mercredi 26 mars 2014

Pas de candidat dans la Pinière pour le PQ


Le 14 mars dernier, le Parti Québécois a annoncé qu’il ne présenterait pas de candidat dans La Pinière, circonscription où Fatima Houda Pépin se présente comme candidate indépendante. C’est l’une des rares fois où le Parti Québécois ne présente pas des candidats dans toutes les circonscriptions et ce geste implique une certaine réflexion à savoir à qui cette décision sera-t-elle réellement profitable. Les raisons évoquées par Bernard Drainville mettaient en valeur l’acharnement et le courage de Mme Houda Pépin vis-à-vis de la charte ainsi que son intégrisme religieux. Cependant, certains y voient davantage une décision stratégique. En effet, ce geste permet au PQ de reparler du sujet de la charte, quelque peu éclipser pendant la campagne. De plus, étant une circonscription de couleur libérale, certains croient que le PQ a préféré laisser toute la place à la candidate indépendante afin de tenter d’enlever un siège au Parti libéral du Québec dans une circonscription que l’on pouvait qualifier de perdue d’avance pour le PQ. Finalement, comment réagiront les péquistes de La Pinière ? Se sentiront-ils manipulés ? La décision du PQ aura-t-elle le résultat escompté ? À suivre…


http://www.ledevoir.com/politique/quebec/402668/la-piniere-le-parti-quebecois-ne-presentera-pas-de-candidat

Nous ne sommes pas tous des Claude Robinson

Le Canada jouis encore aujourd’hui de la réputation d’être un endroit de bien et de bonté universelle, mais la vérité est tout autre, particulièrement lorsqu’on regarde l’industrie extractive canadienne.

Plus de 75% des entreprises extractives mondiales sont inscrite à la bourse de Toronto. Cela est dû au fait que nous sommes un paradis minier. Un paradis minier c’est un pays qui permet à des acteurs qui ont des contraintes ailleurs dans le monde d’agir sans contraintes et normes. Attention! Bien qu’elles soient toutes inscrites à la bourse de Toronto et protèger par les lois canadiennes, elles peuvent exploiter des mines partout dans le monde et être originaires d’autres pays.

Qu’on soit les meilleurs dans un type d’industrie, ça paraît super, mais en réalité, cela ne nous donne pas très bonnes réputations à l’internationale et nos lois sont faites de telles sortes que nous ne sommes pieds et poings liés face aux actions des entreprises extractives. Le problème est que cette industrie est l’une de celle qui est le plus souvent sujette à des scandales en raison de grave manquement moraux dans leurs actions. Plus de 85% des scandales de cette industrie touchent le 75% des entreprises inscrites au Canada. Cela veut dire que nous hébergeons les pires compagnies en ce qui a trait à l’éthique. Celles-ci se croient d’ailleurs totalement protégées par les règlements spéciaux du gouvernement canadien qui protège les entreprises minières, et elles ont raison.

Un bon exemple de cela est la poursuite intentée à l’égard du livre «noir Canada» D’Alain Deneault. Barrick Gold avait poursuivi l’auteur pour diffamation pour 5 millions de dollars.  Il a été poursuivit pendant 5 ans avant que le juge tranche.


Le livre n’a plus le droit d’être vendu.

La culture du viol

Dans l'actualité cette semaine, une nouvelle a particulièrement retenue mon attention : une jeune fille de première année de la Géorgie aux États-Unis a été battue et agressée sexuellement par ses camarades masculins. Cependant, l'école se défend en disant que ce n'était que de simples bousculades entres camarades de classe. Ce sont trois petits garçons qui ont retenu de force la jeune fille après la récréation et qui l'ont amené jusque dans les bois pour la pousser violemment au sol et l'ont attaqué pour la battre et la violée. La petite s'est enfuit après 15 minutes de torture et est allé alerté un professeur de l'école. Le principal de l'école élémentaire a par la suite affirmé qu'il avait eu une ''discussion'' avec les trois écoliers impliqués et leurs parents et qu'il leur avait donnée deux jours de suspension. Il n'a pas alerté les autorités parce qu'il ne croyait pas que cela relevait de la police : ce n'était qu'une petite bousculade qui était allé trop loin. Franchement, où s'en va notre société ?
La jeune fille a 7 ans et prétend avoir été violé par des camarades de classe. De plus, elle a des ecchymoses qui prouvent qu'il est arrivé quelque chose de grave. La moindre des choses venant de la personne en situation d'autorité, ici le principal, est d'aller au fond des choses et de s'assurer que ce n'est pas vrai. Et qu'en est-il de ces petits voyous ? À quel moment dans leur esprit d'enfant de 7 ans leur est-il venu l'idée qu'il serait amusant de violer cette petite fille ? J'ai peur pour la société de demain, j'ai peur pour mes futurs enfants. Je vais peut-être devoir un jour expliqué à ma fille que non seulement lorsqu'elle sera plus vieille, elle doit se méfier des hommes qui vont peut-être mettre de la drogue du viol dans son verre mais je dois aussi lui dire que lorsqu'elle va sortir de la maternelle et qu'elle va encore jouer avec ses Barbies et qu'elle ne saura même pas ce que ça veut dire d'être une femme... et bien je vais peut-être devoir lui dire qu'à ce moment là ça se peut que ses camarades de classe de 7 ans la viole..... et que les professeurs et la direction de son école ne vont probablement rien faire ! Sérieusement, où est-ce qu'on s'en va ?


Photoshop


Les logiciels de retouches d’images, comme le fameux Photoshop, sont de plus en plus utilisés. Ces logiciels apportent-ils plus de positifs que de négatifs? Lorsqu’on pense à Photoshop, on pense tout de suite aux images de femmes parfaites qui ont été retouchées de haut en bas. Toutefois, ces logiciels sont loin d’être seulement utilisés à cette fin. Plusieurs domaines utilisent ces logiciels pour retoucher toutes sortes d’images. Des paysages naturels aux photographies d’animaux, des images d’entreprises aux dépliants publicitaires, ces logiciels de retouches sont partout autour de nous. Mon grand-père qui a fêté ses 70 ans l’été passé est entomologiste de carrière. Il travaille actuellement sur un livre entièrement consacré sur les papillons. Il utilise presque tous les jours le logiciel Photoshop pour retoucher les photos de papillons qu’il présentera dans son livre. Il ne faut pas croire que ces logiciels sont seulement utilisés pour retoucher les images d’hommes et de femmes parfaites. J’ai souvent entendu des gens mentionner que ces logiciels de retouches d’images ne devraient pas exister puisqu’ils peuvent amener une hausse de dépression chez les jeunes filles qui veulent ressembler aux vedettes des magazines. Il ne faut pas généraliser les choses, mais de réellement pensé au bien que peuvent apporter ses choses. Selon moi, ces logiciels apportent donc bien plus de positifs que de négatifs.

NSA et l'éthique

La question est complexe… 

Existe-t-il une éthique sur les réseaux et/ou est-elle suffisante?
Un cas comme Wikileaks et son très médiatisé Julian Assange (inspiration pour le film The Fifth Estate précédemment au cinéma)  ou encore le cas de Snowden vient soulever la complexité du sujet. Dans ce sens où l’éthique est mise à rude épreuve par tous les acteurs : gouvernements & hacker. Selon moi, Wikileaks (se donnant pour mission le partage et la liberté de l’information) a transgressé l’éthique tout autant que le gouvernement qui utilise les données des citoyens à son insu. La complexité du sujet vient de la contradiction qu’est la diffusion d’informations confidentielles au monde entier et le danger qu’elle peut représenter envers la sécurité des sources ou des simples citoyens mais d'un autre coté le droits des citoyens à leur vie privée. L’éthique sur les réseaux est donc une situation difficile à encadrer puisque les barèmes sont eux-mêmes peu définis. C'est bien ça le problème, internet est un peu comme un "no man's land" ou les plus expérimentés et aventureux y trouveront leur compte au dépit de la masse.

Se prostituer pour la cause


La sexualité est un besoin.

Elle est partout dans notre société, médiatisée, analysée sous tous les angles. De la porno la plus déviante, à l’amour tendre et romantique, son statut à la fois tabou et banalisé sert à toutes les sauces.

La sexualité est un besoin.

Vécut le plus différemment du monde d’une personne à l’autre, certes, mais ça reste un besoin ; autant la dimension affective que purement physique. Coucheriez-vous avec un handicapé ? Le terme est large, vous me direz. Mental ? Physique ? À quel point handicapé ? Peu importe. Ils en ont besoin autant que n’importe qui. Mais le feriez-vous ? En auriez-vous envie ?

Au Pays bas et en Allemagne notamment, certaines personnes exercent légalement le métier d’assistant sexuel. Une pratique encadrée qui vise à répondre à un besoin d’une partie de la société et à venir en aide à une catégorie de citoyens nécessiteux. Ici, ça s’appelle de la prostitution. On parle de mettre sur pied un programme qui pourrait être offert dans nos CLSC. Aider ces personnes qui ont besoin d’affection et de sexualité par une forme de prostitution.
Le mot prostitution est lourd de sens et de jugement, mais sommes-nous dans une société assez ouverte d’esprit pour voir au-delà de ces jugements ? La sexualité peut-elle être considérée comme un service ? Dans l’éventualité ou nous considérons cette possibilité, où trace-t-on la limite ? Qui est assez handicapé pour pouvoir avoir accès à ce service et qui l’est trop peu ? La logistique de l’application d’un tel programme représente à elle seule un débat éthique tout autant que le principe lui-même.






 Pier Ann St-Jean









La différence


J'ai grandi à deux coins de rue d'un centre d'accueil des immigrants à Québec. Mes premiers amis étaient et le sont toujours tous d'origine étrangère : Maroc, Liban, Haïti, Italie, France... Ma marraine et sa fille sont Belges, mon demi- frère est Allemand et une grande partie de ma famille Suisse et Américaine. Vous aurez donc compris que dans ma vie le racisme n'a jamais eu sa place et que le terme différence est apparu tardivement. Je viens d'un milieu prônant le multiculturalisme. Les mélanges et les partages de culture sont perçus comme un cadeau qu'on a fait à l'Amérique : nous sommes tous égaux et uniques. 

Or, je suis bien au fait que tous ne pensent pas ainsi. Récemment je lisais une chronique sur un blogue qui parlait des difficultés d'adaptation des musulmanes et femmes arabes au Québec. On y abordait la Charte des valeurs québécoises et la résurgence de positions extrémistes. Bien que je ne souhaite pas tomber dans ce discours ma foi houleux, ce qui m'inquiète ici et ce que révélait la chronique, ce sont les discours racistes et xénophobes, non pas la voix d'une majorité de québécois, mais qui réussissaient tout de même à être partagés et visibles aux masses grâce aux médias sociaux entre autres. Ces échanges sanglants entre opinions extrêmes n'amenaient que haine et huile sur le feu et n'étaient appuyés sur rien d'autre que des préjugées. 

Que nous soyons d'accord ou non avec la proposition d'une charte, il y a une limite à ce que l'on peut dire comme argumentaire. Dans ce cas cela à dégénérer pour laisser quoi? Plusieurs frustrations sans solution, mais également beaucoup de heurtes à la différence. Dans ce discours, on a, non intentionnellement je le souhaite, divisé la société en deux catégories : les québécois "pure laine" ou d'origine étrangère, faisant sentir à des générations de québécois d'origine mixte qu'ils n'étaient pas vraiment chez eux. Il y a une dimension éthique dans la formulation de la discussion qui a, selon moi, échappée au gouvernement Marois.

En ce qui concerne les femmes musulmanes je me pose la question : si et je dis bien si elles sont oppressées dans leur religion, pensons-nous vraiment que de les oppresser dans l'espace public les aidera à se libérer?

La liberté d'expression à tout prix

Tout d’abord, la nouvelle émission «Les jeunes loups » sur les ondes de TVA m’amène à me questionner sur la liberté d’expression. En effet, dans cette série, les nouvelles propriétaires du tabloïd Webmatin veulent à tout prix faire éclater la vérité afin d’informer les citoyens. Elles seraient prêtes à tout pour avoir le « scoop ».

En quelque sorte, on pourrait comparer cette émission aux diverses stations de radios dites d’opinions étant donné que le but recherché est le même, soit choquer les gens.

En soi, la liberté d’expression est une bonne valeur, mais, jusqu’à quel prix ? Est-ce qu’il faut vraiment tout dénoncer sur la place publique ?

Dans le premier épisode, l’une des propriétaires publie la photo d’une policière abattue par un membre de gang de rue, en première page. Est-il nécessaire d’aller aussi loin pour choquer ? (Même s’il s’agit de fiction). Je ne crois pas, même s’il est de leur devoir en tant que «journaliste» d’informer les citoyens, et ce de manière fidèle.

Je comprends le besoin de s’exprimer et de faire valoir la vérité, mais il serait important de penser aux conséquences de ses actes, non ?



C’est à réfléchir !

Une expérience qui a mal tourné

Nous sommes tous au fait des dangers d'internet et de la vitesse à laquelle une photo peut se répandre, surtout sur les réseaux sociaux.  Plusieurs agences de publicités misent justement sur cet effet de «viralité» qu'offre ce média et l'utilisent à bon escient.  
Toutefois, beaucoup d'histoires d'horreurs ont étés médiatisées, avec des photos qu'on ne peut faire disparaitre et qui font le tour du monde en quelques heures à peine.
Une mère de famille a voulu donner une «leçon» à sa fille et a publié une photo d'elle avec le message suivant : «18/03/14 Maman veut me montrer combien de personnes peuvent voir cette photo une fois qu'elle est sur Internet". "Ma fille de 12 ans ne comprend pas pourquoi elle ne peut pas avoir de compte sur Instagram et Facebook... S'il-vous-plaît 'aimez' et 'partagez'... Elle ne veut vraiment pas comprendre!»
Et comme de fait, le projet a mal tourné: 
«En lançant cet appel, Kari Hudson ne s'attendait certainement pas à ce que la photo de sa fille se retrouve sur 4chan, forum d'images anonyme où l'on trouve le meilleur comme le pire du Web (y compris de nombreuses moqueries voire du harcèlement envers des adolescentes).
Les membres de la section /b/ du site (dit "random", soit au hasard et dédiée au grand n'importe quoi du Web) ont trouvé la page Facebook de la maman, son adresse et son numéro de téléphone, explique Daily Dot.Un jour après la publication de cette photo, Kari Hudson a fait l'objet de multiples canulars téléphonique, des pizzas ont été livrées à son domicile et certains internautes ont détourné la photo de l'adolescente de façon obscène.Le but des "channers"? Montrer à cette mère ce qu'est vraiment l'humiliation publique.» [http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/03/23/mere-facebook_n_5018158.html?utm_hp_ref=tw]
Voilà un bon exemple des dangers d'internet et de l'importance de se demander, en tant que parent, jusqu'à quel point on créé du tort à nos enfants en mettant des photos d'eux sur facebook. Cette mère aurait dû prévoir le coup.

Les réseaux sociaux : un journal intime


Aujourd’hui, la vie privée n’existe plus. Avec l’émergence des réseaux sociaux, tout le monde peut savoir ce qu’on fait, quand on le fait et ce qu’on a l’air quand on le fait. Les gens sont tellement avides de se montrer et de se faire aimer qu’il n’ont aucune gêne à mettre toutes sortes de photos d’eux et d’indiquer à l’aide de leur ‘’status’’ l’endroit où il se trouve ou encore ce qu’ils pensent. Certains prennent très au sérieux le petit encadré vide du status qui demande à son utilisateur d’écrire ‘’ce à quoi il pense’’. Les gens s’en donnent à cœur joie et Facebook donne désormais l’impression d’être un réel journal intime. On entend parler des petits problèmes de tout le monde et les gens ne se retiennent pas non plus de commenter les profils des autres comme s’ils avaient tous les droits de juger. Les réseaux sociaux leur donnent l’impression d’être invincible, car la portée du message semble lointaine lorsque l’on a pas la personne en face de nous. Malheureusement, des outils comme Facebook peuvent être très néfaste pour des aspects importants de notre vie comme le marché du travail. En effet, les internautes sont si peu conscientisés par les conséquences que peuvent entraîner la divulgation d’un trop plein d’informations qu’ils ont parfois la surprise de se faire refuser un emploi parce que leur profil contient des choses compromettants pour leur carrière. Certains ont même perdus leur emploi après avoir tenu des propos inappropriés sur internet. Alors je me questionne à savoir : où est la place de l’éthique dans le dévoilement de notre vie privée sur internet ? Où est la limite du contenu qui est approprié de divulguer et où commence notre liberté, celle de faire ce que l’on veut et celle de dire ce qui nous chante ? Je crois que le principe de vie privée n’est plus valide dans la société d’aujourd’hui.

Dangers du web en période électorale

Il suffit maintenant de quelques clics et nous pouvons avoir accès à presque toute la vie d'un individu.  Il s'agit là d'un danger pour les politiciens qui auraient peut-être omis un ou plusieurs petits détails quant à leur passé…

Plusieurs exemples peuvent appuyer cette affirmation.  On n'a qu'à penser à Philippe Couillard et son paradis fiscal en Arabie Saoudite qui fait la manchette depuis ce matin.  On peut également penser à toutes ces «conneries» de jeunesse que l'on garde en bons souvenirs sur Facebook mais qui, tôt ou tard, finissent par nous rattraper.

«À partir du moment où on met quelque chose sur le web, les chances sont bonnes que ça se retrouve n'importe où, prévient un expert en stratégie web, Simon Lamarche. Il croit que les partis politiques n'ont pas encore compris la portée réelle des médias sociaux.
" Ils ne vont pas nécessairement aller regarder l'ensemble des comptes et voir ce qu'on va retrouver sur cette personne-là ", dit-il.
Les experts estiment qu'il ne suffit plus de vérifier les antécédents judiciaires et financiers des candidats, toute personne qui veut faire de la politique doit faire le ménage de ses plateformes numériques personnelles avant de se lancer dans la mêlée. » [http://ici.radio-canada.ca/sujet/elections-quebec-2014/2014/03/14/018-elex-web-candidats.shtml]
Voilà un bon conseil: il faut y penser à deux fois avant de se lancer sur la place publique et peut-être évaluer les portées éthique de nos actions passées; les journalistes se feront un plaisir de nous ramener de bons vieux souvenirs.

Big Brother en 2014 : Disparition temporaire ou permanente?

Dans mon cours Projets de publicité sociale, j’ai eu l’occasion de travailler sur un projet visant à convaincre le gouvernement du Canada d’offrir l’asile politique à Edward Snowden, un ancien analyste travaillant pour la NSA, une agence américaine responsable de la surveillance massive de la population américaine. En travaillant sur ce projet, j’en ai appris beaucoup sur la surveillance de la NSA et ce que j’ai appris n’avait rien de rassurant. Edward Snowden a dénoncé ses pratiques et sa vie a été chamboulée par ces évènements.

Il semble maintenant que le président américain désire mettre fin à ces pratiques. Qu’en serait-il d’Edward Snowden, qui est encore aujourd’hui exilé en Russie? Certes, il a trahit des secrets d’État, mais ses raisons étaient, selon moi, bonnes. Devrait-il recevoir un pardon? Je crois que oui, cependant je ne peux pas m’empêcher de penser à l’une des premières objections que l’on pourrait m’offrir : si l’on fait de lui un héros, ne risque-t-on pas d’encourager d’autres à chercher la gloire et à trahir leur pays, peut-être pas pour les bonnes raisons? Malgré ces réflexions, j’espère que l’histoire d’Edward Snowden finira bien pour lui.

Source : http://www.lapresse.ca/international/dossiers/sous-surveillance/201403/26/01-4751489-sus-a-la-collecte-massive-de-donnees.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_sous-surveillance_2266781_section_POS1

Ma vie pour la tienne

L'un de mes films préférés de tous les temps est sans aucun doute Ma vie pour la tienne, version française de My sister's keeper, avec Cameron Diaz. Probablement que plusieurs d'entre vous avez eu l'occasion de visionner cet excellent long métrage où les questions d'ordre moral et éthique sont omniprésentes.

L'histoire raconte la vie de Sara et Brian dont la vie bascule le jour où ils apprennent que leur fille Kate, âgée de 2 ans, est atteinte de leucémie. Sur les conseils de leur médecin, ils conçoivent un autre enfant, Anna, qu'ils espèrent compatible avec Kate de façon à ce qu'elle puisse lui venir en aide pour des greffes. Sara décide de mettre sa carrière d'avocate en veilleuse et fait tout pour sauver sa fille, négligeant du coup son autre fille, Anna, et son fils aîné, Jesse. Mais à l'âge de 11 ans, Anna, engage un avocat pour intenter un procès à ses parents, afin de faire cesser les procédures médicales sur sa personne, elle qui a effectué de nombreux prélèvements de moelle osseuse pour sauver sa soeur.

C'est un film des plus intéressants qui nous amène à des réflexions profondes. Est-ce qu'on peut faire naître un enfant pour fournir de nouveaux organes pour sauver une autre personne ? Est-ce qu'on doit tenir compte de la volonté de l'enfant à subir des opérations invasives et très lourdes pour la récupération de ses organes et de sa moelle osseuse pour sauver un autre humain ? Et ce, à un âge où l'enfant n'est même pas en mesure de décider.

Rappelons aussi qu'Anna est un bébé éprouvette, ce qui veut donc dire qu'elle a été conçue dans le but d'être parfaitement compatible avec sa soeur aînée afin de pouvoir lui fournir des greffes en tout genre. 

À chaque fois que je regarde ce film, j'en viens à réfléchir sur ces questions éthique par rapport à la vie humaine. Et vous ?

La fin justifie-t-elle les moyens?


Dans sa guerre contre la terreur, les États-Unis ont déclaré la guerre à plusieurs pays, ont utilisés leurs connections politiques pour entrainer plusieurs pays de l’Occident dans leur conflit, ont espionnés et continuent d’espionner leur propre population et ont emprisonné des centaines d’individus. De plus, la CIA a torturé des dizaines d’individus à plusieurs reprises. Tout cela au nom de la justice, mais aussi afin de réaffirmer la dominance américaine et montrer que ce pays, que certains croyaient en déclin, est encore une force à craindre. Certains disent aussi que cela c’est fait au profit de grandes compagnies, mais je crois préférable de ne pas se lancer dans la conjecture et les théories de conspiration.

Cependant, beaucoup de ces actions se sont passées en secret, à l’insu de la population que le gouvernement américain disait vouloir protéger. Toutes ces violations des droits de l’homme étaient-elles justifiées? Il semble que la population, elle qui devrait, en théorie du moins, détenir le pouvoir ultime de décider de ce que son gouvernement fait, n’est peut-être pas d’accord. Tout du moins, il semble que les américains souhaitent aujourd’hui connaitre toute la vérité sur ce qui s’est passé durant la guerre. Verra-t-on des têtes rouler? Ou les responsables seront-ils protégés par le secret d’État et le fait qu’ils obéissaient à des ordres venus d’en haut?

Source : http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201403/26/01-4751699-torture-a-la-cia-vers-une-declassification-partielle-dun-rapport.php

Buck-o-thon : Boire pour la cause


Ce soir se déroule un Buck-o-thon au bar La petite grenouille au profit, notamment, du bal des finissants des étudiants en communication publique. Dans mon cas, je me convaincs d’y aller, car c’est de mon bal qu’il est question.  Le principe de ce genre d’évènements est simple, on demande aux différents programmes ou aux différentes organisations de boire le plus possible et l’équipe ayant consommé le plus s’en sort avec un montant boni pour le financement de son groupe. Vous comprenez donc que, pour le bar, ce genre d’évènement est très rentable. Tout le monde essaye de boire le plus vite et le plus possible dans votre établissement. C’est aussi simple que ça.

Pour les différents groupes qui y participent par contre, j’ai un certain malaise. Si des équipes étaient formées sur base volontaire par le bar lui-même, je m’en foutrais éperdument, peu importe la légalité douteuse d’organiser des concours d’alcool dans un bar québécois. Mais là ce sont des programmes, ou encore des délégations de jeux universitaires, qui sont approchés. Les responsables de ces organisations sont donc pognés pour pousser leurs membres non seulement à aller au bar, mais à y aller pour boire le plus possible. J’ai été chef des Jeux de la communication cette année et c’est le genre de sollicitation pour laquelle j’aurais eu un malaise. En aucun cas, il me semble, il est éthique de demander à des gens de boire pour la cause.

Bref, j’adore moi même aller au bar, mais je préférais que les organisations dont je fais partie et les programmes universitaires en général consacrent leur temps à d’autres types de financement. Demander à leurs membres d’aller faire une journée de bénévolat à l’épicerie, par exemple, me semble beaucoup plus justifiable comme demande de financement que de les pousser à consommer le plus possible.