mercredi 13 octobre 2010

Du mauvais journalisme

Le vendredi 17 septembre 2010, les médias annonçaient que Sacha Baron Cohen (Brüno, Borat) incarnera prochainement Freddie Mercury, feu chanteur du groupe Queen, au grand écran. L’article sur le sujet, écrit par l’Associated Press de Londres, a été repris tel quel sur le site Internet de Cyberpresse et a inspiré un reportage de RDI. Ce sont du moins les endroits où j’ai pu observer ces informations, qui ont probablement été diffusés ailleurs aussi.

 

Or, l’article mentionnait ceci : « Les producteurs ont annoncé que Peter Morgan, qui a écrit The Queen, travaillait actuellement sur un scénario racontant l'histoire du leader de Queen, décédé du sida en 1994. » Étant une grande fan de ce chanteur, j’ai sursauté. En effet, Mercury est décédé le 24 novembre 1991, et non en 1994. J’ai aussitôt inscrit un commentaire au bas de l’article sur Cyberpresse. Un autre lecteur l’avait aussi fait.

 

Mon commentaire n’a jamais été diffusé et l’erreur, plus de 24h plus tard, n’avait toujours pas été corrigée.

 

J’ai donc décidé d’envoyer un très court courriel à l’équipe de Cyberpresse. Il mentionnait ceci : « Ne corrigez-vous pas les articles lorsque des lecteurs vous soulignent des erreurs? Je comprends que le texte est de l'Associated Press, mais il est tout de même erroné. Freddie Mercury est décédé le 24 novembre 1991, pas en 1994. Merci. »

 

Le 20 septembre 2010, donc trois jours suivant l’erreur, l’équipe de Cyberpresse m’a envoyé une réponse par courriel. La voici :

 

« Bonjour Alexandra,

 

Nous vous remercions d’avoir pris le temps de nous écrire.

Cette erreur a été corrigée.

 

Nous publions en ligne des informations qui sont modifiées parfois dans des délais très courts afin de rendre compte de l’actualité changeante.

 

De plus, certains des articles publiés sur Cyberpresse nous sont fournis par des agences de presse. L’article auquel vous faites référence a été écrit par l’Agence Associated Press. Dans ce contexte, il nous est malheureusement impossible d’effectuer une correction exhaustive et certaines erreurs sont publiées. Chacune de ces erreurs est de trop.

 

Votre vigilance et l’exemple qui accompagne votre commentaire sont autant de raisons de redoubler nos efforts d’attention. Nous sommes sincèrement désolés de l’insatisfaction que cela peut vous causer et vous remercions de votre compréhension.

 

Si vous avez des questions concernant Cyberpresse, n'hésitez pas à consulter notre FAQ à http://www.cyberpresse.ca/faq.php.

 

Salutations cordiales, »

 

Je comprends tout à fait le point de vue de l’équipe de Cyberpresse. Ce n’était pas leur propre article, donc il devient plus sensible de corriger une erreur. Toutefois, je considère qu’ils auraient dû contre-vérifier les informations de l’article et puis en écrire une brève eux-mêmes, considérant l’erreur. Dans ce cas-ci, l’erreur n’est pas majeure, mais il pourrait en être tout autrement dans un article important. La vérification des informations est l'un des points les plus importants en journalisme. Cela fait partie intégrante de leurs devoirs de journalistes, donc je pense que ce genre d'erreur représente un manque d'effort et donc une faute éthique.  

Les journalistes et l'éthique

Récemment, en regardant les nouvelles du soir à la télévision, j’ai été choquée par le comportement d’un journaliste de TVA. À la suite d’un terrible accident de voiture qui a coûté la vie à quatre jeunes à Drummonville, le journaliste interrogeait des témoins et des personnes qui venaient se recueillir sur le lieu de l’accident. Selon les dires du journaliste, il serait resté toute la journée, pour voir les gens qui se recueillaient et les interroger ou leur demander comment ils se sentaient. Je trouve cela tout à fait insensé. Un témoignage m’a spécialement touchée et fâchée, il s’agissait d’un jeune homme qui parlait à la caméra tout en pleurant. Il avait de la misère à parler tellement il pleurait. Je crois que le journaliste aurait dû demander au caméraman de cesser de filmer, pour le bien du jeune homme, mais aussi pour respecter son intimité.

J’ai suivi un cours de droit et déontologie du journalisme en Belgique, à l’Institut des Hautes Études en Communications sociales, portant spécifiquement sur l’éthique. Entre autres, le professeur insistait sur le fait que lors de l’interview de témoins ou de victimes, il était primordial d’informer ceux-ci de leurs limites et de cesser l’interview ou la caméra lorsque ceux-ci ne contrôlaient plus leurs émotions. Je partage tout à fait son opinion.

Je suis consciente que le sensationnalisme peut vendre, mais je crois qu’il faut d’abord, peu importe les situations, respecter les gens et leurs émotions ainsi que leurs droits.

Qu’en pensez-vous?

La perte de contrôle des journalistes lors de la sortie des chiliens

Bonjour à tous,

Comme vous le savez surement, les mineurs chiliens ont commencé à être évacués la nuit dernière (12-13 octobre). Je vous mets en lien un article rapportant le comportement des journalistes lors de la sortie du premier mineur. L’article mentionne le manque totalement d’éthique des journalistes lors de cette sortie de la terre tellement attendue.

Il était évident, à mon avis, qu’une telle situation était à prévoir. Il s’agit d’un sujet couvert par les médias depuis le tout début de cette bouleversante histoire. La logique permettait donc d’imaginer que la sortie des chiliens allait être couverte de façon importante et cela avec raison.

Mais selon l’article les journalistes ont complètement perdu les pédales. N’est-ce pas la moindre des choses de laisser au mineur un moment avec sa famille et quelques instants pour comprendre qu’il est libéré du sol?

Je sais qu’il s’agit d’un sujet, comme plusieurs, où la couverture des journalistes devient gênante pour les sujets, mais je crois qu’ici il y a vraiment eu un manque de respect et d’éthique.

Qu’en pensez-vous?

lundi 11 octobre 2010

Commission Bastarache… encore


À l’émission «C’est juste de la TV» à ARTV, un débat éthique à été soulevé. Il s’agit de la présence de M. Marc Bellemare à l’émission «Tout le monde en parle».

En effet, alors que la commission Bsstarache est encore en cours, M.Bellemare se permet de faire une apparution publique. Évidemment, l’autre partie, celle de Jean Charest n’avait aucun droit de réplique.

Alors, est-ce dire que M.Charest pourrait aussi se pointer à «Tout le monde en parle» pour régler le cas de Marc Bellemare. Les médias doivent doivent devenir un terrain de jeu pour une commission ?

Selon vous, un tel comportement est-il acceptable?

Au-delà du gaz de schiste: pour une vision plus globale | Agence Science-Presse

Un article de l'Agence Science-Presse sur la question des gaz de schiste et le débat à faire.

Au-delà du gaz de schiste: pour une vision plus globale | Agence Science-Presse

dimanche 10 octobre 2010

Poids des mots

Ce soir, ce fut Jean-François Lisée et Martin Patriquin qui ouvrirent le bal de Tout le monde en parle. Le sujet chaud du moment, le Bonhomme Carnaval corrompu décrit par le magazine Maclean's. Mon but ici n'est pas d'entrer dans le débat à savoir si le Québec est la province la plus corrompue. L'entrevue m'a plutôt fait réfléchir sur la responsabilité qu’ont les communicateurs. En rédigeant son article Quebec: The most corrupt province, je ne crois pas que M. Patriquin soupçonnait la portée qu'allait avoir ses écrits.

Dans certains cas (qui n'inclut pas nécessairement celui de Patriquin), le choix de certains synonymes, tournures de phrases ou raccourcis peut changer la donne et conduire à certaines ambiguïtés. Patriquin ne voulait peut-être pas choquer de manière délibérée (laissons-lui le bénéfice du doute), mais je crois que la controverse l'a réellement dépassé. Or, dans le contexte actuel, les communicateurs ont-ils réellement le temps de peser chacun de leurs mots?


En écrivant ces deux paragraphes, un débat a eu lieu sur un commentaire que j'ai posé sur Facebook concernant les OVNIS. Durant ledit épisode de Tout le monde en parle, l'ufologue François Bourbeau a délivré ses hypothèses concernant les rencontres du 3e type, maints observations et témoignages à l'appui. Au cours de l'entrevue, je me suis même surpris à voir surgir certains doutes concernant le sujet. Ce fut le cas d'une des personnes qui a participé au petit débat qui avait lieu sur le réseau social...

À chacun ses croyances et longue vie à la liberté d'expression. Par contre, la visibilité octroyée à l'ufologie à cette heure de grande écoute peut contenir une certaine perversité. Le cours de communication et changement d'attitude nous fait comprendre que les croyances et les attitudes sont, dans une certaine mesure, malléables. Les changements d'attitudes se font rarement d'un seul coup, mais ils prennent facilement racine lorsque l'on n'est pas vigilant. Il faut en être conscient et garder une distance critique lorsque l'on est confronté à de nouvelles informations.

Faut-il mettre le blâme sur Radio-Canada et l'équipe de Guy A. Lepage ou sur le manque de vigilance critique de la portion crédule du public? Heureusement, contrairement au créationnisme, ces croyances ne sont pas (à ma connaissance) enseignée dans des institutions scolaires [!]

vendredi 8 octobre 2010

De la chair à canon qui fait réagir

Une publicité de la Fédération des femmes du Québec a beaucoup fait réagir cette semaine. Le message publicitaire diffusé sur You Tube mettait en vedette une comédienne dénonçant l’intervention militaire en Afghanistan. Les propos « Avoir su qu’en donnant la vie, j’allais fournir de la chair à canon, je n’aurais peut-être pas eu d’enfant.» (Robillard, 2010 : En ligne) ont beaucoup fait réagir. Cette phrase a profondément choqué Céline Lizotte, la mère d’un québécois mort en Afghanistan en 2009. Elle a réclamé l’arrêt de la diffusion de la vidéo. En réaction à la controverse, la présidente de la fédération des femmes du Québec, Alexa Conradi, a déclaré que la phrase en question allait être supprimée de la vidéo, mais que cette dernière allait continuer d’être diffusée.

Le but de la capsule était de dénoncer le recrutement des Forces militaires dans les écoles du Québec. Dans le cadre de l’événement la Marche mondiale des femmes, la Fédération des femmes du Québec a lancé cette vidéo sur Internet pour lancer un débat de société.

Personnellement, je n’ai pas aimé cette publicité. Je crois qu’il est déjà très difficile pour une famille de perdre un enfant à la guerre. Je trouve que cette vidéo banalise la situation. Qualifier les militaires morts en Afghanistan de chair à canon n’est certainement pas une bonne idée. Je trouve même que c’est un manque de respect envers les familles éplorées. La Fédération a le droit de ne pas être d’accord avec le recrutement militaire dans les écoles, sans toutefois, utiliser des propos de mauvais goût. Elle aurait pu s’adresser directement au gouvernement pour faire avancer leur cause.

La Fédération a utilisé la provocation afin de faire passer son message. Chose sûre, la publicité a largement fait parler d’elle et a suscité la controverse. L’utilisation de la provocation dans la publicité fait réagir à coup sûr, mais est-ce vraiment nécessaire de choquer pour se faire remarquer ? La capsule vidéo de la Fédération serait-elle passée inaperçue sans cette phrase choquante ? Certainement que oui. Chaque jour, des milliers de messages publicitaires sont diffusés dans les médias. Il est donc difficile de se démarquer et d’attirer l’attention du public et de le faire réagir. Susciter la controverse est un moyen efficace pour attirer l’attention et pour faire réagir. Cependant, le public peut développer une attitude négative envers le message en question. Parlez-en en bien, parlez-en en mal, mais parlez en dit-on.

Pour voir la vidéo sur You tube :

http://www.youtube.com/watch?v=j1GoR5bOJCw&feature=player_embedded


Sources

Robillard, Alexandre. 2010. La Fédération des femmes modifie sa publicité controversée. En ligne. . Consulté le 8 octobre 2010.

jeudi 7 octobre 2010

Le PDG d'Onex accède à un poste important du cabinet Harper

Le Globe and Mail affirmait le 24 septembre dernier que Nigel Wright, président directeur général d’Onex, une firme d’investissements canadienne possédant plusieurs parts dans le domaine de l’énergie et l’aérospatial devenait le chef de cabinet de Stephen Harper. Toutefois, Wright quitte temporairement son emploi chez Onex, le plaçant en congé sans solde sur une période de 18 à 24 mois. On peut alors supposer que, lorsque Wright quittera un des postes politiques les plus importants à Ottawa, l’entreprise lui gardera assurément une place sur le conseil d’administration. Celui-ci possède des actions de la firme Onex pour 2,7 millions $. Effectivement, cet avoir sera placé dans une fiducie sans droit de regard pendant qu’il sera chef de cabinet

Néanmoins, quelques questions éthiques se posent sur le sujet : lors de son mandat au sein du cabinet Harper, Wright favorisera-t-il les entreprises dans lesquelles Onex détient des intérêts? Étant donné qu’il y a une très grande promiscuité entre les marchés financiers et le pouvoir politique, est-ce Wright peut être tenté d’influencer les décisions gouvernementales?

Il faut souligner que Wright a tout de même une bonne connaissance des parties dans lesquelles Onex participe présentement et collaborera ultérieurement.

Est-ce qu’il aurait dû démissionner? L’opposition se pose la question. Pour sa part, la Commissaire à l’éthique n’y voit pas d’inconvénients. Elle affirme qu’il pourrait y avoir des mesures mises en place pour éviter que Nigel Wright soit placé en conflit d’intérêts lors de discussions et de décision qui le concerne.

Liens : http://www.theglobeandmail.com/news/politics/ottawa-notebook/onex-executive-nigel-wright-becomes-harpers-chief-of-staff/article1723251/

http://www.ledevoir.com/politique/canada/297497/le-nouveau-chef-de-cabinet-de-harper-seme-la-grogne

Éthique ou pas?

Je vous transmets un lien vers un texte de Marc Cassivi. Dimanche passé, Marc Bellemare est allé à la célèbre émission Tout le monde en parle. Je n’ai pas pu regarder l’émission, mais j’ai lu quelques commentaires. Dans le texte de Cassivi, le journaliste rapporte les paroles de René Villemure, président de l'Institut québécois d'éthique appliquée, qui affirme que Radio-Canada et Marc Bellemare ont manqué d’éthique en acceptant l’invitation à Tout le monde en parle. Je ne sais pas vraiment comment me positionner. Est-ce que Radio-Canada a eu un manque d’éthique? Est-ce que c’était indispensable pour Marc Bellemare d’aller à Tout le monde en parle? Est-ce que cette situation relève de l’éthique?

Source:http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/marc-cassivi/201010/07/01-4330297-lethique-de-tout-le-monde-en-parle.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B40_chroniqueurs_361575_accueil_POS1

Une vidéo controversée


Ce matin dans le journal Le Soleil, Jean-François Néron a écrit un article qui m'a paru un bon exemple d'enjeu éthique. Pour mieux comprendre la situation, voici le lead de l'article:

«La mère d'un militaire mort en Afghanistan monte au front sur le Web pour demander le retrait immédiat d'une capsule de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) diffusée sur YouTube qu'elle juge offensante pour les mères des militaires».

L'organisme FFQ a produit des capsules vidéo diffusées sur le Web qui fait la promotion de la Marche mondiale des femmes du 12 au 17 octobre. Une des capsules dénonce, d'une façon très maladroite, l'envoi de troupes en Afghanistan. On met en scène une mère qui a perdu son fils à la guerre, mais le message envoyé par cette publicité reste choquant. «Avoir su qu'en donnant la vie j'allais fournir de la chair à canon, je n'aurai peut-être pas eu d'enfant», cette phrase me semble très blessante à l'égard des mères, qui sont en deuil. Les familles des militaires morts au combat n'ont pas à subir le mécontentement des organismes antimilitaristes.

La FFQ aurait très bien pu s'attaquer directement au Premier Ministre Harper, au lieu de mettre en scène des propos blessants pour les gens qui ont perdu un être cher. Qu'on soit pour ou contre l'envoi de militaires en Afghanistan, pour ou contre le gouvernement conservateur ou pour ou contre les pratiques politiques de Harper, on ne peut pas diffuser des propos sans réfléchir à tous les impacts qu'ils auront. Les militants de la cause antimilitaristes auraient du réfléchir à la réaction qu'auraient les mères qui vivent la perte de leur enfant. Céline Lizotte, la mère d'un militaire mort au combat, a appris à vivre avec les opinions contraires aux siennes, mais des propos exprimés ainsi ne sont que blessant pour elle.

À mon avis, avant de diffuser des vidéos qui abordent des sujets controversés, on devrait toujours prendre un peu de recul. Dans le cas présent, les mères de militaires mort au combat n'ont pas à être utilisés pour défendre les propos d'un organisme antimilitaristes, peu importe leur opinion par rapport à cette cause. Certaines d'entre elles, ont peut-être beaucoup de peine et de colère vis-à-vis du gouvernement Harper, mais elles ne méritent pas qu'on traite leur enfant décédé de «chair à canon» et ne regrettent sûrement pas d'avoir eu un enfant qu'elles ont élevé et aimé.

mercredi 6 octobre 2010

L'écologie à l'extrême

Je suis tombée par hasard sur la nouvelle vidéo choc britannique du groupe 10 :10, nommée « No Pressure ». Je ne sais pas si vous l’avez vue, mais elle fait beaucoup jaser ces temps-ci à travers la planète. Christiane Charrette en a parlé à son émission de radio sur les ondes de Radio-Canada, hier matin. (Radio-Canada, 2010 : en ligne)

En résumé, cette publicité vise à inciter les gens à diminuer de 10% leur consommation de carbone, durant l’année 2010. Le groupe 10 :10 est un groupe environnementaliste en faveur de la sauvegarde de l’environnement. (Presse citron, 2010 : en ligne) La pub montre des gens qui explosent parce qu’ils refusent de participer à la campagne 10 :10 dont il est question. Le concept est toujours le même, mais la vidéo est divisée en quatre tableaux différents : une classe, une usine, un terrain de soccer et un studio d’enregistrement.

Bien entendu, les gens ne font pas toujours tout ce qu’ils peuvent pour protéger l’environnement. Cette situation est certainement désolante. Par contre, faire exploser des humains de façon fictive pour inciter les gens à modifier leur attitude, n’est-ce pas un peu exagéré ? Je crois que oui. En plus de trouver la publicité de mauvais goût, je trouve que le message ne passe pas bien du tout. Cette publicité se voulait humoristique, mais je trouve qu’elle est plus proposée très maladroitement. Personnellement, ce n’est pas en voyant cette publicité que je serai motivée à faire plus attention à l’environnement. Je trouve qu’il y a eu un manque de jugement de la part de la compagnie pensé à cette publicité. Nous ne pouvons pas forcer les gens à devenir plus écolo, et nous pouvons encore moins faire exploser des humains parce qu’ils ne veulent pas participer à une campagne, même si cela est fictif…

Vous, que pensez-vous de cette publicité ?


Sources :

Presse citron. 2010. « Réduction des émissions de carbone : la vidéo choc de 10 :10 ». En ligne. < http://www.presse-citron.net/reduction-des-emissions-de-carbone-la-video-choc-de-1010 >. Page consultée le 6 octobre 2010.

Radio-Canada. 2010. « Publicité écolo choc ». En ligne. < http://www.radio-canada.ca/emissions/christiane_charette/2010-2011/chronique.asp?idChronique=120937 >. Page consultée le 6 octobre 2010.

Voir à long terme

Avez-vous vu la dernière publicité télé du Code Bleu ? Celle-ci mise sur l'énumération de belles valeurs, mais si l'on m'avait offert ce contrat je l'aurais fort probablement refusé...

La servitude volontaire qu’est le travail n’a plus la même connotation actuellement qu’auparavant. On perd de plus en plus la conscience du réseau d’interactivité et d’interdépendance dans lequel nous vivons. En classe, j'ai tenté de soulever l'exemple des infirmières. Cette profession demande une dévotion énorme, ce qui peut aller à l'encontre du culte du soi qu'offre notre société. Le dilemme entre le don de soi à la communauté et la qualité de vie n'est plus le même aujourd'hui qu'il y a quelques décennies.

Le vieillissement actuel des baby-boomers tend à inverser la pyramide d'âge et les budgets gouvernementaux liés à la santé n'iront qu'en croissant pour les prochaines décennies. L'enjeu collectif est énorme, et déjà la main-d'œuvre commence à manquer à l'appel. Les hôpitaux en demandent beaucoup aux infirmiers et plusieurs n'endurent pas ce surmenage. Une solution empoisonnée existe pour certains; travailler pour des compagnies de sous-traitance, dont le Code Bleu.

Celles-ci offrent plusieurs avantages, dont le choix d'horaire et de meilleurs salaires. Par contre, elles vendent leurs services au gros prix aux hôpitaux en pénurie; c'est la prémisse d'un cercle vicieux. Le système de santé risque de perdre bon nombre d'employés officiels tout en payant plus cher pour la même main-d'œuvre qui peut travailler moins d'heures. Les contribuables et les patients se trouvent donc en situation d'otages; et cela est sans parler d'un système à deux vitesses. Est-ce que ça prend réellement une montée du privée avant que le système public se réveille?

mardi 5 octobre 2010

1 MM de $ pour avoir pollué Facebook!

Nous parlions de valeurs il n'y a pas si longtemps...Voici un ''triste'' exemple de notre système judiciaire... Est-il défectueux ?

Un montréalais devra payer près d'un milliard de dollars à Facebook pour avoir envoyé environ 4 millions de pourriels, la plupart pour faire la promotion de médicaments pour contrer les difficultés érectiles.

À mon humble avis, quand un pédophile ou un violeur écope d'une peine de 3 ans, puis est libéré au 2/3 de sa peine, je me demande quelles sont les valeurs transmises par une de nos institutions ? Oui, dans les deux cas, les sentences sont très différentes; l'argent VS la prison, mais quand même... j'en demeure stupéfaite!

Les réseaux sociaux tuent.

«Un étudiant se suicide après la diffusion de ses ébats gais sur le Net » (Le Soleil :24)

Dans Le soleil du vendredi 1 er octobre, deux étudiants ont été inculpés de «violation de la vie privée». Un résumé de l’article : Tyler Clementi, 18 ans, de l’Université de Rutgers au New Jersey s’est jeté en bas du pont de New York. Son colocataire, qui se doutait que Tyler était gay, a laissé une caméra allumée pour le filmer. Tout a commencé le 19 septembre lorsque, par un message sur le réseau social Twitter de la part du jeune homme Dharun Ravi écrit « Mon colocataire m’a demandé la chambre jusqu’à minuit. J’ai allumé la webcam et je suis allé chez Molly. C’est là que je l’ai vu en train de peloter un autre mec. Yay»
Dharun Ravi, lui qui a écrit sur Twitter, a aussi posté les ébats en direct sur le site ichat.
Trois jours plus tard, Tyler Clementi a riposté sur sa page Facebook « Je vais sauter du pont GW, désolé».
Il s’est jeté en bas du pont George Washington, celui qui relie New York au New Jersey. « Son corps a été repêché mercredi».

Où est votre limite entre la vie privée de quelqu’un et ce qui, selon vous, devrait être public?

Quels sont les rôles des réseaux sociaux dans la vie privée et publique des gens?

Federal scientist seeks $600,000 in lawsuit

Un triste exemple de gestion totalement inacceptable dans la fonction publique: un scientifique qui s'opposait à des décisions contraires à l'intérêt du public s'est vu qualifier de "malade mental" par ses supérieurs, visiblement influencés par l'industrie pharmaceutique... Ça vient d'arriver!

Federal scientist seeks $600,000 in lawsuit

Le pouvoir de tirer sur la plogue

Je profite de l'occasion pour me faire une petite «plogue». Depuis la fin août, je publie chaque semaine dans la section Sciences du journal Impact Campus une chronique d'opinion appelée Gauche d'auteur où je disserte sur les enjeux politiques et éthiques des nouvelles technologies de l'information (droit à la vie privée, net neutrality, etc.) Comme mes recherches en ce sens pourraient venir enrichir ce blogue-forum, je ne m'en priverai pas! :)

J'amène cette «plogue» si bien tombée parce que cette semaine, je suis tombé sur un bout de législation américaine assez inquiétant. Il s'agit du Combating Online Infringement and Counterfeits Act, un projet de loi permettant (s'il venait à être adopté) au département de la justice américaine de mettre hors-ligne n'importe quel site Web, s'il venait à être démontré que le site Web en question encourage le piratage de contenu protégé, ou s'adonne à quelque forme que ce soit d'activité illégale.

L'ennui, c'est que ce sont les États-Unis d'Amérique qui ont le contrôle (par l'entremise de l'ICANN, l'organisme que le gouvernement de Barack Obama a tenté de démocratiser, un peu, peut-être, pas beaucoup...) des serveurs de noms de domaine. Bref, le gouvernement américain ne peut peut-être pas me forcer, citoyen canadien que je suis, à fermer mon nom de domaine. Mais s'ils décidaient de me biffer des listes de l'ICANN, alors taper l'adresse de mon site Web retournerait une erreur 404, ce qui est aussi pire.

Bref: on ne sait pas si ce projet de loi sera appliqué, ou quand il sera appliqué. Mais s'il venait à l'être, on donnera à un pays le contrôle d'Internet. On lui permettera de juger de ce qui est bon à avoir en ligne selon ses valeurs, ses lois, et selon le jugement de sa population et des institutions qu'elle aura élues.

Moi, ça m'inquiète beaucoup.

Liens:

lundi 4 octobre 2010

Quand les entreprises se SUR-valorisent

J’ai découvert qu’il existait un site Internet canadien qui permettait aux entreprises socialement responsables de faire parler d’eux. Il se dit le seul média spécialisé dans ce domaine.

Pour ceux qui s’intéresse au développement durable, vous trouverez sur le site www.novae.ca plusieurs nouvelles intéressantes concernant les avancements en matière d’environnement, les formations maintenant offertes, les gestes qu’on faits certaines entreprises envers leur communauté et plus encore. C'est une bonne tribune pour faire parler de ses bons coups!

Ce qui m’amène à me questionner sur les entreprises qui se disent responsables et certaines certifications qui existent. Plusieurs le font pour gagner une certaine prestance en présentant une image survalorisé d’eux-mêmes, ce qui, selon moi, est mentir au public. Se dire éco-responsable ou dire qu’on combat la pauvreté quand ce n’est pas le cas, c’est tromper les gens qui leur font confiance et qui utilisent leurs produits. Ce n’est que de la publicité mensongère. Les entreprises s’autoproclâme vert ou responsable sans qu’aucun preuve n’ait été faite.

Et c’est le même problème du côté de l’alimentation, où l’on présente des produits «sans gras», «durable», «biologique» ou tout autre mention de ce genre pour, bien évidemment, mieux vendre. Malgré que parfois, ce sont les certifications qui ont des lacunes, certains produits se disent, par exemple, du vrai jus, alors qu’en réalité, il n’en comporte que 5%. C’est jouer sur les mots !

Bref, l’écoblanchiment est maintenant partout et il est difficile de s’y retrouver là-dedans. Je sais que nous aurons un cours plus tard là-dessus, mais j’aimerais connaître votre opinion sur le sujet quand même.

Je voudrais également comprendre pourquoi certaines entreprises continuent de mentir à leurs consommateurs en sachant qu’un jour ils pourraient découvrir la réalité et arrêter de consommer certains produits.

Être témoin

Il y a quelques jours, en écoutant la télévision, j'ai vu la bande-annonce de l'émission Enquête. On y tenait des propos qui m'ont fortement fait réfléchir sur un des sujets que nous avons abordés récemment lors du cours. La bande-annonce traitait de la situation et des peines imposées aux prêtres pédophiles, ainsi qu'aux gens qui étaient témoins de leurs actes. En fait, les témoins, étant restés silencieux, ne font jamais face à la justice. Cela m'a fortement intriguée, puisque je ne le savais point. Et vous?

Dans son témoignage, l'une des personnes interviewées, qui me semble être un avocat, mentionne, à quelques mots près, que : ''personne n'a l'obligation de dénoncer son voisin qui a fait un crime''. Vraiment? J'en suis encore sous le choc. Tout est donc question de morale, de responsabilité citoyenne?

Cela m'a immédiatement fait penser à l'histoire du chercheur dont madame Piron nous a fait part il y a quelques temps. Ce chercheur, nous a-t-elle dit, avait été le confident d'un individu qui lui avait mentionné qu'il avait aidé quelqu'un à s'enlever la vie, ce qui est interdit par la loi. Madame Piron nous a mentionné que pour elle, le choix était clair, que le chercheur aurait dû obéir aux lois, ainsi qu'à sa responsabilité de citoyen, et dénoncer les actes de son sujet.

Dans cette perspective, que pensez-vous des individus qui sont témoins des gestes de pédophilie posés par un prêtre, et qui n'en disent rien? À mon humble avis, je considère qu'en ne dénonçant pas ces actes horribles, il est possible de considérer qu'un citoyen a failli à son devoir. Que pensez-vous du fait qu'un tout un chacun puisse être témoin d'un tel crime, et ne rien dire?


De mon côté, je ne comprends pas totalement...