’elle renvoie à une différence. Il faut accepter la réalité et laisser le même droit à ces personnes qu’aux hétérosexuels. J’ai une amie qui est homosexuelle depuis maintenant 2 ans avec la même conjointe et je sais qu’elles feront un long chemin ensemble. D’aussi longtemps que je me souvienne, mon amie a toujours voulu adopter. Elle ne se voile pas les yeux, elle sait que pour plusieurs personnes le fait d’accorder à ces couples la possibilité d’être parents est choquant et même inimaginable.

Pour ma part, je pense que l’orientation sexuelle et l’état matrimonial n’ont pas beaucoup d’importance pour l’adoption. Ce qui est vraiment important, c’est le projet familial ainsi que la solidité du couple. Oui, il viendra un temps où les parents devront tout expliquer à l’enfant.

Je soulève alors ces deux questions :
-le mariage ne relève-t-il pas d’une décision personnelle?
-Pensez-vous que les couples homosexuels vivant ensemble devraient avoir le droit d’adopter un enfant ?

«France: l'Assemblée nationale légalise le mariage homosexuel». La Presse. http://www.lapresse.ca/international/europe/201302/02/01-4617708-france-lassemblee-nationale-legalise-le-mariage-homosexuel.php. le 2 février 2013.




vendredi 1 février 2013

Un pourboire à quel prix ?


Je vais vous raconter une histoire qui m’est personnellement arrivée. Je suis serveuse dans un restaurant et lors d’une soirée, je servais un petit groupe de personnes. Durant le service, une jeune fille était plutôt méchante avec moi. Elle me semblait avoir environ 25 ans puisqu’elle était avec son amoureux ainsi que leur bébé. Elle était aussi enceinte d’un deuxième enfant. Tout au long de la soirée, elle me demandait des remplissages de boissons gazeuses allant jusqu’à 5 remplissages. 

Lors du paiement, cette dernière ne laisse aucun pourboire sur la facture. Je suis alors très contrariée me demandant ce que je dois faire. Je décide alors d’aller la voir pour lui demander si elle avait eu un bon service lui expliquant que sans pourboire, je paye pour servir le client déclarant 10% au gouvernement. Cette dernière ayant mangé des assiettes chères m’explique qu’elle n’a plus assez d’argent dans son compte. Je laisse faire et m’en vais. 

Quelques minutes plus tard, sa mère arrive en panique, m’insultant et me disant que sa fille n’a que 18 ans et est enceinte de son deuxième enfant. Sur le coup, je me sens horriblement mal. J’ai les yeux dans l’eau et ne sais plus comment réagir. Des collègues de travail me remettent alors les pieds sur terre me laissant comprendre qu’elle aurait tout simplement dû manger des assiettes moins chères et prévoir son budget en conséquence. Qui avait raison ? Aurais-je dû m’abstenir ? Nous pouvons ainsi voir que les apparences peuvent être trompeuses et que nous ne savons jamais dans la vie sur qui nous tombons en passant certains commentaires…j’ai eu ma leçon ! 

Ère nouvelle, nouvelles valeurs




On se demande souvent ce que le passage au monde de l’adolescence ou adulte de la génération Y (individus nés entre 1982 et 2002 approximativement), continuellement connectée via Facebook, textos, Twitter, Tumblr, Google+, peut apporter comme changements. Je viens d’en découvrir un gros, un très gros, pour ne pas dire énorme. Les valeurs. Ces valeurs universelles qui semblaient si bien ancrées dans notre société sont maintenant en voie d’extinction. En voici un exemple flagrant. Alors que les gens tentaient, dans la mesure du possible, de profiter du moment actuel avec les personnes présentes, il est maintenant répandu, voire normal, de sauter d’une activité ou d’une tâche à l’autre afin de répondre à toutes les demandes de notre entourage.

 Ainsi, n’est-il pas rare d’aller boire un verre avec un ami pour finalement se faire texter au visage…et nous de répliquer en sortant notre propre cellulaire. Et tout ça pour souci d’instantanéité. Et je ne fais pas exception à la règle. Par moments, je m’exaspère moi-même, alors qu’à d’autres instants, ma mère, ma coloc, une « madame âgée » dans l’ascenseur me rappelle que j’ai toujours les yeux fixés sur un écran, quel qu’il soit. Ce besoin d’instantanéité, nous l’avons créé avec l’invention de ces objets technologiques. Mais, selon moi, il est possible de s’en éloigner. Peut-être pas collectivement, mais du moins, individuellement. Qu’arriverait-il si je répondais à un texto 1 h après sa réception au lieu de 3 minutes? Si je répondais à mes courriels qu’une fois par jour? La réponse : rien qui implique mort d’homme.

 La preuve : j’arrive d’un semestre en Écosse à l’automne dernier où je n’ai pas pu utiliser mon ô combien précieux iPhone, car ma compagnie de cellulaire ne me permettait pas une utilisation hors pays. Misère me suis-je dit au départ… Au contraire, je ne me suis jamais sentie aussi libre. Je répondais à mes courriels une fois par jour en revenant de l’université, j’appelais (eh oui, ça existe encore ce mot-là) les gens que je voulais voir, je leur donnais rendez-vous et on avait des conversations réelles, live, en face à face. Du pur bonheur. Ne croyez pas que je sois contre l’utilisation de toutes ces bébelles technologiques, au contraire, mais une fois de temps en temps, ça fait du bien de décrocher, de lâcher la « plogue » deux minutes.


Le travestisme : c'est acceptable quand ?


Il y a quelques semaines, j'ai visionné le film Laurence Anyways de Xavier Dolan. Ce film m'a apporté plusieurs questionnements sur ce qui acceptable ou non, dans la vie en société. J'en suis venue à l'hypothèse que chacun a sa propre définition d'« acceptable socialement ». Dans le film, on voit un homme qui, du jour au lendemain, arrive à la polyvalente où il enseigne, habillé en femme.

 Je crois qu'un évènement semblable à celui qui arriverait dans une école du Québec soulève de l'émoi dans l'établissement. Je me demande si la personne qui a l'intention de le faire devrait prévenir ses collèges, les élèves. Est-ce que la personne ne doit rien dire et s'affirmer ? Ne devrait-elle pas garder cette pratique pour sa vie en dehors de l'école ? Est-ce que les adolescents sont en mesure de comprendre ? 

Mon opinion à ce sujet est assez modérée, mais je crois que vu l'endroit où il travaille, un travesti ne devrait pas s'habiller en femme (je prends ici l'exemple de l'homme travesti) pour enseigner à des jeunes. Je crois que le fait qu'il enseigne à des adolescents qui se questionnent beaucoup, qui sont en évolution et qui se connaissent peu encore est ambigu. Je crois que cela peut être mal compris par ces derniers vu leur âge et leurs expériences de vie. S'il enseignait à l'université où les gens sont plus matures et sont plus au courant du travestisme, cela serait plus « acceptable » socialement. 

Également, je crois que s'il travaillait comme comptable, cela n'aurait pas le même effet qu'en étant professeur. Les professeurs sont chargés de transmettre du savoir et des connaissances à des jeunes. Je pense qu'en tant que figure d'autorité, le travestisme vient un peu nuire à leur mission d'enseignement. Je ne dis pas que les jeunes ne doivent pas être en contact avec des travestis, mais en tant que figure d'enseignement, c'est nuisible pour un professeur.

 Il m'a été difficile de déceler mon opinion dans cette situation. Je crois que l'élément central est le fait que le travesti soit un professeur et donc, qu'il a une position particulière dans la vie des adolescents. 

Vous, quelles réflexions vous viennent à l'esprit par rapport à cette situation ? C'est acceptable quand le travestisme?

 Maryse Lamontagne